Jean-Pierre Ghysels

sculpteur belge

Jean-Pierre Ghysels est un sculpteur belge né à Uccle le et mort le à Couture-Saint-Germain. Il est l’auteur de la fontaine de la Tour du Midi à Bruxelles.

Jean-Pierre Ghysels
The last migration, Ghysels, Metro Bruxelles, 1977.
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Biographie

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Initialement formé à l’École des Métiers d'Arts de Maredsous, Ghysels suit les cours de Zadkine à l’académie de la Grande Chaumière, à Paris[1],[2].

Jean-Pierre Ghysels est un artiste monumental de tôle soudée. À partir de 1964, il crée des formes dont l'opulence est brisée par des arêtes[2]. Voici comment il s'exprime sur son activité[3], en particulier dans travail du volume[4]:

« La sculpture est un métier d'artisan »

 Jean-Pierre Ghysels

« Créer une sculpture, c’est choisir le matériau, entrer dans un dialogue avec elle, lui parler de l’espace, des lignes, des volumes, des courbes, des lignes droites, des proportions, ce que nous aimerions qu’elle soit. Il l’aime même s’il n’existe pas encore. »

 Jean-Pierre Ghysels

Plusieurs des œuvres de Ghysels décorent Bruxelles, notamment dans la station de métro Botanique[5] ou la sculpture ornant le plan d'eau, au pied de la tour du Midi.

En 1954, il réalise sa première sculpture monumentale[6], un calvaire d'une hauteur de 5 mètres à quelques dizaines de mètres du château du Héron, la maison communale de Rixensart[2],[7],[8],[9]. Ce monument commémore les missions paroissiales de 1954 à la demande des paroissiens des églises Saint-François-Xavier du Bourgeois et Sainte-Croix de Rixensart. Le monument est béni le 23 avril 1954[7].

En 1955, son service militaire terminé, il installe son atelier au 100, rue Marconi, à Bruxelles[6].

En 1957, le sculpteur obtient le prix Godecharle de sculpture, assorti d’une bourse de voyage. Grâce à celle-ci, il entreprend un périple de deux ans en Inde et au Népal, qu’il effectue notamment en 2 CV. Au cours de ce voyage, il séjourne au Liban, où il réalise des fresques pour la chapelle des Pères blancs de Rayak[6], et illustre à Beyrouth le Liturgicon, premier missel de rite byzantin[6]. Il rejoint ensuite Delhi, où il retrouve celle qui deviendra son épouse ; le mariage est célébré à Katmandou en 27 décembre 1959[6],[10].

En 2006, il est élu membre de l’Académie royale de Belgique, classe des Beaux-Arts, en remplacement de Jacques Moeschal[6].

Sculpteur de volume monumental, Volubilis, 1967, parc de Nachtegalenpark, Anvers

Sa première exposition personnelle se tient en octobre 1966 à l’Office provincial du Brabant à Bruxelles, où il obtient un prix. Il y présente notamment Vague, sa dernière sculpture figurative, ainsi qu’une première œuvre abstraite datée de 1965. Chez Ghysels, la figuration — jamais réaliste — constitue un point de départ pour des recherches formelles sur le volume qui s’affirment pleinement dans l’abstraction[6].

Il participe à de nombreuses expositions, reçoit plusieurs prix et ses œuvres se retrouvent dans de nombreux lieux publics ou privés[6].

Photographie en noir et blanc montrant la princesse Marie-Astrid de Luxembourg devant deux sculptures abstraites exposées, l’une de Jean-Pierre Ghysels à gauche et l’autre de L. Wercelier à droite, lors d’une exposition en 1968.
La princesse Marie-Astrid de Luxembourg lors de l’ouverture de l’exposition Benelux en juin 1968, aux côtés de deux sculptures primées : Gekronkelde Vorm de Jean‑Pierre Ghysels (à gauche) et L’Externel féminin de L. Wercelier (à droite).

En 2008 paraît « Ghysels », texte de Jean-Pierre Van Tieghem et photos de Christian Carez, chez 5 Continents Éditions Seuil[11].

En 2022, une salle des Musées Royaux des Beaux-Arts accueille l'ensemble de ses travaux[3].

Jean-Pierre Ghysels meurt le à Couture-Saint-Germain à l'âge de 91 ans[3],[12].


Œuvres

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  • Calvaire avec saint Jean et Marie, Rixensart
  • The last Migration, double sculpture ornant la station de métro Botanique, Bruxelles
  • Ovoïde,fontaine Saint-Josse-ten-Noode, rue de Ligne
  • Sculpture murale ornant le plan d'eau, au pied de la Tour du Midi, Bruxelles[6]

Références

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  1. Danièle Gillemon, « Jean-Pierre Ghysels, un certain bonheur », Le Soir, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  2. 1 2 3 « GHYSELS, Jean-Pierre », sur ledelarge.fr (consulté le ).
  3. 1 2 3 Roger-Pierre Turine, « Un sculpteur dans les étoiles: Jean-Pierre Ghysels s'en est allé », sur La Libre.be, (consulté le )
  4. OKV, « Jean-Pierre Ghysels »
  5. « Jean-pierre ghysels - the last migration », sur STIB-MIVB (consulté le ).
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Guy Vanden Bemden, « GHYSELS Jean-Pierre », (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  7. 1 2 Eric de Séjournet, Monique D'haeyere, Vivien de Walque, Jean-Claude Renier, « Le Calvaire de l’avenue de Merode », sur Rétro Rixensart,
  8. André Rousseau, Bruxelles et ses environs, Guides bleus Hachette, 1956, p. 88.
  9. Magdelaine Parisot, Belgique, Luxembourg, Guides bleus Hachette, 1971, p. 192.
  10. Eeckman, « Amour. Colette et Jean-Pierre Ghysels, on the road again », (consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  11. Roger Pierre Turine, « Ghysels en point de mire », La Libre Belgique, (lire en ligne, consulté le ).
  12. « Jean-Pierre Ghysels », sur In Memoriam (consulté le )

Liens externes

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