Jean-Martial Bineau

personnalité politique française

Jean-Martial Bineau est un homme politique français, né le [1] à Gennes (Maine-et-Loire) et mort le à Chatou (Seine-et-Oise).

Jean-Martial Bineau
Illustration.
Fonctions
Ministre des Finances
–
(2 ans, 11 mois et 18 jours)
Monarque Napoléon III
Gouvernement Gouvernement Napoléon III (3)
Prédécesseur Achille Fould
Successeur Pierre Magne
Ministre des Travaux publics
–
(1 an, 2 mois et 9 jours)
Président Louis-Napoléon Bonaparte
Président du Conseil Alphonse Henri d'Hautpoul
Gouvernement Hautpoul
Prédécesseur Théobald de Lacrosse
Successeur Pierre Magne
Sénateur du Second Empire
–
Président du Conseil général de Maine-et-Loire
–
(3 ans)
Prédécesseur Gédéon Florentin de Marcombe
Successeur Charles Louvet
Député de Maine-et-Loire
–
(10 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 19 juin 1841
Réélection 9 juillet 1842

1er août 1846
23 avril 1848
13 mai 1849

Circonscription Maine-et-Loire
Législature Vème, VIème, VIIème, Assemblée nationale constituante et Assemblée nationale législative
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Gennes (Maine-et-Loire)
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Chatou (Yvelines)
Sépulture Cimetière de Montmartre à Paris
Parti politique Majorité dynastique
Diplômé de École polytechnique
École des Mines de Paris

Il est député, président de conseil général, plusieurs fois ministre, sénateur, membre de l'Académie des sciences morales et politiques et grand-croix de la Légion d'honneur.

Biographie

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Ses débuts

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Il entre major à École polytechnique en 1824, d'où il sort 5e d'une promotion de cent deux élèves en 1826 et entre à l'École des mines de Paris. Inspecteur général des mines, il se crée une réputation par plusieurs découvertes remarquées.

Carrière politique

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En 1841, Jean-Martial Bineau est élu député d'Angers (Maine-et-Loire). Il se montre un farouche défenseur du développement du chemin de fer et obtient successivement sa réélection en 1849. Rapporteur de la commission du budget rectifié de 1848, il devient un des orateurs financiers de la majorité conservatrice les plus écoutés.

Assemblée nationale constituante, séance du  : conflit entre Bineau, rapporteur de la commission du budget rectifié de 1848, et Victor Hugo, à propos d'une réduction du budget des Beaux-Arts. Depuis cet épisode, les caricaturistes (comme, ici, Cham) représentent Bineau en sauvage ennemi de la civilisation.

Il est nommé ministre des Travaux publics en 1849. Il prend nettement le parti de Louis-Napoléon Bonaparte lors du coup d'État du 2 décembre 1851 et devient, au lendemain de cet événement, membre de la Commission consultative.

En 1852, il est nommé ministre des finances par Napoléon III. Il fait transformer une rente d'État à 5 % en rente à 4,5 % le  ; cette opération permit de renflouer les caisses de l'État, en faisant beaucoup de mécontents chez les petits porteurs.

Président du conseil général de Maine-et-Loire de 1852 à 1855, il devient sénateur du Second Empire le .

Le , Jean-Martial Bineau est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur[2]. Il entre également à l'Académie des sciences morales et politiques.

La tombe de Jean-Martial Bineau au cimetière de Montmartre.

Il est contraint, par le mauvais état de sa santé, de se retirer du ministère, le . Il meurt moins d'un mois après. Il est inhumé le dans la 6e division[3]du cimetière de Montmartre où il repose de nos jours dans une tombe de facture moderne[4].

Tradition populaire autour du personnage imprécis de Bineau

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Tous les ans, entre février et avril a lieu le carnaval de Bineau (ou : Binot) dans plusieurs communes du Hurepoix dont : Arpajon, Leuville-sur-Orge, Marcoussis, Nozay, La Ville-du-Bois, Linas[5].

Une marionnette géante de bois, de paille et de chiffons, personnifiant l'hiver qui se termine, est brûlée en place publique après avoir été promenée dans les rues[6].

Hommage

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Notes et références

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Sources

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Liens externes

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