Jean François Gabriel Calemard de Lafayette
Jean François "Gabriel" Calemard de Lafayette[1], baron de Chadrac (en périphérie du Puy-en-Velay, terre à château de ce nom, héritée de sa famille maternelle), né au Puy-en-Velay le , mort à Paris le , fils de Pierre Marcellin Calemard de Lafayette (1751-1831), magistrat présidial et d’Anna de Sigaud de Chadrac, est un magistrat et homme politique français.
| Député français Haute-Loire | |
|---|---|
| - |
| baron de Chadrac |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Calemard de Lafayette (d) |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Pierre Marcellin Calemard de La Fayette (d) |
| Fratrie | |
| Enfant |
Louis Calemard de Lafayette (d) |
| Distinction |
|---|
Biographie
modifierMagistrat, il entre dans la carrière sous la Restauration, il est nommé successivement procureur du roi au Puy-en-Velay, président de chambre à la cour d'appel de Lyon et premier président de la cour d'appel de Grenoble. Président du Conseil général de la Haute-Loire, il est élu député de la Haute-Loire le . Il vote avec la majorité royaliste, se prononçant le , sur la septennalité de la Chambre ; le , sur l’entretien des routes ; en sur l’interprétation des lois après recours en cassation. Le , place de la Concorde à Paris, il est assassiné, dans sa voiture, par un ancien émigré, qui se jugeait mal servi dans la répartition du milliard des émigrés, à laquelle Calemard de Lafayette avait travaillé, en sa qualité de membre de la commission créée pour cela[2]. « L’assassin se brûla la cervelle sur-le-champ. D’autres sources précisent que ce drame fut en réalité causé par une rivalité passionnelle. Calemard de Lafayette expira le lendemain, emportant les regrets de tous ses compatriotes. » (Gaston Joubert)[3]
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division)[4].
Famille
modifierIssu d’une famille de robe vellave, maintenue noble par lettres-patentes du , frère de Pierre Calemard de Lafayette (1783-1873), il se marie en premières noces à Galathée de Quinsart d’Espradels, et en secondes noces, par contrat du (me Guibert, à Meudon), à Marie-Élisabeth de Pradier d’Agrain, décédée le , fille du marquis de ce nom, dernier président de la Chambre des comptes de Bourgogne[2].
Du premier lit seulement, vinrent :
- Fanny Calemard de Lafayette, mariée à Edouard Arnaud, docteur en médecine.
- Léonie Calemard de Lafayette, née en 1814, veuve de Charles de Chardon des Roys, qui devint religieuse du Sacré-Cœur et mourut le .
- Louis Calemard de Lafayette, né vers 1817, mort en 1870, banquier et associé d’agent de change, ayant publié : Les Boursiers de Paris, 1858 ; Aristocratie et Bourgeoisie, 1848 ; Guide du client de la Bourse et édité Le Carnet, revue de la Bourse, 1865 ; et Journal de la Bourse en 1866. Marié à Cécile Stéphanie Winckel, il n’a laissé qu’une postérité féminine.
Notes et références
modifierBibliographie
modifier- Paul Bauer, Deux Siècles d’Histoire au Père Lachaise. Mémoire et Documents, Versailles, , page 166
- Arnaud Chaffanjon, La Fayette et sa descendance, Berger-Levrault, , page 88
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des Familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle., Évreux, 1903-1929, tome VIII, pages 109-111
- L. P. d’Hozier, Armorial général ou registres de la noblesse de France, Paris, Firmin-Didot, 1738-1908, p. 7e registre complémentaire : 1ère partie, 1868.
- Gaston Joubert, Dictionnaire biographique de la Haute-Loire, Les Éditions du Roure, , page 87
- Vte Gaston de Jourda de Vaux, Les Châteaux historiques de la Haute-Loire, Le Puy, , tome I, pages 320-321
- Vte Gaston de Jourda de Vaux, Le Nobiliaire du Velay et de l’ancien diocèse du Puy, Lyon, 1924-1933, tome I, pages 196-198 et tome VII
- Henry Mosnier, Les Légionnaires de la Haute-Loire depuis l'institution de la Légion d'honneur jusqu'à nos jours (1802-1895),
- Nobirulus, Le Livre d’or du Velay, Lyon, , pages 141-142
- Dr. Paul Olivier, Iconographie du Velay., Le Puy, Éditions de la Société académique,
- Georges Paul, Armorial général du Velay et des enclaves de l’Auvergne, du Gévaudan, du Vivarais et du Forez, formant le département de la Haute-Loire, Paris, , pages 90-91
- Vte A. Reverend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration., Paris, 1901-1906, tome II, pages 9-10
- Robert, Bourloton et Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français 1789-1889, pages 550-551
- Roman d’Amat, Dictionnaire de Biographie française, Paris, , tome VII, colonnes 885-886
- E. Salomon et H. Theilleres-Bessard, Le Manoir des Granges à Bas-en-Basset, Aix-les-Bains, , page 90
- E. Salomon et Jourda de Vaux, Les Châteaux historiques du Forez, Hennebont, 1916-1926, tomes I et III
- Jules Villain, La France moderne (1. Haute-Loire), Saint-Étienne, , tome I, pages 106-109, 532
Sources
modifier- « Jean François Gabriel Calemard de Lafayette », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Références
modifier- ↑ Assemblée nationale, « Jean, François, Gabriel Calemard de Lafayette », sur www2.assemblee-nationale.fr/ (consulté le )
- 1 2 Vte A. Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, Paris, 1901-1906, t. II, p. 9-10
- ↑ Gaston Joubert, Dictionnaire biographique de la Haute-Loire, Les Editions du Roure, , p. 87
- ↑ Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 104
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :