Jean Ernest-Charles

journaliste français

Jean Ernest-Charles, né Ernest-Jean-Joseph Charles le à Roanne et mort le à Paris 14e, est un critique, chroniqueur et essayiste français.

Jean Ernest-Charles
Fonction
Président
Syndicat national des journalistes
-
Biographie
Naissance
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Avenue Gambetta (d) (Roanne)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom de naissance
Ernest-Jean-Joseph CharlesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Rédacteur à
Conjoint
Enfant
Autres informations
Distinctions
signature de Jean Ernest-Charles
Signature dans son dossier de Légion d’honneur.

Il a été le premier président du Syndicat national des journalistes, en 1918.

Biographie

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Jean Ernest-Charles était licencié ès lettres et docteur en droit. Il a été avocat à la Cour d’appel[1], mais s’est surtout fait connaître par une carrière littéraire d'homme de lettres, critique et auteur notamment des Samedis littéraires (1903-1907), spécialiste des procès littéraires.

Il publie d'abord quelques ouvrages politiques puis se tourne vers la critique littéraire et publie dans différents journaux, de 1900 à 1940. Ses premiers travaux paraissent dans l’avant-dernier numéro d’une revue bruxelloise hebdomadaire, le Samedi, qui disparait, fin 1907, après quatre années d’existence. Il poursuit dans Excelsior, l’Opinion, Gil Blas, L'Homme libre, le Temps, La Grande Revue (d), la France judiciaire[2]… Il fonde la revue Le Censeur (d), qui a eu une place de choix dans la presse française[3].

Le , lors de la deuxième représentation de La Conquête des fleurs de Gustave Grillet (d), Ernest-Charles alors critique au Gil Blas sera violemment agressé par René Émery (d). Paul Léautaud consacre, à cette date, deux pages de son Journal Littéraire à cette affaire.

Par décret du , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur et les insignes lui sont remis par Paul Hervieu le . Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du et décoré par un autre académicien français, Edmond Rostand, le .

Publications partielles

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  • La Littérature française d’aujourd’hui, Paris, Perrin et Cie, 1902.
  • Les Samedis littéraires en cinq volumes, Paris, Perrin et Cie, 1903-1907.
  • Essais critiques, 1914.
  • Le Théâtre des poètes, 1850-1910, 1910.
  • L’Action du théâtre sur l’opinion publique pendant la Révolution, 1907.
  • La Carrière de Maurice Barrès, académicien, 1907.
  • Le Censeur politique et littéraire, 1906-1908.
  • Jean Racine (conférence faite à l’Odéon), 1906.
  • Anatole France orateur, 1906.
  • Saint-Georges de Bouhélier, 1906.
  • Waldeck-Rousseau, 1902.
  • La Littérature française d’aujourd’hui, 1902.
  • Praticiens politiques (1870-1899), 1899.
  • Théories sociales et politiciens (1870-1898), 1898.

Notes et références

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  1. « Deux disparus », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, Paris, no 1354, , p. 4 (ISSN 2419-249X, lire en ligne sur Gallica).
  2. « J. Ernest-Charles est mort », Combat, Paris, vol. 12, no 2829, (ISSN 1625-1660, lire en ligne sur Gallica).
  3. « Mort de Jean Ernest-Charles », Figaro, Paris, vol. 127, no 2772, , p. 2 (ISSN 0182-5852, lire en ligne sur Gallica).

Liens externes

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