Jean-Mandé Sigogne

prêtre catholique français, missionnaire auprès des Acadiens

Jean-Mandé Sigogne, né le 6 avril 1763 à Beaulieu-lès-Loches, mort le 9 novembre 1844 à Pointe-de-l'Église, est un prêtre catholique français connu pour ses activités missionnaires auprès des Acadiens de la Nouvelle-Écosse.

Jean-Mandé Sigogne
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Biographie

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Né à Beaulieu-lès-Loches en France, il est l'aîné des dix enfants de Mandé Sigogne, fabricant de tissus et de Marguerite Robert[1]. Il se forme à la prêtrise au petit puis au grand séminaire de Tours. Il y est ordonné prêtre en 1787.

D'abord nommé vicaire de Manthelan, non loin de son lieu de naissance, il garde cette charge jusqu'en 1791, puis continue son travail dans une semi-clandestinité après la Révolution, refusant de signer la Constitution civile du clergé. Après avoir échappé à la gendarmerie, il quitte la France l'année suivante[2]. Il parvient en Angleterre, où les sources divergent sur les emplois qu'il exerce, bien que toutes s'accordent sur le fait que ceux-ci ne furent pas ecclésiastiques (tourneur sur bois, précepteur, répétiteur..)[2], avant d'émigrer, comme de nombreux prêtres français exilés en Angleterre, vers les colonies britanniques du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse au Canada[3].

Missionnaire auprès des Acadiens sous les juridictions des évêques Joseph-Octave Plessis et Pierre Denaut, gallican résolu réputé autoritaire, il a notamment la responsabilité d'églises dans les comtés de Yarmouth et de Digby[4]. Il y fonde deux paroisse à Sainte-Anne et à Sainte-Marie, où il installe des conseils paroissiaux et crée des postes de bedeaux et de sacristains[5]. Il sert également en tant que juge de paix. Il réside principalement sur la baie Sainte-Marie. Il s'y charge notamment de l'éducation du futur député et poète Frédéric Robichaud.

Ayant écrit une quantité importante de manuscrits, il demeure l'un des écrivains les plus prolifique de la Reconstruction acadienne aux Maritimes[6].

Dès 1835, la paralysie le gagne peu à peu, aggravant un état de santé déjà fragile. Il décède en 1844 dans son église, quelques jours après une dernière attaque[2].

En 1889, sous l'impulsion des abbés Alphonse Parker et Jean-Marie Gay, le Mémorial Sigogne est érigé sur sa tombe à Pointe-de-l'Église[5].

Références

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  1. ↑ Pierre-Marie Robarts (University of Toronto), Les Français du sud-ouest de la Nouvelle Écosse; le R.P. Jean-Mandé Sigogne, apôtre de la Baie Sainte-Marie et du Cap de Sable, 1799-1844, Besançon Librairie centrale, Veuve C. Marion, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 Bernard Pothier, « SIGOGNE, JEAN-MANDÉ » dans Dictionnaire biographique du Canada, 1988, Université Laval/Université de Toronto, 2003–, consulté le ..
  3. ↑ Guy-Marie Oury, « Les débuts du missionnaire Sigogne en Acadie », Les Cahiers des dix, Les éditions du Bien Public, no 40,‎ , p. 43–86 (ISSN 0575-089X et 1920-437X, DOI 10.7202/1016208ar, lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ (fr-CA) « Le père Sigogne », sur Université Sainte-Anne (consulté le ).
  5. 1 2 Gérald Boudreau, « Traces matérielles et culturelles de l’apostolat du missionnaire Sigogne », Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes / Port Acadie: An Interdisciplinary Review in Acadian Studies, Université Sainte-Anne, nos 10-11-12,‎ , p. 23–36 (ISSN 1498-7651 et 1916-7334, DOI 10.7202/018629ar, lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Denise D'Astous, Héroïsation de l'abbé Jean-Mandé Sigogne dans trois journaux acadiens du dix-neuvième siècle, Moncton, Université de Moncton, , 137 p. (lire en ligne), p. 14-15.

Bibliographie

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  • Gérald C. Boudreau, Le père Sigogne et les Acadiens du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse (monographie), St-Laurent (Québec), Éditions Bellarmin, , 230 p. (lire en ligne)
  • Alexandre Braud, « Les Acadiens de la baie Sainte-Marie », Revue du Saint-Cœur de Marie, Abbeville, France,‎ , p. 90–93, 144–146, 173–176, 276–279, 336–339.

Liens externes

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