Jacques de Lévis de Caylus

comte de Caylus
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Jacques de Lévis de Caylus, né en 1554 dans la province du Rouergue et mort le à Paris, comte de Caylus ou de Quélus[1], est un gentilhomme français de l'époque des guerres de Religion (1562-1598), connu comme l'un des mignons du roi Henri III, qui règne à partir de 1574, succédant à son frère Charles IX.

Jacques de Lévis-Caylus
Portrait contemporain de Jacques de Lévis par François Quesnel.
Biographie
Naissance
Décès
Père
Antoine de Lévis, comte de Caylus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.

Entré au service du duc d'Anjou (futur Henri III) à la fin de 1572, il participe au siège de La Rochelle en 1573, puis le suit en Pologne lorsque le duc en est élu roi (1573-1574). Il continue de le servir en tant que roi de France à partir de la fin de 1574, et est fait prisonnier par les protestants en 1577. Il meurt à la suite de l'affaire du duel des Mignons ().

Biographie

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Origines familiales

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Issu de la maison de Lévis, il est le fils d'Antoine de Lévis, seigneur de Caylus, de Villeneuve-la-Crémade, de Privezac et de Penne, sénéchal (1568) puis gouverneur (1574) du Rouergue, province qui fait alors partie de l'apanage du frère du roi, Henri, duc d'Anjou (futur Henri III).

Sa mère est Balthazarde de Lettes.[réf. nécessaire]

Il est le cousin d'un autre mignon d'Henri III, Henri de Saint-Sulpice (mort assassiné en 1576).

Carrière sous le règne de Charles IX

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Durant l'automne 1572, au début de la quatrième guerre de Religion (-) consécutive au massacre de la Saint-Barthélemy (), Jacque de Caylus, âgé de 18 ans, arrive auprès du duc d'Anjou, porteur d'une lettre[2] de son père à propos des places tenues par les protestants dans la province du Rouergue. Il entre ainsi dans l'entourage d'Henri d'Anjou.

En 1573, il participe au siège de La Rochelle, conduit par le duc d'Anjou.

Lorsque celui-ci part pour la Pologne, dont il vient d'être élu roi (), Jacques de Caylus l'accompagne à Cracovie.

Carrière sous le règne d'Henri III

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Mais du fait de la mort de Charles IX (), le duc d'Anjou devenu Henri III décide de quitter la Pologne sans trop attendre et rentre en France au mois de , alors que le royaume connaît la cinquième guerre de Religion (1574-1576).

Jacques de Caylus entre dans la maison du roi, portant le titre d'échanson à partir de [3].

Il combat sous les ordres de Guillaume de Hautemer-Fervacques à la bataille de Dormans le .

Durant la sixième guerre de Religion (mai-), il est fait prisonnier au début de à Saujon, près de Brouage, lors d'une opération organisée par le gouverneur protestant de Royan, Campeste. Il est relâché trois mois plus tard après la signature de la paix de Bergerac, moyennant le paiement d'une rançon.

Mort et funérailles (1578)

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Blessé de dix-neuf coups d'épée lors du duel des Mignons, le , il meurt de ses blessures le à l'hôtel de Boisy (rue Saint-Antoine à Paris)[4].

Henri III lui fait élever un mausolée avec l'épitaphe latine Non injuriam, sed mortem, patienter tulit[pas clair].

Notes et références

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  1. Orthographe correspondant à la prononciation française.
  2. Le Roux 2001.
  3. Archives Nationales, Minutier central des Notaires parisiens, Étude XC, 124 (7 novembre 1575)
  4. Le Roux 2001, p. 298.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jacqueline Boucher, « Contribution à l'histoire du Duel des Mignons (1578) : une lettre de Henri III à Laurent de Maugiron », Nouvelle revue du XVIe siècle, vol. 18, no 2, , p. 113-126 (ISSN 0294-1414).
  • Pierre Champion, « La légende des mignons », Humanisme et Renaissance, Librairie Droz, t. 6, no 4, , p. 494-528 (JSTOR 20673241).
  • Nicolas Le Roux, « Le point d'honneur, la faveur et le sacrifice : recherches sur le duel des mignons d'Henri III », Histoire, économie et société, no 4, 16e année, , p. 579-595 (lire en ligne).
  • Nicolas Le Roux, La faveur du Roi : mignons et courtisans au temps des derniers Valois, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », , 805 p. (ISBN 2-87673-311-0, présentation en ligne), [présentation en ligne]
    Réédition : Nicolas Le Roux, La faveur du Roi : mignons et courtisans au temps des derniers Valois, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Les classiques de Champ Vallon », , 2e éd. (1re éd. 2001), 805 p. (ISBN 978-2-87673-907-9, présentation en ligne).

Articles connexes

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