Jean Baptiste Liégeard
Jean-Baptiste Liégeard, né le à Dijon et mort le dans cette même ville, est un officier de cavalerie français de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration.
| Jean-Baptiste Liégeard | |
| Naissance | Dijon, Bourgogne |
|---|---|
| Décès | (à 63 ans) Dijon, Côte-d'Or |
| Allégeance | |
| Arme | Cavalerie |
| Grade | Colonel |
| Années de service | 1790 – 1816 |
| Commandement | 11e régiment de hussards 5e régiment de hussards |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Baron de l'Empire |
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Biographie
modifierJean-Baptiste Liégeard naît le à Dijon[1],[2]. Il est le fils d'un marchand orfèvre joaillier prénommé Jean Baptiste aussi et de Marie Benoist[1].
Il s'engage dans l'armée à 20 ans au régiment de Penthièvre-Dragons qui devient le 8e régiment de dragons une année plus tard[1],[3] en 1790. En 1793, il est nommé sous-lieutenant au 14e régiment de chasseurs à cheval après y être entré comme maréchal des logis en 1792. Il sert avec ce régiment dans de la guerre de Vendée au sein de l'armée des Côtes de Brest et y devient lieutenant le [1]. Le , il fait prisonnier le chef vendéen Stofflet et est fait capitaine. Il participe ensuite à l'armée d'Italie (1799-1801). Il devient aide de camp du général Heudelet de Bierre en 1803 à l'armée des Côtes de l'Océan[1]. De 1803 à 1805, il est au camp de Bruges[1].
De 1805 à 1807, il suit la Grande Armée et est fait chevalier de la Légion d'honneur le . En 1807, il participe à la bataille d'Eylau où il est blessé à la partie supérieure de la cuisse droite[1],[4]. Un mois plus tard, il est promu chef d'escadron lors de la campagne de Pologne. À la suite de la bataille de Wagram, il est nommé major le [1] et participe à la Campagne d'contre l'Autriche en 1809. En 1810, il est placé sur la liste des membres du collège électoral du département des Côte-d'Or. En 1812, il est nommé colonel du 11e hussards qu'il rejoint à Moscou pour remplacer le colonel de Collaert alors retraité. Il sert lors des campagnes de Russie, d'Allemagne et de France. Il est blessé d'un coup de feu devant Buntzlau le [5],[4]. Le de la même année, il est blessé d'un coup de sabre et de lance à Winberg en Silésie[6].
En 1814, lors de la Première Restauration, il est colonel des hussards d’Angoulême. Il se rallie à Napoléon l'année suivante et commande son régiment ― redevenu le 5e régiment de hussards ― lors de la campagne de Belgique[6],[7]. Son unité est alors composée de 417 hommes. Liégeard participe à la bataille de Ligny, à la bataille de Waterloo et au combat de Sèvres[8] au sein du 1er corps de cavalerie. En 1816, il prend sa retraite, son régiment étant devenu le régiment des hussards du Bas-Rhin du fait de la Seconde Restauration. Selon le général Marcellin Marbot, « c'était un homme plein de cœur et de bravoure »[9]. Il meurt le , au 50 rue Chaudronnerie à Dijon, et est inhumé au cimetière général après des obsèques à Notre-Dame[6],[2].
Distinctions
modifierNoblesse
modifierIl est fait chevalier de l'Empire en 1810, puis baron en 1813[6]. Il est confirmé par la monarchie dans ses titres en 1821[2]. Il porte comme blason : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois étoiles, deux en chef et une en pointe, celle ci soutenue d'un fer de moulin, aussi d'argent[10].
Vie privée
modifierIl s’est marié à Marguerite-Éléonore Villiers, dont il a eu deux fils. La rue qui porte son nom à Dijon est celle du père du poète Stéphen Liégeard[2].
Il est l’oncle du maire de Dijon Jean-Baptiste Liégeard et le grand-oncle de Stéphen Liégeard, inventeur du terme Côte d'Azur.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 Quintin et Quintin 1996, p. 543.
- 1 2 3 4 « Naissance du colonel Jean-Baptiste Liégeard – Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon », sur www.academie-sabl-dijon.org (consulté le ).
- ↑ H. de Lassus, Historique du 11e régiment de hussards, J. Céas et fils, (lire en ligne), « Baron Liégaerd (Jean Baptiste) », p. 247-248.
- 1 2 Marie-Emilien de Castillon de Saint-Victor, Historique du 5e régiment de hussards, Lobert et Person, (lire en ligne), « Baron Liégeard », p. 205.
- ↑ Quintin et Quintin 1996, p. 543-544.
- 1 2 3 4 5 6 Quintin et Quintin 1996, p. 544.
- ↑ « Les Uniformes pendant la campagne des Cent Jours - Belgique 1815 », sur centjours.mont-saint-jean.com (consulté le ).
- ↑ (en) Roberto A. Scattolin, « Aperçus d’histoire : the 5th French Hussars (1807) », sur www.napoleon-series.org (consulté le ).
- ↑ Marcellin Marbot, Mémoires, (lire en ligne).
- ↑ J.de Champeaux, Honneur et Patrie T.2, p.337, ed. Mazeron frères, 1894
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Danielle Quintin et Bernard Quintin (préf. Jean Tulard), Dictionnaire des colonels de Napoléon, Paris, SPM, (ISBN 2-901952-17-8), « Liégeard (Jean Baptiste, baron) »
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- (en) « "Paintings of Officers du Hussards" Topic », sur theminiaturespage.com (consulté le ) portraits.
- « Naissance du colonel Jean-Baptiste Liégeard – Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon », sur www.academie-sabl-dijon.org (consulté le ).