Jean François Vermeylen

sculpteur belge

Jean François Vermeylen, né à Werchter, le et mort à Louvain le , est un sculpteur belge.

Jean François Vermeylen
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
LouvainVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joannes Franciscus VermeylenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Maître
Enfant

Il est professeur à l'Académie des beaux-arts de Louvain de 1856 à 1888. Plusieurs de ses œuvres ornent le Rijksmuseum et la gare centrale d'Amsterdam.

Biographie

modifier

Famille

modifier

Jean François Vermeylen, né à Werchter le , est le fils de Pierre Vermeylen (1791-1871), tailleur, et de Thérèse De Leva (1786-1826). Il épouse à Louvain le Elisabeth Van Beneden (1831). Le couple a cinq enfants, dont le sculpteur Frantz Vermeylen (1857-1922)[1].

Carrière

modifier
Victoire couronnant le Rijksmuseum Amsterdam.
Banc de Communion de la Chapelle de la Vierge dans l'église Sainte-Catherine de Lille - La Cène (1874) (détail).

Il est formé à Louvain par le sculpteur Charles Henri Geerts, qui avait créé une école dans une partie de l'ancien Collège Savoy[2]. Au Salon de Bruxelles de 1851, il expose un groupe en plâtre intitulé Sainte Famille[3]. Plus tard, Jean François Vermeylen ouvre son propre atelier dans la Minderbroedersstraat. En 1856, il est nommé professeur de sculpture à l'Académie des beaux-arts de Louvain[4].

Jean François Vermeylen a principalement créé des bustes et des statues néogothiques. Il participe également à la restauration de l'hôtel de ville de Louvain (1852-1881). À partir des années 1880, Vermeylen travaille avec son fils Frantz Vermeylen. Tous deux œuvrant dans le même style, leurs sculptures ne peuvent pas toujours être attribuées sans certitude à l'un ou à l'autre.

En , l'architecte Pierre Cuypers organise un concours pour la réalisation de sculptures décoratives destinées au Rijksmuseum, alors en construction à Amsterdam : une frise au-dessus du passage de la façade principale, six statues représentant l'art, l'histoire, l'architecture, la sculpture, la peinture et la gravure, et six éléments de couronnement pour les entrées. Les candidatures sont ouvertes pour une ou plusieurs de ces catégories. Le sujet des représentations est déjà défini ; les sculpteurs doivent adapter le style de leurs maquettes et de leurs dessins à celui du bâtiment. Vermeylen remporte le concours pour les trois catégories et crée également une statue en bronze de la Victoire qui orne le pignon central du musée. Le sculpteur néerlandais Bart van Hove réalise l'Inspiration et le Travail, ainsi que les bustes au-dessus des fenêtres[5].

En 1884, Vermeylen est l'un des sculpteurs, aux côtés d'Eduard Roskam et de Ludwig Jünger, à recevoir la commande des maquettes pour des sculptures décoratives destinées au bâtiment principal de la gare centrale d'Amsterdam, d'après des croquis de Pierre Cuypers. Vermeylen soumet les maquettes de Cuypers en , et les dessins sont exécutés par son élève Martin van Langendonck[6].

Après une rupture d'anévrisme, Jean François Vermeylen meurt chez lui, à l'âge de 64 ans, rue des Récollets no 49 à Louvain, le [7],[8].

Saint Matthieu provenant de l'ancien maître-autel de l'Église de l'Immaculée Conception de Wervicq-Sud.
  • 1851 : Sainte Famille, statue en plâtre[3].
  • 1853 : Buste du compositeur Karel Miry[2].
  • 1856-1859 : Relief allégorique dans la porte d'entrée de la prison centrale de Louvain.
  • 1871-1875 : Notre-Dame à l’Enfant sur le bras gauche, sculpture de façade pour le collège Notre-Dame d’Anvers.
  • 1872-1875 : Statues du Christ et des quatre évangélistes pour l'autel de l'église Notre-Dame de l'Immaculée Conception (architecte Charles Maillard) à Wervicq-Sud.
  • 1874 : Banc de communion dans l'église Sainte-Catherine de Lille.
  • 1880-1885 : Frise, sculptures de pignon, fleurons pour les entrées, entre autres, des départements de peinture et du Cabinet national des estampes et une sculpture de La Victoire pour le bâtiment du Rijksmuseum à Amsterdam.
  • 1882 : Notre-Dame à l'Enfant, statue de façade pour l'église Notre-Dame-de-Grâce à Anvers.
  • 1883 : Statues de la Paix, un vieux Frison et un citoyen espagnol, ou La Paix et deux guérilleros, fondues en 1899/1900 à la Compagnie des Bronzes. Ces statues d’un mètre et demi de haut ont été acquises par le Rijksmuseum d’Amsterdam en 1900 et prêtées à la municipalité d’Edam en 1950.
  • 1884-1886 : Maquettes pour, entre autres, les armoiries royales, les armoiries de l'alliance Orange-Nassau et Waldeck-Pyrmont et les reliefs de la façade principale, ainsi que la statue du porteur de bouclier du roi devant la gare centrale d'Amsterdam.

Références

modifier
  1. ↑ « État-civil de Werchter », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. 1 2 Rédaction, « La Société royale des mélomanes », Le Messager de Gand,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  3. 1 2 Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 137.
  4. ↑ Edwarad Van Even, Louvain dans le passé et dans le présent, Auguste Fonteyn, , 684 p. (lire en ligne), p. 636.
  5. ↑ (nl) « Het Nieuwe Rijksmuseum », De Tijd,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ (nl) Rédaction, « Het Centraal Station », Algemeen Handensblad,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ « État-civil de Louvain », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  8. ↑ Rédaction, « Mort du sculpteurVermeylen », La Réforme,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :