Jean-Baptiste Duberger
Jean-Baptiste Duberger, né en 1767 à Fort Pontchartrain du Détroit (aujourd’hui la ville de Détroit aux États-Unis) fut un arpenteur, cartographe, dessinateur et militaire du corps de génie britannique.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Surnom |
John B., Jean B. ou J. B. Duberger) |
| Nationalité |
Bas-Canadien |
| Formation |
Petit séminaire de Québec, Québec (Canada) |
| Activité |
Il est connu pour sa participation dans l’élaboration et la construction du plan-relief de Québec, aussi connu sous le nom de la maquette Duberger-By, de 1806 à 1808[1].
Généalogie
modifierJean-Baptiste Duberger est né le 7 février 1767[2] à Fort Pontchartrain du Détroit. Il fut le fils de Jean-Baptiste Duberger dit Sanschagrin, boulanger originaire de Vivonne en France, et de Louise Courtois.
Premier mariage
modifierAlors âgé de 25 ans, il épouse sa première femme, Jeanne-Geneviève Langlois (18 ans), dans la paroisse Notre-Dame à Québec, le 8 janvier 1793[3]. La signature du contrat de mariage est sous témoignage de ses deux amis: l'avocat Alexis Caron et Roger Lelièvre, lequel s'impose comme l'un des notaires les plus en vue de la ville. Entre 1795 et 1798, Duberger quitte la basse ville avec sa famille pour s'établir sur la rue Sainte-Ursule, dans la haute ville. Ce déménagement le fait passer de la rue de la Canoterie, artère commerçante animée, à un quartier plus paisible que fréquentent plusieurs hommes œuvrant à la construction des ouvrages militaires, dont James Thompson. Sa femme, Jeanne-Geneviève, meurt à l’âge de 35 ans le 3 mars 1810 à Québec[4], d’un accident de voiture. Ils ont ensemble 11 enfants.
Deuxième mariage
modifierJean-Baptiste, alors veuf depuis 2 ans et âgé de 45 ans, épouse sa deuxième femme le 27 mai 1812[5], Marie Plumby (23 ans)[6], à l’hôpital général de Québec. Ce mariage n'améliore guère la position sociale de Duberger : son épouse, fille d'un bourgeois décédé, est analphabète et ne sait pas signer son nom. Elle meurt le 9 juillet 1828 à l’âge de 39 ans[6], dans la ville de Montmagny, située dans la paroisse de Saint-Thomas au Québec (Canada). Ils ont 5 enfants.
Fin de vie
modifierSa santé se dégrade progressivement. Les années passées à travailler en plein air lui laissent des rhumatismes et des troubles de la vue[7], qui le contraignent à de fréquentes absences, même après qu'il ait été affecté à des tâches intérieures.
En 1818, Jean-Baptiste est pris d’une crise qui rend son côté droit paralysé. Il meurt à son tour à l’âge de 54 ans le 19 septembre 1821[8], dans la ville de Montmagny. Il est inhumé 3 jours plus tard.
Éducation et carrière
modifierEnvoyé depuis Detroit, Duberger reçoit son éducation académique au petit séminaire de Québec de 1785 à 1788. Il y suit les trois dernières années du cours classique et se révèle dès son jeune âge être un élève doué[7].
Habitant à Québec, il devient à partir de 1792 arpenteur adjoint temporaire pour le bureau de l’arpenteur général Samuel Holland. Jean-Baptiste rejoint ensuite l’arpenteur Samuel Gale et réalisent ensemble en 1794[9] une carte du Bas-Canada. Cet ouvrage constitue l'une des sources fondamentales ayant alimenté la grande carte topographique de la province que publièrent en 1803 William Vondenvelden et Louis Charland. La formation que lui dispense Holland s'avère déterminante dans son parcours intellectuel et artistique. Duberger côtoie notamment l'architecte François Baillairgé, ainsi que les peintres Louis Dulongpré et William Berczy, dont l'influence se fait sentir dans l'évolution de son œuvre. Ses premières productions, parmi lesquelles figurent cinq gravures destinées à un ouvrage de piété paru en 1796, témoignent encore d'une facture sommaire. Ses travaux cartographiques ultérieurs tranchent nettement avec ces débuts : guirlandes ornementales et cartouches soignés y encadrent des représentations d'une grande rigueur technique, où le souci du détail s'affirme avec constance[7].
Nouvellement dessinateur adjoint dans le génie royal britannique depuis 1794, Duberger s’occupe de la gravure d’une plaque de plomb destinée au palais de justice de Québec en 1799. En 1801, il a le projet de réaliser un plan et d’accomplir l’élévation de la cathédrale anglicane de Québec. Son bureau est adjacent à la porte Saint-Louis[7].
En 1803, Duberger obtient un poste permanent dans la seconde classe du Corps royal des arpenteurs-dessinateurs militaires du génie royal. Il a comme responsabilités de faire des relevés sur le terrain, ainsi que de s’occuper d’une salle de dessin adjacente à la porte Saint-louis. C’est ainsi qu’il reçoit le mandat de faire un plan détaillé de la ville de Québec et de ses fortifications en 1804. Sous la supervision de l’officier et ingénieur militaire John By, Jean-Baptiste réalise le plan-relief de Québec, aussi connu sous le nom de la Maquette Duberger-By; destinée à aider le Board of Ordnance à planifier la défense de Québec.
Cette période est difficile pour Duberger. En 1808, il demande une promotion de première classe[10]. Il bénéficie du soutien de l'ingénieur en chef, le lieutenant-colonel Ralph Henry Bruyères, qui le décrit comme un bon arpenteur et un bon dessinateur. Bruyères ajoute que le James Henry Craig souhaite récompenser le travail et le dévouement dont Duberger a fait preuve, lui qui assume alors seul une charge de travail particulièrement lourde.
Il est finalement promu à la première classe de génie royal britannique en 1813. En 1815, conjugué à une santé en détérioration rapide, Duberger est contraint de retourner à Québec et d’abandonner une majeure partie de son travail de dessin des plans préliminaires pour la construction du canal Lachine à Montréal. Il remet à son fils la continuation du mandat. En avril 1817, un bureau médical le déclare inapte à exercer ses fonctions. Il obtient un congé de maladie et quitte le service du génie royal en octobre de la même année, ses problèmes de vue ne lui permettant plus de travailler sur les plans[7].
Fin de carrière et retraite
modifierDuberger passe la majeure partie de ses années de retraite dans la paroisse Saint-Thomas, à la campagne. Il y vit en père attentif, entretenant une correspondance régulière avec ses enfants. Il séjourne quelque temps dans la seigneurie de Mount Murray, près de La Malbaie, chez l'une de ses filles établie avec un mari anglophone, mais c'est à Saint-Thomas qu'il ancre véritablement sa vie de retraité. Les liens qu'il a noués avec les milieux britanniques au cours de sa carrière avaient néanmoins profité à plusieurs de ses enfants : son fils Jean-Baptiste est entré au génie royal en 1812, et deux de ses filles ont contracté de bons mariages avec des Britanniques de la ville en 1817[8].
Références
modifier- ↑ « La maquette Duberger-By », sur Agence Parcs Canada, (consulté le )
- ↑ « Accueil - PRDH-IGD »
, sur www.prdh-igd.com (consulté le ) - ↑ Canada, Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979; https://familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QSQ-G99Q-M23S?cc=1321742&wc=HZLC-C68%3A17585101%2C19508101%2C27530401
- ↑ « Généalogie Jean-Baptiste Duberger », sur www.nosorigines.qc.ca (consulté le )
- ↑ Canada, Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979; https://familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QS7-L99Q-M931-3?cc=1321742&wc=H8XP-MNL%3A17585101%2C31641001%2C31641002
- 1 2 « Généalogie Jean-Baptiste Duberger », sur www.nosorigines.qc.ca (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « DUBERGER, JEAN-BAPTISTE (John B., Jean B., J. B.) », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
- 1 2 « Généalogie Jean-Baptiste Duberger », sur www.nosorigines.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Duberger, Jean-Baptiste - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ POTHIER, Bernard. « Duberger, Jean-Baptiste ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à plusieurs domaines :