Jean Georges Roederer
Jean Georges Roederer ( – ) est un médecin et obstétricien français originaire de Strasbourg.
| Naissance |
Strasbourg |
|---|---|
| Décès |
(à 36 ans) Paris (France) |
| Famille | Sa fille : Caroline Friederike von Schlözer, artiste |
| Domaines | médecin et obstétricien |
|---|---|
| Institutions | Leyde, Paris, Londres, Göttingen |
| Formation | université de médecine |
| Influencé par | Jakob Fried, Albrecht von Haller |
| A influencé | Heinrich August Wrisberg |
| Renommé pour | La position de la tête du foetus en fin de grossesse. L'épidémie de typhoïde provient de l'eau de puits contaminés |
Vie et carrière
modifierRoederer étudie la médecine dans la ville néerlandaise de Leyde, à Paris et à Londres, puis est élève à l'école de sages-femmes de Strasbourg auprès de Johann Jakob Fried (1689-1769). En 1751, sur recommandation d'Albrecht von Haller (1708-1777), il est nommé premier professeur d'obstétrique à l'université de Göttingen du Saint Empire romain Germanique par George II (1683-1760), monarque britannique et prince-électeur de Hanovre.
Parmi ses écrits figurent les résultats d'une étude publiés en 1753 sur les éléments d'obstétrique, intitulée « Elementa artis obstetriciae in usum auditorum » , puis un traité publié en 1763 contenant des observations réalisées avec son associé Carl Gottlieb Wagler (1731–1778) concernant l’épidémie de typhoïde qui sévit à Göttingen de 1757 à 1763 : leur conclusion affirme que la contagion provient de l'eau de puits contaminés. Cette conclusion correspond au travail effectué par d’autres chimistes et médecins comme Pierre Bretonneau, Antoine Germain Labarraque, Filippo Pacini, John Snow et finalement Louis Pasteur qui mettent en avant la nécessité de la quête d’eau pure au XIXe siècle.
Il est membre de l’Académie royale de chirurgie de Paris puis, en 1757, il est aussi élu comme membre étranger de l’Académie royale des sciences de Suède[1].
Son nom est associé au terme obstétrical Roederer-Kopfhaltung qui définit l'importance position de la tête du fœtus en fin de grossesse selon Roederer.
Il décède à Paris le 4 avril 1763 à l'âge de 36 ans. Après sa mort, son poste à Göttingen est occupé par Heinrich August Wrisberg (1739–1808).
Sa fille, Caroline Friederike von Schlözer, est une artiste réputée[2],[3]. Il est le beau-père de l'historien August Ludwig von Schlözer (1735–1809).
Références
modifier- ↑ Louis Morand, « Eloge de Roedere lu dans la séance publique du 18 avril 1765 de l'Académie Royale de Chirurgie », (consulté le ), pages 59 à 74
- ↑ (de) Thomas Appel, Göttinger Künstlerlexikon, Göttingen, Göttingen University Press, , 628 p. (ISBN 978-3-8639-5504-5, lire en ligne), p. 492-493
- ↑ (en) Benezit Dictionnary of Artists, « Schlözer, Caroline Friederike von maiden name: Röderer »
, sur https://www.oxfordartonline.com/benezit, (consulté le )
Sources
modifier- Cet article est basé sur la traduction d'un article équivalent de la Wikipédia allemande, dont les références incluent : ADB:Roederer, Johann Georg @ Allgemeine Deutsche Biographie.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Bibliothèque d'État et universitaire de Basse-Saxe à Göttingen (Cod. Ms. A. L. Schlözer, DE-611-BF-61694)
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative à la recherche :