Jacques Urbain

poète suisse

Jacques Urbain, né le à Genève, est un écrivain, musicologue et poète suisse.

Jacques Urbain
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Biographie
Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Urbain BovardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Biographie

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Origines et famille

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Jacques Urbain de son vrai nom Urbain Bovard, nait le à Genève. Catholique, originaire de Fribourg, il est le fils de Jean Bovard, paveur, et d'Angèle Fracheboud. Il épouse en premières noces France Guilbot, puis il se remarie en 1965 avec Léa Lehring[1].

Il quitte l'école à 15 ans et vit de différents métiers (garçon de ferme, liftier, magasinier, terrassier)[2]. Après une formation de peintre en bâtiment, il se consacre en autodidacte à l'étude de la littérature ainsi qu'à l'écriture[1],[2].

Activités

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Écrivain

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Auteur prolifique, Jacques Urbain écrit de très nombreux recueils de poésies, des poèmes-affiches, des chroniques et une biographie de Gérard Philipe[3].

En 1983, son travail poétique fait l'objet d'une rétrospective par la ville de Genève aux Halles de l'Île[4].

Musicologue

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Il publie des essais de références concernant la chanson populaire en Suisse romande[5]à partir de son étude des archives d'Arthur Rossat à la bibliothèque nationale[6].

Membre de l'Institut national genevois, il reçoit le prix Pierre Meylan de musicologie en 1981[3],[7].

Engagement politique

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Dès le début des années 40, Jacques Urbain milite activement au Parti du travail[8]. Il est notamment chroniqueur sportif au journal du parti, Voix ouvrière (suisse) (de)[2]. Il quitte le parti en 1984, suite à un désaccord sur Yves Montand et sur le rapport à l'URSS[8]. Il est tout de même candidat pour ce parti lors des élections municipales de 1991 en Ville de Genève[9].

Il meurt le 2 décembre 2003 à Genève[10].

Œuvres

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Poésie

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  • À pleine voix, Edition T.E.C.,
  • Poèmes pour la paix, Genève, Travail et culture, , 37 p.
  • Une pelle, une pioche et l'espérance (préf. Jean Vincent), Paris, Éditions Seghers, , 34 p.
  • Ma rose décapitée, Yverdon, Cornaz, , 28 p.
  • Complaintes du père Mathieu et autres poèmes, Yverdon, Cornaz, , 94 p.
  • Le temps des cerises.. : poèmes, Yverdon, La Thièle, , 131 p.
  • Cécile ou le malheur de vivre, Yverdon, Éditions de la Thièle, , 60 p.

Musicologie

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  • La Chanson populaire en Suisse Romande, t. 1, 2 et 3, Yverdon, Éditions de la Thièle, 1977-1994
  • La Pastourelle française en Suisse romande du Moyen-Age à nos jours, Yverdon, Éditions de la Thièle, , 600 p. (ISBN 9782828300203)
  • Il y a dix ans - Gérard Philippe, Paris, Éditions Maspero,
  • Chroniques genevoises et d'ailleurs (préf. Yvette Z'Graggen), t. 1, 2 et 3, Genève, Espaces, 1992-2001
  • Conversation littéraire, Genève, Les Editions de L'Arc-en-Ciel, , 314 p.
  • La Suisse et le service mercenaire : Six siècles de honte (préf. René Cruse), Genève, La Marche Du Temps, , 127 p.

Sources

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  1. 1 2 Jean-Louis Matthey, « Jacques Urbain » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. 1 2 3 Audrey Sommer, « Jacques Urbain, autodidacte éclectique : «La poésie comme un acte de survie» », Le Courrier, vol. 122, no 168,‎ (lire en ligne Accès libre)
  3. 1 2 « Urbain, Jacques, Notice détaillée » Accès libre, sur Patrinum.ch (consulté le )
  4. ↑ A. KI./JPS, « Les 60 ans de Jacques Urbain », Le Courrier, vol. 114, no 82,‎ , p. 11 (lire en ligne Accès libre)
  5. ↑ Jacques Urbain, La chanson populaire en Suisse romande, tomes I, II et III, Yverdon-les-Bains, Éditions de la Thièle, 1977-1978-?
  6. ↑ Jacques Urbain, Répertoire thématique des chansons populaires recueillies en Suisse romande (1884‐1917). D’après le manuscrit d’Arthur Rossat de la Bibliothèque nationale suisse. Berne.1989 NRS 1.534‐0‐87.
  7. ↑ « Liste des lauréats » Accès libre, sur Fondation Pierre & Louisa Meylan (consulté le )
  8. 1 2 P. De, « Jacques Urbain claque la porte «Je choisis Yves Montand contre le parti» », Le Courrier, vol. 115, no 13,‎ , p. 9 (lire en ligne Accès libre)
  9. ↑ « PDT ET ÉLECTIONS MUNICIPALES : Logements d'abord », La Suisse, no 30,‎ , p. 37 (lire en ligne Accès libre)
  10. ↑ « Nécrologie », Le Courrier, vol. 135, no 270,‎ , p. 13 (lire en ligne Accès libre)

Liens externes

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