Jean-Pierre Saux

joueur français de rugby à XV

Jean-Pierre Saux, né le à Paris et mort le à Biarritz, est un joueur international français de rugby à XV évoluant au poste de deuxième ligne.

Jean-Pierre Saux
Description de l'image Jean-Pierre_Saux.jpg.
Fiche d'identité
Naissance
Paris 8e (France)
Décès (à 79 ans)
Biarritz (France)
Taille 1,85 m (6 1)
Poste Deuxième ligne
Carrière en junior
PériodeÉquipe 
0000-1945 Section paloise
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
1945-1951
1951-1964
CASG
Section paloise
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1960-1963 France 22 (6)
Carrière d'entraîneur
PériodeÉquipe 
Stade montois
FC Oloron

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Doté d’un gabarit imposant pour l’époque (1,85 m pour environ 95 kg), Saux commence sa carrière au sein des cadets de la Section paloise avant de rejoindre le CASG Paris, avec lequel il remporte le championnat de France d’Excellence en 1950. De retour à la Section paloise au début des années 1950, il s’impose comme un cadre du pack sectionniste et développe une réputation nationale grâce à ses prises de balles en touche, son engagement dans le combat d’avants et sa participation au jeu ouvert.

Sélectionné en équipe de France B puis en équipe de France, il connaît sa première sélection officielle sur le tard en 1960 lors du Tournoi des Cinq Nations, et compte au total 22 sélections entre 1960 et 1963, inscrivant deux essais. Il remporte trois Tournois des Cinq Nations consécutifs (1960, 1961 et 1962) et participe à plusieurs tournées internationales, notamment en Argentine, en Nouvelle-Zélande et en Australie.

En club, il est sacré champion de France en 1964 avec la Section paloise, à 36 ans, et dispute également quatre finales du Challenge Yves du Manoir (1953, 1959, 1962 et 1964) avec son club. Sa carrière s’achève la même année après un accident lors de la finale du Challenge Yves du Manoir, qui lui provoque un décollement de la rétine.

Après sa carrière de joueur, Jean-Pierre Saux devient entraîneur, notamment au Stade montois et au Football club oloronais, et reste une figure emblématique du rugby béarnais. Jean-Pierre Saux est le neveu de Paul Saux, pilier champion de France avec la Section en 1928 et le père de Philippe et Jean-François Saux, joueurs de la Section paloise.

Biographie

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Formation à la Section paloise et débuts aux CASG

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Jean-Pierre Saux nait à Paris[1] en 1928, et commence la pratique du rugby à XV avec les cadets de la Section paloise[2]. Il est le neveu de Paul Saux[3], champion de France en 1928 avec les sectionnistes[4]. À l’âge de 17 ans, il s’installe à Paris afin de poursuivre des études d’ingénieur en travaux publics[2]. Il rejoint alors le Club athlétique des sports généraux, où il évolue d’abord au poste de troisième ligne aile, puis en troisième ligne centre[2]. Avec le club parisien, il se remporte le championnat de France d’Excellence en 1950. Auteur d’un essai en demi-finale[5], il est sacré champion de France en battant le SC Pamiers sur le score de 17 à 6[6], lors de la finale disputée le au stade Roger-Dantou de Périgueux[7]. Saux ne devait initialement pas disputer la finale, étant sélectionné en équipe de France militaire pour affronter au Stade de la Croix du Prince de Pau les Combined Services britanniques[8],[9].

Ses performances lui permettent d’être sélectionné en équipe de Paris[10], puis en équipe de France militaire[11].

Champion de France avec la Section paloise et sélections internationales

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Jean-Pierre Saux rejoint la Section paloise en [12]. Il se forge rapidement une place au sein de l’effectif béarnais[13] et acquiert une réputation nationale[14]. Saux est rapidement associé en deuxième ligne avec l’international Pierre Aristouy[15].

Lors de la saison 1951-1952, Jean-Pierre Saux fait partie de l’effectif de la Section paloise qui remporte le Challenge Yves du Manoir, alors disputé sous l’appellation de Challenge de l’Amitié[16]. Cette édition réunit quatre clubs invités et se joue sous la forme d’une poule unique[16]. La Section paloise termine en tête du classement et s’adjuge le trophée à l’issue des six rencontres disputées[16].

Dès 1952, Saux est sélectionné dans le groupe de l’équipe de France[17]. Il est également appelé en équipe de France B, avec laquelle il inscrit un essai face à la Royal Navy[18]. La même année, il débute sous le maillot de l’équipe de France A, titulaire contre les Springboks (équipe d'Afrique du Sud) à Toulouse[19].

Jean-Pierre Saux est ensuite finaliste du Challenge Yves du Manoir à quatre reprises avec la Section paloise, en 1953, 1959, 1962 et 1964. Il doit renoncer à la tournée en Afrique du Sud de 1958 pour des raisons de santé[20].

En 1960, il connaît sa première cape, le , lors du Tournoi des Cinq Nations 1960, à l’âge de 31 ans. Il est titularisé en deuxième ligne aux côtés de Hervé Larrue lors de la victoire 16-6 face au pays de Galles, à l’Arms Park de Cardiff[21],[20]. L’équipe de France remporte la compétition, et retient son titre en 1961[22].

Il est ensuite sélectionné pour la tournée de l’équipe de France en 1961[23],[24]. Jean-Pierre Saux dispute trois rencontres officielles sous le maillot de l’équipe de France, toutes face à la Nouvelle-Zélande. Il est titularisé en deuxième ligne lors des trois test matchs, joués successivement à Eden Park (Auckland) le (défaite 13-6), à l’Athletic Park (Wellington) le (défaite 5-3) et à Lancaster Park (Christchurch) le (défaite 32-3)[25].

Saux reçoit l'Oscar du Midi olympique du meilleur joueur français pour l'année 1962.

En 1964, désormais âgé de 36 ans, il remporte le championnat de France avec la Section paloise, aux côtés notamment de François Moncla, Jean Piqué et André Abadie[26],[27]. Lors des phases finales, Jean-Pierre Saux est titulaire en deuxième ligne et forme un attelage complémentaire avec Jean-Baptiste Doumecq[16]. Il participe activement au parcours de la Section paloise, victorieuse en demi-finale puis en finale du championnat de France, remportée sur le score de 14 à 0 face à l’AS Béziers, au Stadium de Toulouse[28].

Une semaine plus tard, les deux équipes se retrouvent en finale du Challenge Yves du Manoir, disputée au Parc des Princes, rencontre remportée par l’AS Béziers sur le score de 6 à 3[29]. Lors de cette finale du Challenge Yves du Manoir 1964, perdue face à AS Béziers, un coup de pied reçu lors du match provoque un décollement de la rétine de l’œil gauche[30]. Malgré plusieurs opérations permettant de sauver son œil, il doit mettre un terme à sa carrière[30].

Entraîneur

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Jean-Pierre Saux devint par la suite entraîneur, notamment de Stade montois rugby et du Football club oloronais simultanément en 1971[31].

De 1982 à 1984, il est élu président de la Commission Rugby de la Section paloise[32].

Vie privée

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Jean-Pierre Saux est né le à Paris et est décédé le à Biarritz, à l’âge de 79 ans[33]. Il était le neveu de Paul Saux, pilier ayant remporté le championnat de France avec la Section paloise en 1928. Ses fils, Philippe Saux et Jean-François Saux, sont également les neveux d’Albert Cazenave[34], président emblématique de la Section paloise. Philippe Saux a été joueur de la Section[35] avant de devenir président de l’AS Pont Long, club de rugby proche de Pau[36]. Jean-François Saux a été deuxième ligne à la Section paloise de 1961 à 1986, et a été président pendant quatre ans de l’Amicale des anciens de la Section[34].

En parallèle de sa carrière sportive, Jean-Pierre Saux a exercé comme inspecteur général en assurances[33].

Palmarès

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En club

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Jean-Pierre Saux remporte le championnat de France d’Excellence en 1950 avec le Club athlétique des sports généraux. Il dispute treize saisons saisons avec la Section paloise, il est champion de France en 1963-1964. Il est finaliste du Challenge Yves du Manoir en 1959, 1962 et 1964.

Palmarès en équipe nationale

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Jean-Pierre Saux a remporté trois Tournois en 1960, 1961 et 1962. En 1960 et en 1961, c'est le Petit Chelem, une victoire sans défaite (trois matchs gagnés et un match nul).

Détails du parcours de Jean-Pierre Saux dans le Tournoi des Cinq Nations
Édition Rang Résultats France Résultats Saux Matchs Saux
Cinq Nations 1960 1 3 v, 1 n, 0 d 3 v, 1 n, 0 d 2/4
Cinq Nations 1961 1 3 v, 1 n, 0 d 3 v, 1 n, 0 d 4/4
Cinq Nations 1962 1 3 v, 0 n, 1 d 3 v, 0 n, 1 d 4/4
Cinq Nations 1963 2 2 v, 0 n, 2 d 2 v, 0 n, 2 d 3/4

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite ; la ligne est en gras quand il y a Grand Chelem.

Statistiques en équipe nationale

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De 1956 à 1961, Jean-Pierre Saux dispute 22 matchs avec l'équipe de France au cours desquels il marque 2 essais[37]. Il participe notamment à quatre Tournois des Cinq nations de 1960 à 1963. Il remporte trois tournois.

Jean-Pierre Saux débute en équipe nationale à 31 ans, 134 jours au poste de deuxième ligne[37]. Il n'est plus retenu après le Tournoi des Cinq Nations 1963[37].

Style de joueur, surnom

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Jean-Pierre Saux s'impose comme un des meilleurs deuxiemes lignes de son temps. En , il pèse 98 kilogrammes pour 1,85 m[15], il est dur en défense, constant dans le combat[21], et est réputé pour ses prises de balles en touche et peut être un soutien en attaque[2]. Il est bien élevé .

Jean-Pierre Saux obtient l'Oscar du Midi olympique (meilleur joueur français du championnat) en 1962[33].

Références

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  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. 1 2 3 4 René Hégoburu, « Jean-Pierre SAUX,un deuxième ligne...poupin », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  3. « Finales Rugby - Saux Paul », sur finalesrugby.fr (consulté le )
  4. Marcel de Laborderie, « Saux sera t-il qualifié? », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  5. Charles Delestan, « Le CASG se qualifie pour la finale grâce à un essai de Saux », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  6. « Finales Rugby - 2e DIVISION EXCELLENCE A », sur finalesrugby.fr (consulté le )
  7. René Durand, « LE C.A.S.G., par ses trois-quarts, s’est joué du S.C. Pamiers, battu 6-17 ! », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  8. Georges Duthen, « La finale sera t-elle reportée? », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  9. « L'Équipe : le stade, l'air, la route », sur Gallica, (consulté le )
  10. Claude Mercadié, « Le XV de France toujours en gestation », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  11. « Jeanjean jouera la finale, mais pas Saux », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  12. « Rugby », sur Gallica, (consulté le )
  13. Marcel de Laborderie, « La Section paloise est parée pour remplacer ses vedettes transfuges », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  14. « Saux.zoom A PERIGUEUX, AU COURS DE FRANCE C-RESTE (24-14) », sur Gallica, L’Equipe, (consulté le )
  15. 1 2 Henri Garcia, « Jean-Pierre Saux, élève d’Aristouy », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  16. 1 2 3 4 Escot et Rivière, Un siècle de rugby, 1997, p. 117.
  17. Georges Duthen, « Lasaosa et Saux convoqués pour France - Angleterre », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  18. Georges Duthen, « Rugby à toute allure, hier à Buffalo : le jeu collectif de la Royal Navy tenu en échec par les exploits individuels des internationaux de France B », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  19. Georges Duthen, « Les sept internationaux B inédits », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  20. 1 2 Denis Lalanne, La mêlée fantastique, (La Table Ronde) réédition numérique FeniXX, (ISBN 978-2-7103-9950-6, lire en ligne)
  21. 1 2 Henri Garcia, Fabuleuse histoire du rugby, Éditions De La Martinière, (ISBN 978-2-7324-5794-9, lire en ligne)
  22. FFR, « Tournoi des Cinq Nations 1961, ses 21 artisans de la victoire », sur Gallica, Rugby, (consulté le )
  23. (en) Eric Lemon, They Played Rugby for New Zealand 1884-2023, Eric Lemon, (ISBN 978-0-6453626-7-1, lire en ligne)
  24. Jean Darvey, « Tournée de l’équipe de France en Nouvelle-Zélande », sur Gallica, Rugby, (consulté le )
  25. (en) Eric Lemon, They Played Rugby for New Zealand 1884-2023, Eric Lemon, (ISBN 978-0-6453626-7-1, lire en ligne)
  26. Gérard de Ferrier, « Les trois anciens : Moncla, Saux et Abadie ont construit la victoire de Pau », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  27. « Les quatre grands se mettent à table », La République des Pyrénées, (lire en ligne)
  28. Robert Duthen, « La puissance organisée de la Section paloise a dérouté le quinze de Béziers (14-0) », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  29. Éric Bély, « Il y a 50 ans, la Section Paloise devenait championne de France de rugby », La République des Pyrénées, (lire en ligne, consulté le ).
  30. 1 2 « JP Saux est rentré chez lui », La République des Pyrénées, (lire en ligne)
  31. « L'expédition du FCO à St-Claude », La République des Pyrénées, (lire en ligne)
  32. « Saux réélu à la présidence », La République des Pyrénées, (lire en ligne)
  33. 1 2 3 « Jean-Pierre Saux », La République des Pyrénées, (lire en ligne)
  34. 1 2 Gérard Cayron, « Section : «L'occasion à saisir» », La République des Pyrénées, (lire en ligne)
  35. Camille Barbé, « Philippe Saux, le combattant de la Section », Sud Ouest, (lire en ligne)
  36. Christian Sempé, « A Pont Long, l’empreinte de Philippe Saux », La République des Pyrénées, (lire en ligne Accès payant)
  37. 1 2 3 FFR, « Jean-Pierre Saux », sur ffr.fr (consulté le )

Liens externes

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