Jean-Baptiste Amat

personnalité politique française

Jean Baptiste Amat, né le à Layrac-sur-Tarn (Haute-Garonne) et mort le à Bessières, est un homme politique français, médecin et résistant.

Jean Baptiste Amat
Illustration.
Fonctions
Sénateur français

(3 ans, 9 mois et 14 jours)
Circonscription Haute-Garonne
Groupe politique Gauche démocratique (GD)
Prédécesseur Eugène Rouart
Député français

(7 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 29 avril 1928
Réélection 8 mai 1932
Circonscription 3e circonscription de Toulouse
Législature XIVe et XVe (Troisième République)
Groupe politique Groupe radical-socialiste
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur André David
Maire de Bessières
(décès)
(36 ans, 2 mois et 30 jours)
Conseiller général de la Haute-Garonne

(11 ans, 8 mois et 20 jours)
Circonscription Canton de Montastruc-la-Conseillère
Prédécesseur Charles Bellet
Biographie
Nom de naissance Jean Baptiste Marie Joseph Amat
Date de naissance
Lieu de naissance Layrac-sur-Tarn
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Bessières
Nationalité Française
Père Hugues Amat[1]
Mère Marie Rosalie Biscous
Grand-père paternel Jean-Baptiste Amat[2]
Grand-mère paternelle Guillaumette Favarel
Profession Médecin

Biographie

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Jeunesse

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Issu d'une vieille famille de propriétaires terriens, Jean-Baptiste Amat fit ses études secondaires à Toulouse avant d'entrer à la faculté de médecine de la même ville, où il devient rapidement un des animateurs de la jeunesse radicale. Après une thèse de doctorat en médecine consacrée aux kératites bulleuses achevée en 1906[3], il part s'installer à Bessières, dans la vallée du Tarn où il est né et dont sa famille est originaire ; il y est élu Maire à l'occasion des élections municipales de 1925. Aux élections législatives des 22 et 29 avril 1928, il est élu député[4] de la 3e circonscription de Toulouse au 2° tour de scrutin par 6.713 voix contre 5.243 pour Charles Bellet[5], qu'il remplace la même année à la fonction de Conseiller général du canton de Montastruc-la-Conseillère après les élections cantonales de 1928[6], avant de devenir président du Conseil d'arrondissement de Toulouse.

Activité à l'Assemblée nationale

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Député du Parti républicain radical et radical-socialiste, membre du Groupe radical-socialiste, il fit partie de la Comission de l'assurance et prévoyance sociales et de la Commission de l'hygiène à l'Assemblée nationale. Il rapporta le projet de loi tendant à modifier la loi du relative aux établissements dangereux et insalubres, la proposition de loi de M. Bussat tendant à renforcer les moyens de lutte contre la tuberculose (1929), la proposition de loi de Raoul Brandon tendant à accorder le secours de chômage aux artisans, ouvriers et employés qui ne se livrent pas à un travail permanent (1931) et la proposition de loi de Xavier Vallat relative à l'institution d'un ordre des pharmaciens (1932). Il déposa plusieurs propositions de loi tendant à faire bénéficier de l'aide de l'État les cultivateurs de la Haute-Garonne victimes des intempéries, et s'attacha particulièrement à l'équipement des campagnes et à la réalisation des travaux d'adduction d'eau et d'électrification. Il participa également à la discussion du projet de loi relatif au commerce des blés (1929, 1931) et du projet de loi concernant la viticulture et le commerce des vins (1931)[5].

Aux élections législatives de 1932, il est réélu député[4] au 2nd tour de scrutin à la très forte majorité de 8.333 voix contre 223 pour M. Anglas. Membre puis président de la Commission de l'agriculture, membre de la Commission des PTT et de celle de l'hygiène, il déposa diverses propositions de loi destinées à venir en aide aux agriculteurs victimes des orages de et des inondations de , une proposition de loi concernant la protection des pêches fluviales (1933), une proposition de loi relative à l'avancement de certains agents des PTT (1933) et une proposition de loi comportant limitation des pharmacies, statut de la propharmacie et interdiction du colportage des médicaments (1934). Il présenta un nouveau rapport sur la proposition de Xavier Vallat tendant à instituer un Ordre des pharmaciens (1933)[5].

Vice-Président du groupe parlementaire de défense paysanne, vice-président de la Commission d'agriculture du parti radical-socialiste, ses interventions sont fréquentes dans les débats sur l'agriculture. Lors du vote du collectif budgétaire de 1932, il intervient en faveur des agriculteurs dont les récoltes ont subi des dommages par suite des calamités atmosphériques. Il participe à la discussion des projets concernant l'assainissement du marché du blé (1933 et 1934), la viticulture et le commerce des vins (1933) et du projet de budget des Travaux publics pour 1933 au sujet de diverses questions de voirie[5].

Membre de la Commission chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934, Jean-Baptiste Amat en établit un des rapports[7], et, en sa qualité de médecin, co-rédige un autre rapport focalisé sur la gestion médicale des victimes des événements[8].

Activité au Sénat

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Aux élections législatives de 1936, il est battu au second tour par 5.159 voix contre 5.724 pour le docteur André David[9]. Il reprend alors l'exercice de sa profession de médecin, pour peu de temps du reste, puisqu'il est élu sénateur le en remplacement d'Eugène Rouart, sénateur radical-socialiste décédé. Il siège au Sénat au sein du groupe Gauche démocratique, dont fait partie le PRRRS. Membre de la Commission du commerce, il rapporte les projets concernant le personnel de la radio (1937) et le salaire des ouvriers à domicile (1938), puis en 1939 la proposition de René Coty et plusieurs de ses collègues tendant à rendre effectif le contrôle du Parlement sur les émissions politiques de la radio d'État. Le , il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain[5].

Activité dans la Résistance

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Après l'armistice, l'ajournement sine die du Sénat et la suspension des Conseils généraux le , Jean-Baptiste Amat reprend à Bessières son activité médicale, tout en apportant son aide aux activités de la Résistance dans son département : il est membre de l'Armée secrète, ainsi que des Forces françaises de l'intérieur (secteur 2 de la Haute-Garonne) de à la Libération, en [10]. Cette action le fait bénéficier, dès le , d'un arrêté préfectoral qui le relève de l'inéligibilité dont il était frappé du fait de son vote du [5].

À partir de 1941, le docteur Amat n'a plus exercé de mandat parlementaire, mais il continue de prendre part activement aux travaux de la Fédération radicale-socialiste du Sud-Ouest. Réélu maire de Bessières en 1947, il se consacre à l'administration et à l'aménagement de sa commune jusqu'à son décès en 1961[5].

Postérité

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Le , un stade portant son nom est inauguré à Borde-Haute, à Bessières, sur lequel joue l'équipe du FC Bessieres Buzet[11].

Sources

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  1. Hugues Amat, Archives départementales de la Haute-Garonne. https://archives.haute-garonne.fr/ark:/44805/vtad82904e114ad04ea/daoloc/0/1/idsearch:RECH_e0c16c60dbf6e5db4945cbcf2b7fdf25?id=https%3A%2F%2Farchives.haute-garonne.fr%2Fark%3A%2F44805%2Fvtad82904e114ad04ea%2Fcanvas%2F0%2F1
  2. Ancien maire de Layrac-sur-Tarn en 1852.
  3. Essai sur les kératites bulleuses par Jean-Baptiste Amat. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb36848365r
  4. 1 2 "Jean-Baptiste Amat" sur le site officiel de l'Assemblée nationale. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/107
  5. 1 2 3 4 5 6 7 "Jean-Baptiste Amat" sur le site officiel du Sénat français, https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/amat_jean0098r3.html
  6. Notice Amat, Jean (1877-1961), sur "catalogue.bnf.fr", Catalogue général de la BnF.
  7. "Rapport fait au nom de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934 et jours suivants, ainsi que toutes les responsabilités encourues : les manifestations sur la voie publique en janvier 1934 et jusqu'au 6 février, par M. Amat", https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65294642
  8. "Rapport fait au nom de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes et les origines des événements du 6 février 1934 et jours suivants, ainsi que toutes les responsabilités encourues : les victimes des journées du 6 au 12 février 1934, par MM. Gardiol, Amat et de Framond", https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65294694
  9. "André David" sur le site officiel de l'Assemblée nationale. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/2170?legislature=42
  10. Certificat d'appartenance aux Forces françaises de l'intérieur consulté le 23/05/2026 sur les Archives départementales de la Haute-Garonne. https://archives.haute-garonne.fr/ark:/44805/vta5e5969a7b7bd16e0/daogrp/0/1/idsearch:RECH_719591b7d6f98fbc466283da81828705?id=https%3A%2F%2Farchives.haute-garonne.fr%2Fark%3A%2F44805%2Fvta5e5969a7b7bd16e0%2Fcanvas%2F0%2F1
  11. « Stade Jean Amat : un nouvel écrin pour les sportifs de la ville », La Dépêche, (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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