Jacques de Guérande
Jacques de Guérande, mort à Nantes le , est un ecclésiastique français, évêque de Nantes de 1264 à 1267.
| Évêque de Nantes | |
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Galeran (d) Guillaume de Vern (d) |
| Décès | |
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| Activité |
Biographie
modifierJacques de Guérande est originaire de Guérande[1]. Il enseigne à l'université de Paris en 1255, mais le contenu de son enseignement n'est pas connu. Il n'a pas laissé d'écrits qui aient été conservés[2].
Il est chanoine de Paris et doyen de Tours[1],[2]. Dans cette dernière fonction, il confirme en un accord entre l'archevêque de Tours Pierre de Lamballe et la communauté juive tourangelle, accord qui concède à cette dernière la jouissance d'un cimetière[3].
Il est nommé évêque de Nantes et sacré en [2]. Il succède à Galeran, qui était entré en conflit avec le duc Jean Ier de Bretagne, parce que ce dernier refusait de rendre la régale, les revenus de l'évêché qu'il avait perçus pendant la vacance du siège épiscopal. Après la mort de Galeran et son accession à l'épiscopat, Jacques de Guérande est aussi en conflit avec le duc de Bretagne, pour le même motif[1],[4]. Il finance une des verrières de la cathédrale de Tours (la baie 203)[5].
Il meurt à Nantes le 6[6] ou [2]. Il est enterré dans la cathédrale. Son tombeau, aujourd'hui disparu, portait, selon la collection Gaignières, l'inscription suivante :
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Bis sexcentenus annus decies quoq(ue) senus Septimus est Chr(ist)i cum migrât funere tristi Hic Jacobus, canus sensu Turonisq(ue) decanus, Divine legis doctor devotus et egis Fortis , canonieus bene dignus Pcirisiensis, dDemum Na(m)netensis presul probitatis amicus Septima febrilis mensis lux est requiei. Rex plus ac {h}umilis Chr(ist)us opem det ei[7],[8]. |
L'an du Christ deux fois six cents, dix fois six et sept (1267), par triste trépas, s'en va Jacques, à la sagesse vénérable, doyen de Tours, docteur zélé et puissante défense de la loi divine, très digne chanoine de Paris, enfin évêque de Nantes, ami de la probité. Le septième jour de février est celui de son repos. Que le Christ, roi pieux et humble, lui soit secourable[8]. |
Notes et références
modifier- 1 2 3 de Kersauson de Pennendreff 1892, p. 114.
- 1 2 3 4 Aubert 1997, col. 678.
- ↑ Louis de Grandmaison, « Le cimetière des Juifs de Tours », Revue des études juives, vol. 18, no 36, , p. 262–275 (DOI 10.3406/rjuiv.1889.3614, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Yves Durand (dir.), Nantes, Paris, Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France » (no 18), , 311 p. (ISBN 9782701011202, lire en ligne
), p. 57. - ↑ Louis Grodecki (dir.), Les Vitraux du Centre et des pays de la Loire, Paris, éditions du CNRS, coll. « Corpus vitrearum. France, recensement des vitraux anciens de la France » (no 2), (lire en ligne), p. 126.
- ↑ de Kersauson de Pennendreff 1892, p. 115.
- ↑ de Kersauson de Pennendreff 1892, p. 115-116.
- 1 2 Vincent Debiais, Robert Favreau, Jean Michaud et Cécile Treffort, Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan, Loire-Atlantique et Vendée, Paris, CNRS éditions, coll. « Corpus des inscriptions de la France médiévale » (no 23), (lire en ligne), p. 72-73.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Roger Aubert, « Jacques de Guérande », dans Roger Aubert (dir.), Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, vol. 26 : Iriberri-Jean E…, Paris, Letouzey et Ané, , col. 678.
- Joseph-Marie de Kersauson de Pennendreff, « Jacques de Guérande », dans Idem, L'épiscopat nantais à travers les siècles, Vannes, , 313 p. (lire en ligne), p. 114-116.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la religion :
- Ressource relative aux beaux-arts :