Jan-Carl Raspe

terroriste allemand (1944–1977)

Jan-Carl Raspe, né le à Seefeld in Tirol, est un membre de la Fraction armée rouge retrouvé mort dans sa cellule le .

Jan-Carl Raspe
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
Prison de Stammheim (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Dornhaldenfriedhof (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Condamnation
Sépulture d'Andreas Baader, Jan-Carl Raspe et Gudrun Ensslin à Stuttgart.

Biographie

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Jan-Carl Raspe grandit en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et s'engage dans les milieux étudiants contestataires de Berlin-Ouest durant les années 1960. Proche de Gudrun Ensslin et Andreas Baader, il rejoint la RAF peu après la formation du groupe au début des années 1970.

Il participe à différents actes liés à la logistique de l'organisation, notamment l'hébergement de membres clandestins, la mise en place de planques et la fourniture de matériel. Contrairement à Baader et Ensslin, il n'est pas associé directement à des attentats emblématiques, mais joue un rôle opérationnel au sein de la structure interne de la RAF.

Arrestation

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Le , Raspe est arrêté par la police allemande lors d'une opération visant une planque de la RAF à Francfort. Son arrestation intervient dans le cadre d'une série de coups de filet qui démantèlent une grande partie de la première génération de la Fraction armée rouge.

Procès et détention

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Jugé en même temps qu'Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Ulrike Meinhof, Jan-Carl Raspe est condamné en à la prison à perpétuité pour participation à une organisation terroriste et complicité dans plusieurs actions violentes. Il est incarcéré au quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim.

Le quatre membres du Front populaire pour la libération de la Palestine détournent le vol 181 de la Lufthansa parti de Palma de Majorque à destination de Francfort ; leur chef exige la libération des onze prisonniers de la RAF détenus à Stammheim. L'avion se rend finalement à Mogadiscio, en Somalie, où il arrive aux premières heures du . Les passagers du Boeing 737 sont libérés aux premières heures du après un assaut effectué par les forces spéciales du GSG 9 et qui voit la mort de trois des militants.

Selon les rapports officiels, Raspe apprend l’échec de la tentative sur un poste de radio passé clandestinement, et il discute pendant quelques heures avec Baader, Ensslin, et Möller pour convenir d'un pacte de suicide. Dans la matinée, Andreas Baader et Jan-Carl Raspe sont retrouvés morts dans leurs cellules, ayant succombé à des blessures par balle, tandis que Gudrun Ensslin est découverte pendue par un nœud coulant fabriqué avec un fil de haut-parleur. Irmgard Möller, elle aussi de la RAF, est retrouvée avec quatre coups de couteau à la poitrine, mais survit.

Les enquêtes officielles sur l’affaire conduisent à la conclusion que Raspe et ses deux complices ont commis un suicide collectif, et le journaliste Stefan Aust montre dans l'édition originale de son livre, Der Baader Meinhof Komplex (1985), qu'il est certain qu’ils s’étaient tués eux-mêmes.

Les milieux alternatifs et l'extrême gauche allemande resteront longtemps convaincus que les quatre membres emprisonnés à Stammheim ont été assassinés par l'Etat allemand.[réf. nécessaire]

Notes et références

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    Liens externes

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