Jean-Baptiste Troisgros

cuisinier français (1898-1974)

Jean-Baptiste Troisgros, né le à Saint-Rémy et mort le à Nice, est un cuisinier et restaurateur français. Avec son épouse, il fonde un restaurant à Roanne qu'ils développent au côté de leurs deux fils.

Jean-Baptiste Troisgros
Jean-Baptiste Troisgros entouré de ses deux fils, Jean et Pierre
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfants
Jean Troisgros (d)
Pierre Troisgros (en)
Madeleine Troisgros (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Origines

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Jean-Baptiste Troisgros possède des origines bourguignonnes autour de la commune de Barbirey-sur-Ouche qui remontent au moins au XVIIe siècle[1].

Il naît le à Saint-Rémy en Saône-et-Loire[2]. Son père, Martin Troisgros (-), est un garçon de café devenu sommelier et sa mère, Joséphine Benoit (-), est originaire de Saint-Rémy[1].

Début de carrière

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Jean-Baptiste Troisgros s'installe à Chalon-sur-Saône où il se marie en avec Marie Badaut (-), qui exerce le métier de limonadière. Il ouvre avec elle le Café des négociants[1]. Le couple cherche à acquérir un hôtel-restaurant proche de leur région d'origine[3]. Ils ont deux fils : Jean, né le [4], et Pierre (en), né le [5]. Ils acquièrent en le café-hôtel des Platanes situé sur la place devant la gare de Roanne[6],[7]. Il s'agit d'un local modeste dont la salle principale fait une cinquantaine de mètres carrés[8]. Troisgros y ouvre un hôtel-restaurant qu'il renomme Hôtel moderne en lorsqu'un système d'eau chaude est installé[3],[9].

L'hôtel-restaurant Troisgros à Roanne du temps de l’Hôtel Moderne.

Hôtel moderne

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La cuisine est tenue par Marie Troisgros, qui prépare des plats simples. Son époux s'occupe de la salle, toujours élégamment habillé d'un costume sur-mesure[3]. Il s'intéresse aux vins, alors qu'il n'a jamais reçu de formation dans ce domaine. Il les décrit avec des mots simples et des formulations bien à lui[10]. Il fait venir son vin rouge de sa région natale[5] et se distingue de ses concurrents en le servant dans un seau d'eau froide[6]. Son établissement attire une clientèle locale et des vacanciers en passage via la Nationale 7 qui composent les 130 couverts quotidiens[5],[9]. Il jouit alors d'une « excellente réputation » et bénéficie du développement industriel de la ville de Roanne[7]. En naît une fille, Madeleine[1].

Après-guerre

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Le couple Troisgros a de grandes ambitions pour leurs deux fils[3]. Inspirés par leur père, ils se dirigent bien tous les deux vers le monde de la restauration[4]. Ainsi, en , les deux frères travaillent ensemble dans la cuisine de l'établissement[5], avant de partir compléter leur formation une fois leur CAP obtenu[7]. Au début des années , ils reviennent dans le restaurant familial et reprennent alors la cuisine à la demande de leur père. En , l'établissement change de nom et devient Les Frères Troisgros[5]. Jean-Baptiste Troisgros continue de s'occuper de la salle et de la cave[11].

Le restaurant acquiert progressivement une renommée internationale. Il obtient successivement plusieurs étoiles au Guide Michelin[6] : la première en , est accompagnée d'une seconde en . La consécration, la troisième étoile, est obtenue en [5],[12]. À cette époque, il travaille toujours avec sa famille dans l'établissement dans lequel il est surnommé « patron ». Il y est accompagné de sa femme Marie Troisgrois et de ses deux fils qui sont véritablement à la tête des opérations. Leurs épouses et leur tante, qui s'occupe de la caisse, complètent la « grande famille »[13]. Il meurt à 76 ans le à Nice dans les Alpes-Maritimes[2].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Christian Chandon, « Pierre Troisgros, un chef aux racines 100 % bourguignonnes », Courrier picard, , p. 7
  2. 1 2 « Troisgros Jean Baptiste » Accès libre, sur Relevé des fichiers de l'Insee
  3. 1 2 3 4 Jacky Durand, « Troisgros, chefs de famille », Libération, , p. II-IV (lire en ligne Accès payant)
  4. 1 2 (en) Patricia Wells, « Jean Troisgros, a top chef, dies; helped guide new French cuisine », New York Times, , p. 5 (lire en ligne Accès libre)
  5. 1 2 3 4 5 6 Michel Kosossey, « Pierre Troisgros ou la passion de l'innovation », L'Hôtellerie Restauration, no 3071, (lire en ligne Accès libre)
  6. 1 2 3 Paul Morelle, « Jean-Baptiste Troisgros (1897-1974) » Accès libre, sur Encyclopædia Universalis
  7. 1 2 3 Stéphane Davet, « La mort de Pierre Troisgros, chef étoilé », Le Monde, (lire en ligne Accès payant)
  8. Millau 2010, p. 456.
  9. 1 2 Léo Pajon, « Un, deux, trois, quatre Troisgros : une saga familiale et gastronomique », Le Monde, (lire en ligne Accès payant)
  10. Millau 2010, p. 18.
  11. « Pierre Troisgros, célèbre chef étoilé, est mort », Le Monde, (lire en ligne Accès libre)
  12. Alexandra Marie Ertiani, « Loire. Mort du chef trois étoiles, Pierre Troisgros, "un pilier de la grande cuisine française" », France 3 Rhône-Alpes, (lire en ligne Accès libre)
  13. Millau 2010, p. 455.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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