Jean-Baptiste Lacoste

député du Cantal à la Convention

Jean-Baptiste Lacoste, né le à Mauriac (ancienne province d'Auvergne, actuel département du Cantal)[1], mort le dans la même ville[2], est un homme politique de la Révolution française.

Jean-Baptiste Lacoste
Fonctions
Député du Cantal

(3 ans, 1 mois et 21 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député à la Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mauriac, France
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Mauriac, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Profession Avocat
Préfet
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur

Signature de Jean-Baptiste Lacoste
députés du Cantal

Biographie

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Son père, Jean Lacoste, est avocat en parlement ou notaire. Il est lui-même avocat[3].

La monarchie constitutionnelle, mise en place par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du temple.[non pertinent]

En , Jean-Baptiste Lacoste, alors juge de paix à Mauriac depuis la Révolution, est élu député du département du Cantal, le quatrième sur huit, à la Convention nationale[4].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la mort dans les vingt-quatre heures » et rejette l'appel au peuple et le sursis à l’exécution[3]. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. En mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[6].

Le , Lacoste est envoyé, aux côtés de Jean-Baptiste Bô (député de l'Aveyron), auprès de la section des Droits-de-l'Homme[7]. Le 9, il est envoyé en mission, aux côtés de Balthazar Faure (député de Haute-Loire), afin d’accélérer la levée en masse[8],[3].

En , Lacoste est envoyé auprès de l'armée du Nord pour lever des troupes dans les départements adjacents. Le 17 nivôse an II (le ), lui et son collègue Marc Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire) dénoncent Georges Fréderic Dentzel (député du Bas-Rhin) qu'ils accusent d'avoir entretenu, durant le siège de Landau, des connivences avec l'ennemi. En vendémiaire an III (), enfin, il est envoyé auprès de la manufacture d'armes de Tulle.

Après la chute de Robespierre, Lacoste siège parmi les « derniers Montagnards », d'après l’historienne Françoise Brunel[9]. Le 13 prairial an III (le ), lui et son collègue Baudot sont décrétés d'arrestation sur motion de Dentzel, qu'ils avaient dénoncé un an plus tôt. Barthazar Faure l'aurait accusé à tort d'organiser une commission révolutionnaire en Alsace. Il est libéré à la faveur de l'amnistie votée à la clôture de la Convention le 4 brumaire an IV[3].

Il est commissaire du directoire pour le Cantal le 28 thermidor an VII. Sous le Consulat, Lacoste est nommé préfet du département des Forêts le 9 frimaire an IX. Il est élevé au rang de chevalier de la Légion d'honneur le 16 thermidor an XII (). En 1808, il est élevé au rang de comte d'Empire. Durant les Cent-Jours, il est nommé préfet de la Mayenne mais il évite l'exil car il n'occupe pas son poste[3].

Lacoste est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui contraint les régicides et les soutiens aux Cent-Jours à l'exil. Il est autorisé à rentrer en France et meurt dans sa ville natale.

Notes et références

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  1. Archives départementales du Cantal, « Registre paroissial de Mauriac, baptêmes mariages et sépultures de 1745 à 1760, vue 232 / 441, 5 Mi 576/3 » Accès libre, sur https://archives.cantal.fr (consulté le )
  2. Archives départementales du Cantal, « État-civil de Mauriac, registre des naissances, mariages et décès de 1820 à 1824 » Accès libre, sur https://archives.cantal.fr (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 J.-P. Lobies (dir.), Dictionnaire de biographie française, t. 19, Paris-VI ; Letouzey et Ané, , col. 23-24
  4. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  5. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  6. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  7. Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  8. Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  9. Françoise Brunel, « Les derniers Montagnards et l'unité révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française, vol. 229, no 1, , p. 385–404 (DOI 10.3406/ahrf.1977.1009, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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