Jean-Joseph Ferréol

évêque catholique

Jean-Joseph Jean-Baptiste Ferréol est un missionnaire français des Missions étrangères de Paris ( 장조제프 페레올), né le à Cucuron dans le Vaucluse, décédé le à Séoul. Il est vicaire apostolique de Corée.

Jean-Joseph Ferréol
Fonctions
Évêque titulaire
Belline (d)
-
Martin Takáts (d)
Laurence Gillooly (en)
Vicaire apostolique de Corée (d)
Vicariat apostolique de Corée (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités
Évêque catholique (à partir du ), missionnaire, prêtre catholiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Jeunesse et vocation

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Jean-Joseph Ferréol est né le à Cucuron (Vaucluse), fils de Louis Ferréol et Marie Allaix.

Après ses études, ce séminariste enseigne les belles-lettres avant d'accéder à la prêtrise. Il est ordonné prêtre à Avignon le jour de Noël, le , à l’âge de 29 ans. L’année suivante, il rejoint les Missions étrangères de Paris (MEP)[1].

Travail presbytéral

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Après plusieurs années de sacerdoce dans l'archidiocèse d'Avignon, il entre au séminaire de la Société des Missions Étrangères à Paris[2]. Diplômé le , il part pour les missions en Chine. D'abord affecté en Mandchourie et au Liaodong, il est cependant rejeté par les chrétiens locaux qui craignent les persécutions. Il se rend alors en Mongolie.

Le , le pape Grégoire XVI le nomme coadjuteur du vicaire apostolique de Corée puis évêque titulaire de Belline. Cependant, le père Ferréol ne reçoit pas immédiatement la consécration épiscopale à ce moment-là, et il lui est impossible de se rendre en Corée. Durant cinq années il tente de pénétrer dans le Royaume ermite de Corée, où une violente vague de persécutions sévit à l'encontre des chrétiens.

Épiscopat

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MEP Departures of 1856

Le , il devient officiellement vicaire apostolique de Corée et évêque titulaire de Belline (de), en remplacement de Laurent Imbert, missionnaire français, qui avait été emprisonné puis a été décapité le , en même temps que Jacques Chastan et Pierre Maubant. Le , il est finalement consacré évêque de Séoul par Emmanuel Verrolles[3], des Missions étrangères de Paris, vicaire apostolique du Liaodong et de la Mandchourie et évêque titulaire de Columbica (de)[4].

Fin , il se rend à Shanghai où il donne l'ordination sacerdotale à Andrew Kim Taegon, le premier prêtre catholique coréen. Accompagné de ce dernier et du père Antoine Daveluy, missionnaire français, ils embarquent ensuite pour la Corée à bord d'une jonque de fortune, où ils arrivent le , en s'échouant sur les roches acérées du rivage coréen. Il se rend alors à Séoul et y établit son vicariat.

En 1846, la persécution des chrétiens reprend, entraînant notamment la mort du père André Kim Taegon[5]. Pendant huit ans, il va exercer sa mission dans la clandestinité[6]. C'est ainsi que l'évêque Ferréol poursuit son œuvre missionnaire à Séoul jusqu'à ce qu'il meurt d'épuisement le . Parmi les quatre premiers évêques ayant œuvré en Corée, il fut le seul à mourir d'épuisement, les autres ont été exterminés[7].

Notes et références

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(pl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en polonais intitulé « Jean-Joseph-Jean-Baptiste Ferréol » (voir la liste des auteurs).
  1. Marie Louise Bicais, « De Curcuron à Séoul, Jean Joseph Ferréol », sur provenceetmoi.canalblog.com, (consulté le ).
  2. Institut de Recherche France-Asie (IRFA), « Missionnaire Ferréol Jean-Joseph », sur irfa.paris, (consulté le ).
  3. Catherine Marin, La Société des Missions Etrangères de Paris : 350 ans à la rencontre de l'Asie : 1658-2008 : colloque à l'Institut Catholique de Paris (4 et 5 avril 2008), Institut catholique de Paris, Karthala, , 278 p. (ISBN 978-2-8111-0455-9), p. 249.
  4. René Volot et Olivier Tellier, L’aventurier de la foi, Mgr Jean-Joseph Ferréol (1808-1853) : Le carnet de mission de l’évêque évangélisateur du royaume ermite de Corée, Saint-Léger, , 154 p. (ISBN 978-2-3645-2063-9).
  5. Kim a été pendu sur la place des exécutions Saenamteo, à Séoul, le 16 septembre 1846. Il était âgé de 25 ans à peine et il avait été ordonné prêtre seulement 13 mois auparavant.
  6. France-Corée, « Solmoe : le site où naquit le catholicisme coréen », sur Korea,net., (consulté le ).
  7. Annales de la propagation de la foi : recueil périodique des lettres des évêques et des missionnaires des missions des deux mondes, et de tous les documents relatifs aux missions et à l'Association de la propagation de la foi, Lyon, Bureau de l'œuvre de la Propagation de la Foi (no 225), , 484 p. (lire en ligne), p. 423.

Liens externes

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