Jean-Louis Hourdin
Jean-Louis Hourdin est un comédien et metteur en scène de théâtre français, un des acteurs de la décentralisation théâtrale, né en 1944.
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Jean-Louis Alain Hourdin |
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Biographie
modifierJean-Louis Alain Hourdin, formé à l'École supérieure d'art dramatique de Strasbourg entre 1966 et 1969, joue sous la direction de Hubert Gignoux, Pierre Etienne Heymann, André Steiger, G. Jung, Robert Gironès, Peter Brook, Jean-Pierre Vincent, Jean Jourdheuil et Jean-Paul Wenzel.
Animé par les idéaux des pionniers de la décentralisation théâtrale en France, il fonde avec Arlette Chosson en 1976 le Groupe régional d'action théâtrale et culturelle, plus connu sous le nom de GRAT[1]. Il crée avec Jean-Paul Wenzel et Olivier Perrier les Rencontres théâtre à Hérisson dans l'Allier en 1976.
En 2006, il rachète la Maison Jacques-Copeau à Pernand-Vergelesses en Côte-d'Or[2] et crée l'Association Maison Jacques Copeau qui accueille des formations professionnelles dès 2006[3]. En 2014, le ministère de la Culture et de la Communication décerne à la Maison Jacques-Copeau le label Maisons des Illustres[4].
Il est l'un des acteurs et metteurs en scène qui témoignent dans le film documentaire Une aventure théâtrale. 30 ans de décentralisation réalisé par Daniel Cling en 2017, consacré à la décentralisation théâtrale en France[5],[6].
Metteur en scène
modifier- 1976 : Tout ça c'est une destinée normale d'après Karl Valentin et Liesl Karlstadt, Cartoucherie de Vincennes[7],[8].
- 1978 : Ça respire encore, Théâtre national de Strasbourg[9].
- montage de textes de Karl Valentin, Dario Fo, Michel Deutsch avec un extrait de Woyzeck de Georg Büchner.
- 1979 - 1980 : Honte à l'humanité, écriture et mise en scène avec Olivier Perrier et Jean-Paul Wenzel, Théâtre de Gennevilliers, puis tournée[10],[11].
- 1980 : Woyzeck de Georg Büchner, Rencontres théâtrales d'Hérisson[12]
- reprise au Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, lors du Festival d'automne, Paris[13],[14],[15].
- 1981 - 1982 : Tout ça c'est une destinée normale N° 2 d'après Karl Valentin et Liesl Karlstadt, Théâtre de Sartrouville[16].
- reprise au Théâtre Firmin-Gémier, Antony.
- 1982 : Léonce et Léna de Georg Büchner, Festival d'Avignon, repris au Théâtre de Gennevilliers[17].
- 1983 :
- Liberté à Brême, pièce de R.W. Fassbinder, Festival d'Avignon, Cloître des Carmes[18]
- reprise en 1984 à la Maison de la Culture de La Rochelle et tournée en France[19].
- La Mort de Danton de Georg Büchner, mise en scène avec Hélène Vincent, Théâtre de l'Est parisien (TEP)[20],[21],[22].
- Moi n'amuse pas moi d'après Chaval, mis en scène avec Robert Guillermet, Sartrouville[23].
- Liberté à Brême, pièce de R.W. Fassbinder, Festival d'Avignon, Cloître des Carmes[18]
- 1984 - 1985 :
- Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare, Maison de la Culture, La Rochelle[24].
- La Tempête de W. Shakespeare, Théâtre de Poitiers.
- 1986-1987 : Ubu roi d'Alfred Jarry
- 1987 - 1988 :
- La Ronde d'Arthur Schnitzler, centre d'animation de Beaulieu, Poitiers[25].
- Le Monde d'Albert Cohen
- 1989 : Hurle France
- 1990 : Casimir et Caroline de Ödön von Horváth
- 1991 :
- Coups de foudres de M. Deutsch
- Des babouins et des hommes d'après l’œuvre d'Albert Cohen, avec François Chattot et Clotilde Mollet, MC93 Bobigny[26].
- La Maison du peuple d'Eugène Durif
- Tamerlan de Christopher Marlowe
- 1992 : Farces de Molière et de Dario Fo[27]
- 1993 : 'Sans titre de Federico García Lorca
- 1993-1994 : Boby, d'après Boby Lapointe, MC 93, Bobigny[28].
- 1995 :
- El Halia de Louis Arti, MC 93, Bobigny[29].
- À l'aventure d'Evelyne Pieiller
- 1996-1997 : Les Fils de l'amertume de Slimane Benaïssa, avec Sid Ahmed Agoumi, Festival d'Avignon, Cloître des Célestins[30],[31],[32],[33].
- 1998 :
- Brassens, chansons
- Chantier
- 1999 : Cabaret satirique N°3 tout ça c'est une destinée normale de Franca Rame, Dario Fo, Liesl Karlstadt, Karl Valentin
- 1999 : Ça respire toujours
- 2000 : Gens de Cluny-Légendes
- 2000-2001 : Le Théâtre ambulant Chopalovitch de Lioubomir Simovitch
- 2002 : Le Livre de ma mère d'Albert Cohen
- 2003 :
- Même pas mort ! d’Eugène Durif
- Woyzeck de Georg Büchner
- 2004 :
- D'où viens tu mon petit de Gérard Guillaumat
- Le Tribun de Mauricio Kagel
- 2005 : Veillons et armons-nous en pensée
- 2006 :
- Boby dit d'après Boby Lapointe et Louis Arti
- Les passions
- 2007 :
- Fracas de Pierre Henri[34]
- Une confrérie de farceurs, d'après l'anthologie Les Farces. Moyen Âge et Renaissance de Bernard Faivre, mise en scène avec François Chattot, avec Catherine Hiegel, Pierre Vial, Roger Mollien, Théâtre du Vieux-Colombier, Paris[35].
- 2008 : Copeau d'après Jacques Copeau
- 2009 : Je suis en colère mais ça me fait rire de Grat-Cie Jean Louis Hourdin[36]
- 2010 :
- C'est la faute à Rabelais d'Eugène Durif
- Coups de foudres de Michel Deutsch et Frantz Fanon
- 2010-2011 : Clarisse, Mehdi et les autres de David Dumortier
- 2012 :
- Et si on s'y mettait tous
- Jean la chance de Bertolt Brecht[37]
- Très nombreux, chacun seul de Jean-Pierre Bodin et Alandrine Brisson
- 2013 :
- Le Désir de l'humain d'Eugène Durif
- Jean la chance de Bertolt Brecht, avec les élèves du TNS[38]
- 2014 : Les Utopies anonymes d'Eugène Durif
- 2015 : Vous prendrez bien un peu de liberté ou comment ne pas pleurer d'après Marivaux et Naomi Klein.
Comédien
modifier- 1969 : Les Anabaptistes de Friedrich Dürrenmatt, mise en scène d'André Steiger, Grand Théâtre de Genève puis Maison de la Culture, Grenoble : rôle d'un anabaptiste[39].
- 1976 : Chatterton d'Alfred de Vigny, mise en scène de Jean Jourdheuil, Théâtre national de Strasbourg : rôle-titre[40].
- 1986 : Passions selon Saint-Flour d'Arlette Namiand, mise en scène de Jean-Paul Wenzel, Théâtre des Îlets, Montluçon.
- reprise au Théâtre de la Tempête, La Cartoucherie, Paris[41].
- 1998 : Un ennemi du peuple d'Henrik Ibsen, mise en scène de Claude Stratz, Comédie de Genève : rôle du docteur Tomas Stockmann.
- reprise au Théâtre national de la Colline, Paris[42].
Notes et références
modifier- ↑ « Grat compagnie Jean-Louis Hourdin »
- ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « La maison de Copeau sauve ses planches », Libération, (lire en ligne).
- ↑ René Solis, « À Cluny, le pouvoir aux artistes », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « La Maison Jacques Copeau », sur Maison Jacques-Copeau.
- ↑ Didier Méreuze, « Une exception française : la décentralisation théâtrale », La Croix, (lire en ligne).
- ↑ Armelle Héliot, « La décentralisation : les témoignages par-delà le temps », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « "Tout ça, c'est une destinée normale" », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claire Devarrieux, « Prononcer "gratte" », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « Ça respire encore par le Grat », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « Honte à l'humanité, à Gennevilliers. Mythologie - fiction », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Honte à l'humanité [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Woyzeck [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Woyzeck [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Bernard Dort, « Le jeu et les signes », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Woyzeck, mise en scène de Jean-Louis Hourdin, Théâtre de l'Aquarium - 12 photographies de Brigitte Enguérand »
, sur Gallica. - ↑ « Tout ça c'est une destinée normale II [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Mathilde La Bardonnie, « Léonce et Léna à Gennevilliers. Entre trois miroirs », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Liberté à Brême, mise en scène de Jean-Louis Hourdin, Festival d'Avignon - 25 photographies de Brigitte Enguérand »
, sur Gallica. - ↑ Mathilde La Bardonnie, « Liberté à Brême. Un don d'Hélène Vincent », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « La Mort de Danton [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Michel Cournot, « Théâtre. Danton sur tréteaux », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ bernard Dort, « Les vertus de la débâcle », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Moi n'amuse pas moi [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ C. Ba., « La magie des sous-bois », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « La Ronde d'Arthur Schnitzler. Le partage ou la mort », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Les mots, l'amour, la chair. Cohen, dit par François Chattot et Clotilde Mollet. Joyce, dit par Hélène Vincent Quand la littérature réchauffe les planches », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « L'été festival. Nîmes. Fanfare et pétarades. De Franca Rame à Molière, Jean-Louis Hourdin revient aux enfances prometteuses du théâtre. Farces au Cloître des Jésuites », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Boby à la Maison de la culture de Bobigny. À la pointe du combat », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Hélène Hazera, « El Halia, le Guernica de Louis Arti », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Les fils de l'amertume [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Michel Cournot, « De bons Berbères entre deux éléphants », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Gilles Costaz, « Le théâtre de la Méditerranée », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Rencontre fraternelle entre les metteurs en scène français et algérien Jean-Louis Hourdin et Slimane Benaïssa. L'Algérie sous les platanes », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Gwénola David, « Jean-Louis Hourdin : Rire, debout malgré la débâcle », La Terrasse,
- ↑ « Une confrérie de farceurs [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Didier Mereuze, « Jean-Louis Hourdin : pour l'amour de l'humanité », La Croix, (lire en ligne)
- ↑ Marie-Emmanuelle Galfré, « Jean La Chance », La Terrasse, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Jean-Louis Hourdin, chef de troupe de Jean La Chance» », L'Obs, (lire en ligne)
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Les Anabaptistes de Dürrenmatt à Genève et à grenoble », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Chatterton [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Caroline de Baroncelli, « L'Assaut, Passions. La femme rasée », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Annie Coppermann, « Pollution et magouilles », Les Échos, (lire en ligne).
Bibliographie
modifier- Daniel Lemahieu, « Hourdin Jean-Louis », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 690-691.
- Nicolas Righetti, « Notre rencontre avec Jean-Louis Hourdin », move one culture, (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressources relatives au spectacle :
- « Jean-Louis Hourdin », sur Theatre contemporain.net.