Jean-Louis Brue
Jean-Louis Brue, né le à Moka dans l'île Maurice et mort le à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, est un général français de la Révolution et de l’Empire. Il a servi durant les guerres napoléoniennes et la période postérieure.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Fratrie | |
| Parentèle |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Distinction |
Biographie
modifierCarrière militaire
modifierEntré comme canonnier en 1797 dans une compagnie d’artillerie volante constituée de jeunes coloniaux[1], Brue quitte ce corps pour venir en France. Il s’engage dans le 7e régiment de chasseurs à cheval le dans l'Armée de l'Ouest.
Il participe à l’Expédition d’Égypte , comme sous-lieutenant quartier-maître, de l’escadron fourni au contre-amiral Honoré Joseph Antoine Ganteaume[1]. Employé comme capitaine-adjoint à l’état-major de la division du Sud du général Charles Victoire Emmanuel Leclerc, il est nommé capitaine provisoire le à Saint-Domingue[1].Il le prend ensuite au nombre de ses aides-de-camp[1].
De retour en France en 1804, il reçoit son brevet de capitaine au Camp de Montreuil le [1]. Brue sert successivement aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne. Il devient aide de camp du général Jean-Pierre Firmin Malher[1]. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et le , il devient aide de camp du général Martial Bardet[1].
De 1808 à 1812, il sert en Espagne, et le , il est affecté au 50e régiment d’infanterie de ligne. Il est nommé chef de bataillon le , au 27e régiment d’infanterie de ligne, puis le , il passe au 72e régiment d’infanterie de ligne, dont il prend le commandement à l’ouverture de la Campagne de Russie[1].
La campagne de Russie et la captivité
modifierLe , il devient colonel au 46e régiment d’infanterie de ligne. Il est blessé le à la bataille de Smolensk, d’un coup de feu à la cuisse[1]. Il reçoit la croix d’Officier de la Légion d'honneur le .
Il fait la Campagne d'Allemagne (1813) au cours de laquelle il est blessé et fait prisonnier à la bataille de Kulm le . De retour en France le , il est mis en non-activité[1].
Retour au service et grades ultérieurs
modifierRéintégré lors des Cent-Jours, il est appelé le à la tête du régiment Le Dauphin ex-3e régiment d’infanterie de ligne à Bayonne, dont il conserve le commandement après le . Rappelé à Paris le , il obtient le brevet de maréchal-de-camp le et prend la tête de la 2e brigade de la 4e division d’infanterie du 1er corps de l’armée du Nord.
« En cette qualité, il commanda une brigade du 1er corps à Waterloo. »
Il est mis en demi-solde le , avec le grade de colonel.
Seconde Restauration
modifierN’étant pas reconnu dans ses grades lors de la Seconde Restauration, il démissionna de l’armée pour se consacrer au commerce[1].
Monarchie de Juillet
modifierAprès les Trois glorieuses, il reprend du service en commandant le 64e régiment de ligne, puis est inscrit sur la liste des maréchaux de camp le , avec son ancien grade[1]. Jusqu’en 1842, il occupa diverses fonctions militaires, commandant successivement les subdivisions du département de la Mayenne où il va poursuivre les insurgés lors de la Guerre de Vendée et Chouannerie de 1832.
Il est nommé par la suite dans les subdvisions de la Manche en , des Hautes-Pyrénées et du Gers[1].
Fin de vie
modifierEn 1842, il se retira à Tarbes, où il mourut le . Jean-Louis Brue appartenait à une famille dont plusieurs membres avaient servi dans l’armée[1], et il fut plusieurs fois décoré pour ses services, notamment en tant que Commandeur de la Légion d'honneur depuis le .
Notes et références
modifierSources
modifier- (en) « Generals Who Served in the French Army during the Period 1789 - 1814: Eberle to Exelmans »
- Thierry Pouliquen, « Les généraux français et étrangers ayant servis [sic] dans la Grande Armée » (consulté le )
- (pl) « Napoléon.org.pl »
- Jean-Louis Brüe du Garoutier sur roglo.eu
- Docteur Robinet, Jean-François Eugène et J. Le Chapelain, Dictionnaire historique et biographique de la révolution et de l'empire, 1789-1815, volume 2, Librairie Historique de la révolution et de l’empire, 900 p. (lire en ligne), p. 290.