Jean-Baptiste L'Hermite
Jean-Baptiste de L'Hermite du Solier, né en au château du Solier[1], près de Janaillat dans la Marche, et mort à Paris en [1] ou [2], est un écrivain, poète et dramaturge français
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean-Baptiste de L'Hermite du Solier |
| Surnom |
Tristan L'Hermite (pour certaines œuvres) |
| Activité | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Enfant |
Madeleine de L 'Hermite (d) |
| Mouvement | |
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| Genre artistique | |
| Distinction |
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel |
Membre de l'Illustre Théâtre, il a également été comédien dans l'entourage des Béjart. Chevalier de Vauselle, frère de François de L'Hermite dit Tristan L'Hermite, il est surtout connu comme généalogiste[3].
Ayant épousé Marie Courtin,.
Biographie
modifierOrigine et naissance
modifierJean-Baptiste de L'Hermite est le frère cadet de François de L'Hermite, dit Tristan L'Hermite, né en au château du Solier, près de Janaillat dans la Marche. L'aîné porte le titre de « sieur du Solier[4] », le cadet « prendra plus tard le titre de sieur de Vauselle, qu'avait aussi porté leur père : Vauselle est un hameau situé presque au pied du Solier[4] ».
La généalogie des L'Hermite a été embrouillée par sa faute[5], en multipliant « les contradictions et les invraisemblances[6] » avec les prétentions — bien inutiles puisqu'« il est incontestable que Tristan et son frère appartenaient à une très vieille famille de la Marche[7] ». La carrière de Jean-Baptiste L'Hermite en tant que généalogiste lui assure par la suite « quelque célébrité[8] ».
Il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1640[9].
Un mari d'actrice
modifierŒuvres
modifierLittérature
modifierComme son frère Tristan, Jean-Baptiste de L'Hermite écrit des poèmes réunis sous le titre de Mélange de poésies héroïques et burlesques en , « dédiés à un ancien favori de Louis XIII, à Claude, duc de Saint-Simon, père du grand mémorialiste[13] ». Il est également l'auteur d'une Chute de Phaéton[14], « sillonnée de vols en tous sens de dieux et de chars lumineux, de passages de monstres personnifiant les constellations, pour culminer dans l'incendie de la planète et la chute de l'apprenti sorcier, et s'achever par une métamorphose[15] ».
Édition
modifierEn , Jean-Baptiste de L'Hermite publie la seconde édition du Page disgracié de son frère, qu'il présente comme un roman à clef. Jacques Prévot souligne cependant que ces notes aveuglent surtout le lecteur sur la dimension fictionnelle et moraliste de l'œuvre[16]. Les Plaidoyers historiques de Tristan lui ont parfois été attribués[17].
Généalogie
modifierJean-Baptiste de L'Hermite a composé « une série de livres : La Toscane française, La Ligurie française, La France espagnole, Naples française, Les Corses français[18] ».
Ces ouvrages sont durement condamnés : « en vain les gens du métier, Samuel Guichenon, Charles-René d'Hozier, Jean Le Laboureur, le P. Ménestrier poussaient-ils des cris indignés et appelaient-ils la réprobation publique sur des ouvrages sans critique et sans bonne foi ; le chevalier de L'Hermite savait qu'il avait pour lui la vanité satisfaite et celle qui désirait l'être à son tour, et, sans se troubler, il faisait imprimer de nouveaux livres[18] ».
De tous ces ouvrages, l’Histoire généalogique de la noblesse de Touraine est « le plus important et le plus connu[19] ». L'Inventaire de l'histoire généalogique de la noblesse de Touraine paraît en , « le second volume ne devait jamais paraître[19] ».
Devise
modifierLa devise de la famille était « Prier vaut à l'Hermite[20] ». Selon une tradition admise par les généalogistes du XVIIe siècle[21], cette maison était issue de Pierre l'Ermite[22], prédicateur de la première croisade populaire au XIe siècle[23]. Contesté au XIXe siècle[24], cet usage adopté par le futur chevalier de Vauselle « ne prouve pas assez que les L'Hermite du Solier descendaient de Pierre L'Hermite, mais ses adversaires ne peuvent pas prouver qu'il se trompe ou qu'il trompe[25] ».
Bibliographie
modifierŒuvres
modifier- Jacques Prévot (présentation et notes), Le Page disgracié, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique » (no 2609), , 315 p. (ISBN 978-2-07-038909-4)
- « Clefs » de Jean-Baptiste L'Hermite pour l'édition de , p. 268-278
Ouvrages cités
modifier- Antoine Adam, Histoire de la littérature française au XVIIe siècle — Tome II : L'époque de Pascal, l'apogée du siècle, Paris, Éditions Albin Michel, (1re éd. 1956), 845 p. (ISBN 2-226-08922-5)
- Napoléon-Maurice Bernardin, Un Précurseur de Racine : Tristan L'Hermite, sieur du Solier (1601-1655), sa famille, sa vie, ses œuvres, Paris, Alphonse Picard, , XI-632 p.
- Claude-Pierre Goujet, Bibliothèque françoise ou Histoire de la littérature françoise, t. XVII, Paris, Guérin & Le Mercier, , 409 p. (lire en ligne), p. 215
- Collectif et Alan Howe (éd.), Documents du Minutier central des notaires de Paris. Écrivains de théâtre, 1600-1649, Paris, Centre historique des Archives nationales, , 340 p. (ISBN 2-86000-311-8, lire en ligne), p. 197-212
- Paul Olivier, Cent poètes lyriques précieux ou burlesques du XVIIe siècle, Genève, Slatkine, (1re éd. 1898), 580 p. (lire en ligne), p. 167-170
- Jean Rousset, La Littérature de l'âge baroque en France : Circé et le Paon, Paris, José Corti, (1re éd. 1953), 316 p. (ISBN 978-2-7143-0358-5)
Articles cités
modifier- Marcel Arland, Le Promenoir de Tristan, préface pour Le Page disgracié, Paris, Éditions Stock, coll. « À la Promenade » (no 7), , 324 p., p. 7-44
- Napoléon-Maurice Bernardin, Un mari d'actrice au XVIIe siècle, Paris, Revue de Paris, (lire en ligne), p. 322-353
- Marine Roussillon, « Une écriture littéraire de la généalogie ? Jean-Baptiste L'Hermite de Soliers », Dix-septième siècle, vol. n°288, no 3, , p. 485–496 (DOI 10.3917/dss.203.0485, lire en ligne)
Notes et références
modifier- 1 2 Minutier 2005, p. 215.
- ↑ Goujet 1754, p. 215.
- ↑ Roussillon 2020.
- 1 2 Bernardin 1897, p. 326.
- ↑ Bernardin 1895, p. 20.
- ↑ Bernardin 1895, p. 12.
- ↑ Bernardin 1895, p. 17.
- ↑ Bernardin 1897, p. 322.
- ↑ Minutier 2005, p. 217.
- ↑ Bernardin 1897, p. 327.
- ↑ Adam 1997, p. 616.
- ↑ Minutier 2005, p. 216.
- ↑ Bernardin 1897, p. 340.
- ↑ Bernardin 1897, p. 328.
- ↑ Rousset 1953, p. 21.
- ↑ Prévot 1994, p. 18.
- ↑ Arland 1946, p. 25.
- 1 2 Bernardin 1897, p. 346.
- 1 2 Bernardin 1897, p. 352.
- ↑ Bernardin 1895, p. 307.
- ↑ Bernardin 1895, p. 7-8.
- ↑ Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, précédé d'un dictionnaire des termes du blason, vol. 1, Gouda, Éditions G.B. van Goor Zonen, , 1150 p. (lire en ligne), p. 936
- ↑ Bernardin 1895, p. 3.
- ↑ Bernardin 1895, p. 9.
- ↑ Bernardin 1895, p. 11.
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative au spectacle :