Jean Baptiste Blanchard
Jean Baptiste Blanchard, de son nom complet Jean-Baptiste-Xavier Duchesne Blanchard, né le à Tourteron (Champagne), mort le [1] ou le [2] à Tourteron, est un professeur jésuite et pédagogue français auteur de quelques ouvrages entre 1767 et 1803.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
| Religion | |
|---|---|
| Ordre religieux |
Biographie
modifierIl fit ses premières études avec son oncle, provincial des Jésuites, qui le mit ensuite sous la direction de ses confrères. Ses progrès furent si rapides qu'il avait fini ses classes à l'âge de treize ans.
Devenu membre de la société des Jésuites, il enseigna d'abord les humanités au collège de Nancy et dès qu'il eut atteint sa vingtième année, on le chargea de professer la rhétorique à Metz, puis à Verdun et à Pont-à-Mousson au sein de l'université de Pont-à-Mousson.
Comme son âge ne lui avait pas permis de prononcer les quatre vœux, il se retira de l'ordre des Jésuites en 1762 et il partit rejoindre sa famille dans son village natal de Tourteron. En 1764 l'ordre des Jésuites est dissout en France et il fut banni, il s'enfuit donc en Belgique et se réfugia chez la famille Moreau de Bioul, famille annoblie en raison de son succès dans l'industrie de la forgerie, qui lui offrit asile à Namur. Il se consacra à l'éducation des enfants de la famille[3].
Vers 1770, il eut la permission de revenir en France, dans sa famille ; puis un canonicat de la collégiale d'Avenay, dans le diocèse de Reims, vint à vaquer et on le lui conféra. Il jouit donc du titre de chanoine d'Avenay jusqu'en 1790. En 1772, il écrit Le Poète des mœurs ou les maximes de la sagesse.
" Les enfants assez dénaturés pour oublier ce qu'ils doivent à leurs parents sont des monstres d'ingratitude : mais souvent les pères et les mères ne peuvent l'imputer qu'à eux-mêmes. Si les enfants étaient mieux élevés, s'ils avaient reçu une éducation plus sage, ils seraient plus respectueux et plus tendres." Le Poète des mœurs ou les maximes de la sagesse avec des remarques morales et historiques, 1772.
En 1777, l'académie de Châlons lui décerna un accessit sur le prix de l'année qui avait pour sujet: « Les moyens de détruire la mendicité y en rendant les mendians utiles à l'état sans les rendre malheureux », il compose le 3e volume de L’École des mœurs (mais retranché dans l'édition en 6 volumes)[4].
" Les paroles dures et les mauvaises façons n'ont jamais corrigé personne : elles ne font qu'indisposer et irriter contre le remède. Souvent c'est moins la vérité qui blesse, que la manière de la dire."L'école des mœurs, ou réflexions morales et historiques sur les maximes de la sagesse, Tome III, 1784.
Ses livres destinés à l'éducation par des mœurs plus douces que celle de son temps eurent longtemps une grande vogue[5].
Publications
modifier- Le Temple des muses fabulistes, ou choix des plus belles fables des meilleurs fabulistes français, avec des remarques historiques, géographiques, morales et critiques, Liège, Bassompière, 1766.
- Le Poète des mœurs ou les maximes de la sagesse, avec des remarques morales et historiques, Namur, Stapleaux, 1772[6],[7].
- L'École des mœurs, ou réflexions morales et historiques sur les maximes de la sagesse, Lyon, Bruyset, 1784[8].
- Préceptes pour l'éducation des deux sexes, à l'usage des familles chrétiennes, Lyon, Bruyset, 1803[9].
Notes & références
modifier- ↑ Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leur vertus ou leurs erreurs, chez l'éditeur, (lire en ligne)
- ↑ « Thesaurus du CERL », sur data.cerl.org (consulté le )
- ↑ Il éduqua en particulier Jean Michel Raymond Gislain de Moreau de Brioul qui fut membre du conseil général du département de Sambre-et-Meuse, puis, en 1812, sous-préfet de Dinant — cf : Archives historiques et littéraire du Nord de la France, et de Midi de la Belgique, Valenciennes, 1841, t.3, p.553
- ↑ Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie Ardennaise ou histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.1, p.128-129 en ligne
- ↑ Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jean Baptiste Blanchard » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
- ↑ Réédité avec le titre : Les Maximes de l'honnête homme, ou, Réflexions morales et historiques sur les maximes de la sagesse, Liége : J.-F. Bassompierre, 1779, 3 vol. in-12°
Réédité avec le titre : L’École des mœurs, ou, Réflexions morales et historiques sur les maximes de la sagesse, Lyon, 1782, 1784, 1786, 1790, 1801. Ces cinq éditions, sorties des presses de Bruyset, sont en 3 vol. in-12° ; puis réédité à Lyon en 1804 en 6 vol. in-12° ; puis à Avignon : libraires associés, 1805 en 3 vol.in-12°; puis à Lyon : Perisse Frères, 1822 en 3 vol. in-12°
Puis une édition refaite et augmentée d'un grand nombre de morceaux nouveaux par M.-H. Lemaire, Paris : Leprieur, en 1818 puis en 1822, en 3 vol.in-12° & figures ; puis une édition Paris : Lebigre, 1837.
Cet ouvrage a été traduit en espagnol par Ign. Garcia Malo, Madrid, 1786, in-8°; et en allemand, Augsbourg, 1789 in-8° - ↑ L'on peut lire en ligne, dans l'édition en 6 volumes ; le volume 1 ; le volume 3 ; le volume 4 ou ; le volume 5 ; le volume 6 .
- ↑ L' École Des Mœurs, Ou Réflexions Morales Et Historiques Sur Les Maximes De La Sagesse : Ouvrage utile aus jeunes gens & aux autres personnes, pour se bien conduire dans le monde : Nouvelle Édition, Revue & corrigée avec soin, & augmentée de plusieurs nouveaux traits d'Histoire / Par M. l'Abbé Blanchard, Chanoine d'Avenay, (DOI 10.3931/e-rara-97837, lire en ligne)
- ↑ L'on peut lire en ligne : le volume 1 & le volume 2
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à plusieurs domaines :