Jean Bergalet
Jean Bergalet, né le à Pontacq (Basses-Pyrénées) et mort le à Pau (Basses-Pyrénées) , est un joueur français de rugby à XV actif dans les années 1920 et 1930.
| Naissance |
Pontacq (France) |
|---|---|
| Décès |
Pau (France) |
| Surnom | Le pilier qui joue |
| Poste | Pilier, deuxième ligne |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| 1923-1937 | Section paloise |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
Avant évoluant principalement au poste de pilier, mais également utilisé en deuxième ligne, il effectue l’intégralité de sa carrière sportive sous les couleurs de la Section paloise. Avec le club béarnais, il remporte le championnat de France en 1928 et s’impose comme l’un des piliers du pack palois de l’entre-deux-guerres.
Joueur puissant et mobile, réputé pour sa participation au jeu courant, il est surnommé durant sa carrière «le pilier qui joue». Il met un terme à sa carrière en 1934.
Biographie
modifier
Jean Bergalet est le fils de Firmin Bergalet, architecte établi à Pau[1]. Il effectue sa scolarité secondaire au lycée de Pau (aujourd’hui Lycée Louis-Barthou), avant de poursuivre des études supérieures en intégrant l’École supérieure de commerce de Bordeaux en 1922[2].
Parallèlement à sa carrière sportive, Jean Bergalet exerce la profession de concessionnaire automobile[3],[4] pour la marque Peugeot[5],[6].
Carrière sportive
modifierJean Bergalet débute en équipe première de la Section paloise en 1923. Rapidement titulaire au sein du pack, il fait preuve de solidité en mêlée et d’une capacité à participer au jeu courant, qualités encore peu répandues chez les avants de son époque[7]. Utilisé principalement au poste de pilier, il évolue également en deuxième ligne selon les besoins de l’équipe.
En 1927-1928, Bergalet est l’un des éléments majeurs de l’équipe qui remporte le championnat de France, à l’issue d’une finale remportée face à l’US Quillan[8],[9],[10]. Il forme la première ligne avec Paul Saux et Jean Defrançais[11].
Ses performances lui valent une solide réputation au niveau national. Son style de jeu complet lui vaut le surnom de «le pilier qui joue»[12], régulièrement repris par la presse sportive[13].
Au début des années 1930, Bergalet demeure l’un des piliers du pack palois, aux côtés notamment d’Albert Cazenave et de David Aguilar. Ensemble, ils contribuent à faire de la mêlée paloise l’une des plus redoutées de France[14].
Peu avant la fin de sa carrière, il est sélectionné dans l’équipe dite du «Reste», opposée à l’Équipe de France de rugby à XV lors d’un match de sélection disputé à Bordeaux[15]. Il figure également parmi les joueurs français appelés pour affronter l’Allemagne au stade de Colombes en [16], rencontre non officielle[17].
Jean Bergalet met un terme à sa carrière en 1937[18], et devient secrétaire du club pendant la présidence d’Albert Cazenave[19].
Après sa retraite sportive, il demeure proche de la Section paloise en contribuant ponctuellement au recrutement du club. Dans les années 1930, il se rend notamment en Aragon afin d’y repérer de nouveaux talents[20].
Références
modifier- ↑ « Nos deuils », Midi olympique, (consulté le ).
- ↑ « École supérieure de commerce de Bordeaux », L'Indépendant des Basses-Pyrénées, (consulté le ).
- ↑ « Bergalet à Agen », Midi olympique, (consulté le ).
- ↑ Pierre About, « La victoire de la Section paloise, expliquée par deux interviews », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ « La 202 Peugeot a été présentée dans le Sud-ouest », sur Gallica, Le Patriote des Pyrénées, (consulté le )
- ↑ « Derniers échos des premiers essais », sur Gallica, Le Patriote des Pyrénées, (consulté le )
- ↑ « Sous le ciel de Pau », Midi olympique, (consulté le ).
- ↑ « Section paloise bat l'US Quillan », Le Miroir des sports, (lire en ligne).
- ↑ Henri Garcia, Fabuleuse histoire du rugby, Éditions De La Martinière, (ISBN 978-2-7324-5794-9, lire en ligne).
- ↑ « Demain au Stade Eugène-Larroque », L'Indépendant des Basses-Pyrénées, (consulté le ).
- ↑ Léon Labarthe, « Notes sur les joueurs », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ Géo Perley, « Sous le ciel gris pigeon de Bordeaux », sur Gallica, France olympique, (consulté le )
- ↑ Jean Plàa, « Entre deux grands clubs, une grande finale », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ « Championnat de France de rugby à XV : la revanche du match de Paris, Bayonne et Pau en appel, dimanche, aux Ponts-Jumeaux, devant un grand juge : le public toulousain », Midi olympique, (consulté le )
- ↑ « Bergalet sélectionné », sur Gallica, France olympique, (consulté le )
- ↑ « Quelle supériorité de vitesse et de clarté de rugby à treize dimanche à Pershing, sur le rugby à quinze, lundy à Colombes ! », Le Miroir des sports, (consulté le ).
- ↑ « Bergalet Jean », sur finalesrugby.fr (consulté le ).
- ↑ « Echos et rumeurs », sur Gallica, France olympique, (consulté le )
- ↑ « A la Section paloise », sur Gallica, Le Patriote des Pyrénées, (consulté le )
- ↑ « Jean Bergalet voyage beaucoup », Midi olympique, (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives au sport :