James Barnet

architecte australien

James Johnstone Barnet, né en 1827 à Arbroath en Écosse et mort le à Sydney en Australie, est un architecte colonial de la Nouvelle-Galles du Sud de 1862 à 1890.

James Barnet
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Œuvres principales
Garden Palace (d), State Library of New South Wales Building (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jeunesse

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Barnet naît dans la ville d'Arbroath, où son père est maçon ; il fait ses études à l'école secondaire locale.

En 1843, à l'âge de seize ans, Barnet s'installe à Londres où il devient apprenti maçon, étudiant sous la direction de William Dyce à la Royal Academy of Arts. Il étudie également l'architecture avec CJ Richardson (en) du Royal Institute of British Architects.

En 1854, il se marie et embarque pour Sydney (Australie) avec sa femme Rosa. À Sydney, il travaille d’abord comme maçon pour Edmund Blacket, puis devient commis aux travaux à l’université de Sydney[1].

Architecte colonial

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En 1860, Barnet entre au bureau de l’architecte colonial ; il en devient chef intérimaire deux ans plus tard. En 1865, il est promu au poste d’architecte colonial, un poste qu'il occupera pendant vingt-cinq ans, jusqu’à la réorganisation de l’Office en 1890[2],[3].

Au cours de cette période, le département a construit 169 bureaux de poste et de télégraphe, 130 palais de justice, 155 postes de police, 110 prisons, 20 phares et de nombreux autres types de bâtiments.

Ses œuvres majeures comptent le bâtiment du Bureau de poste général de Sydney, l’asile d’aliénés de Callan Park, l'Australian Museum, le bâtiment du secrétaire d’État aux Colonies, le bâtiment du département des terres ou encore le bâtiment Anderson Stuart de l’université de Sydney[1],[2].

Grand projets

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Parmi les travaux majeurs, Barnet réalise les travaux de défense à Botany Bay, Port Jackson et Newcastle, de nombreux Palais de justice, prisons, postes de police et bureaux de poste dans toute la Nouvelle-Galles du Sud[1].

Il réalise de nombreux phares : le phare de Smoky Cape à South West Rocks, le phare de Sugarloaf Point à Seal Rocks, Barranjoey Head à Palm Beach (en), Green Cape à Eden et les cinq phares de conception similaire, le phare de Richmond River, le phare de Clarence River, le phare de Tacking Point, le phare de Crowdy Head et le phare de Fingal Head, construits en 1878-1880[4]. Il reconstruit le phare Macquarie, initialement construit par Francis Greenway.

Principaux bâtiments publics de Sydney

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Le bureau d’architecture coloniale était également responsable de l’entretien des bâtiments publics. Entre 1865 et 1881, Barnet supervise 1 490 projets.

Il est chargé de l’organisation de la visite du duc d’Édimbourg en 1868.

Bâtiment de l’Exposition internationale de Sydney

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En 1879, Barnet est chargé de la conception du bâtiment de l’Exposition internationale de Sydney.

Le bureau d’architecture colonial réalise cette tâche colossale en neuf mois, y compris la préparation de 412 dessins, la gestion des comptes et des paiements associés au projet, et la supervision du bâtiment. Des équipes de nuit sont mobilisées pour mener à bien le projet en utilisant la première lumière électrique à Sydney. Le projet sera considéré comme un succès, mais Barnet est constamment critiqué au Parlement. Le projet a dépassé son budget de 50 000 £, coûtant 184 570 £.

Bâtiments de la Défense

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De 1870 à 1889, Barnet fit partie de la commission chargée de planifier la défense de la colonie. Barnet construisit de nouvelles batteries et de nouvelles casernes.

En , les travaux de défense sont confiés à une direction des travaux militaires du ministère des Travaux publics. Le nouveau directeur est le lieutenant-colonel F.R. de Wolski, hostile au travail de Barnet.

Barnet ne remit pas dans les temps prescrits les plans et les documents relatifs aux travaux de défense. Des rumeurs avaient couru sur le projet à la batterie de Bare Island à Botany Bay.

Le , une commission royale enquête sur l’attribution des contrats et sur les travaux réalisés. Les témoignages présentés par le personnel du bureau de l’architecte colonial et de Barnet sont contradictoires. La commission conclut que les travaux étaient inférieurs aux normes et que la supervision du projet par l’architecte colonial n’était pas adéquate.

Le ministre soutient Barnet, mais le rapport de la commission met un terme à sa carrière. Barnet démissionne. Il estimait que de Wolski avait influencé la commission et que les conclusions de celle-ci étaient injustes, mesquines et malveillantes[2].

Approche architecturale et héritage

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Le travail de Barnet s’est inspiré d’une variété de sources classiques, parfois avec des éléments de bâtiments spécifiques, avec des niveaux d’élaboration ou des caractéristiques qui convenaient à la fonction.

Par exemple, ses palais de justice comprenaient souvent un portique néoclassique, ses bureaux de poste comportaient souvent une tour d’horloge rustique à l’italienne, et les deux types de bâtiments comportaient souvent des vérandas ou des loggias à arcades, des zones ombragées pour le climat colonial chaud.

Ses œuvres plus importantes, comme les bâtiments départementaux de Sydney, le GPO et le Garden Palace, synthétisent des éléments de diverses périodes de la Renaissance italienne, ainsi que d’architectes anglais tels que Christopher Wren et Charles Robert Cockerell.

Il pouvait aussi concevoir dans un style néogothique dynamique, notamment les deux gares du cimetière. Certains modèles ultérieurs s’inspirent directement de la Renaissance tardive, que nous appelons aujourd’hui le maniérisme et le baroque, notamment la prison de Bathurst, le tribunal de police central et le poste de police de Rocks[5].

Après sa retraite en 1899, il publia un bref aperçu de l’architecture dans sa colonie d’adoption, intitulé Architectural work in Sydney, New South Wales, 1788-1899.

De nouveaux styles d’architecture deviennent à la mode à Sydney à la fin du XIXe siècle, en particulier, ceux qui suivent les tendances américaines. Barnet critiquait les modes architecturales domestiques, encombrées de ce qu’il considérait comme des ornements inutiles, et « surmontées de tuiles rouges flamboyantes de France ».

Vie personnelle

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Barnet meurt en 1904 et est enterré dans la section presbytérienne du cimetière de Rookwood. Sa femme était décédée en 1890. Il laissait quatre filles et trois fils, dont deux exerçaient la profession d’architecte[2].

Galerie

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Références

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  1. 1 2 3 (en) « James Barnet », sur Government Architect's Office (version du sur archive.org)
  2. 1 2 3 4 (en) D. I. McDonald, « James Johnstone Barnet (1827–1904) », sur Australian Dictionary of Biography (consulté le )
  3. ↑ « Death of Mr. James Barnet. », Daily Telegraph (Sydney, NSW : 1883 - 1930),‎ , p. 9 (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) « 18. Macquarie Lighthouse, South Head, by James Barnet, site plan, plans section and elevation, photolith, June 1883 », sur Collection - State Library of NSW (consulté le )
  5. ↑ Chris Johnson, James Barnet : The Universal Values of Civic Existence, Pesaro Publishing,

Liens externes

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