Jacques de Villiers

homme politique français

Jacques Le Jolis de Villiers de Saintignon, né le à Nancy et mort le à La Roche-sur-Yon, est un résistant, chef d'entreprise et homme politique français.

Jacques de Villiers
Le vicomte de Villiers au début des années 1990.
Fonctions
Conseiller régional des Pays de la Loire
jusqu'en
Conseiller général de la Vendée
Canton des Essarts
-
Maire de Boulogne
-
Vice-président
Conseil général de la Vendée (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jacques Roger Marie Fernand Le Jolis de Villiers de Saintignon
Nationalité
Activités
Famille
Enfants
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Lieu de détention
Distinctions

Chef de la famille Le Jolis de Villiers, il est le père de Philippe, Pierre, Bertrand et Emmanuel de Villiers.

Biographie

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Blason de la famille Le Jolis de Villiers.

Carrière militaire

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Officier[réf. nécessaire], il sert notamment au 151e régiment d’infanterie sous le commandement de Jean de Lattre de Tassigny, alors colonel. Lieutenant d'active il est fait prisonnier sur la plage de Dunkerque en 1940 lors de la débâcle. Incarcéré en Oflag, après plusieurs évasions il est transféré au camp de Lübeck (camp de représailles où furent aussi prisonniers 90% des officiers juifs français). À la fin de la guerre, il est décoré de la croix de guerre 1939-1945.

Il reçoit par la suite la croix du combattant volontaire de la résistance, la médaille des évadés, la Légion d’honneur etc.

Carrière politique

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Installé en Vendée après son mariage, Jacques de Villiers est maire de Boulogne (Vendée) de 1947 à 1983[1]. Il innove en développant le métier des pressings dans l'ouest de la France. Il est également conseiller général du canton des Essarts, vice-président du conseil général de la Vendée de 1973 à 1987, conseiller régional des Pays de la Loire jusqu’en . Il guide les premiers pas de son fils en politique.

À la fin de la guerre d’Algérie, Jacques de Villiers est impliqué dans les activités de l’OAS (réseau OAS-Ouest dirigé par Horace Savelli), ce qui lui vaut une période d’incarcération[2].

L’Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française, qui maintient le souvenir de l’OAS, revendique Jacques de Villiers parmi ses « camarades » disparus[3].

Mariage

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Jacques Le Jolis de Villiers épouse Edwige Marie-Thérèse d’Arexy (née le à Nantes et morte le à Boulogne), de son mariage naissent cinq enfants[4]. Parmi eux, on compte l'homme politique Philippe de Villiers, le général Pierre de Villiers et les entrepreneurs Bertrand de Villiers et Emmanuel de Villiers.

Au XXe siècle, les d’Arexy[5] sont des notables du village de Boulogne, auquel ils donnent deux maires : Joseph, de 1922 à 1938, et Guy (1918-1976), de 1943 à 1947[1].

Joseph d’Arexy (1885-1938) est cependant un nouveau venu en Vendée puisqu’il est originaire du sud de la France. Officier de cavalerie, il est aussi connu comme aviateur. En 1906, il épouse à Joué-sur-Erdre (Loire-Atlantique) Anne-Marie Le Gualès de Mézaubran (1889-1958), sœur d'Adolphe Le Gualès de Mézaubran, dont le père, Adolphe, sera maire de Boulogne en 1912[1].

Après un court intermède de 1919 à 1922, Joseph d’Arexy prend la succession de son beau-père. En 1943, à la suite du décès du maire en place depuis 1938, Guy d’Arexy est nommé à ce poste par le régime de Vichy[6] ; il est élu lors des élections de 1945, mais aux suivantes, en 1947, il laisse la place à son parent par alliance, Jacques de Villiers[1].

Décorations

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Origines familiales

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Fils de Louis Le Jolis de Villiers, capitaine d'infanterie, et de Jeanne de Saintignon, Jacques de Villiers nait en novembre 1913 à Nancy, où il est élevé par la famille de sa mère, les Saintignon, famille de maîtres de forges. Il est officiellement adopté, après la mort au feu de son père, Capitaine d’active, le 10 septembre 1914, son patronyme d’état civil officiel devenant ainsi : « Le Jolis de Villiers de Saintignon ». Par la famille de Saintignon, Jacques de Villiers descend du comte Raymond de Ségur d'Aguesseau et, par lui, d’Angélique de Froissy, fille naturelle de Philippe d’Orléans, régent de 1715 à 1723, et de Charlotte Desmares (1682-1753), tragédienne de la Comédie-Française[Note 1],[8].

Notes et références

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  1. Raymond de Ségur d'Aguesseau, l'aïeul no 30 de Jacques de Villiers fait le lien suivant avec le régent :

Références

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  1. 1 2 3 4 « Les maires de Boulogne », sur le site de l'association FranceGenWeb (consulté le ).
  2. Nathalie Guibert, « Le général Pierre de Villiers prend la tête de l'état-major des armées », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le ).
  3. Liste de disparus présente sur le site de l’ADIMAD.
  4. Bottin mondain, édition 1992, p. 1394.
  5. Arexy (d').
  6. L’Ouest-Eclair, le 19 novembre 1943, "Boulogne. Un nouveau maire", 3e colonne, milieu. S'agissant de Boulogne, il doit avoir été nommé par le préfet de Vendée.
  7. Grande chancellerie de la Légion d’honneur, « Fiche Jacques de Villiers »
  8. Joseph Valynseele - Denis Grando, A la Découverte de leurs racines, deuxième série, Paris, Intermédiaire des chercheurs et des Curieux, , 213 p., p. 184-185 & 212

Bibliographie

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Voir aussi

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