Jean Hubert Hacken, né le à Liège où il meurt le (à 72 ans), est un architecte belge du XXe siècle, connu pour ses réalisations à Liège et sa participation à la Résistance intérieure belge pendant la Seconde Guerre mondiale.

Jean Hubert Hacken
Présentation
Nom de naissance Jean Hubert Hacken
Naissance
Liège, Belgique
Décès (à 72 ans)
Liège, Belgique
Nationalité Belge
Mouvement Art Déco, Modernisme
Activités Architecte
Œuvre
Réalisations Église Saint-Lambert de Wonck; maisons 36-37 Rue de l'Enseignement, Liège
Entourage familial
Père Theodor Hubert Hacken
Mère Maria Johanna Frisson
Compléments
Participant à la Résistance belge pendant la Seconde Guerre mondiale (réseau Comet); arrêté par la Gestapo en mars 1944 et déporté en Allemagne

Biographie

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Jean Hubert Hacken est né en 1890 à Liège, fils de Theodor Hubert Hacken et Maria Johanna Frisson[1]. Architecte de formation, il a exercé principalement dans la ville de Liège, où il a conçu plusieurs bâtiments résidentiels et publics. Il fait partie de cette génération d'architectes liégeois qui, aux côtés de figures comme Jean Moutschen, ont transformé le visage urbain de la cité ardente en y important les codes de la modernité internationale. Il résidait au 37 rue de l’Enseignement à Liège, adresse attestée dans les archives communales. Il est décédé en 1963[1].

Style architectural

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Le travail de Jean Hacken se distingue par une transition entre l'Art déco géométrique et le modernisme pur. Ses réalisations se caractérisent par l'usage de la courbe (angles de rues arrondis), les balcons filants et les terrasses en gradins, caractéristiques du style Streamline Moderne ainsi qu'un soin particulier apporté à la maçonnerie de briques (briques jaunes ou Belvédère), souvent contrastée par des éléments en béton armé.

Il a également travaillé sur l'architecture religieuse, adoptant un style plus traditionnel ou néo-roman pour répondre aux commandes cléricales.

Œuvres architecturales

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Jean Hacken est l’auteur de plusieurs réalisations notables à Liège et dans la région wallonne.

L'immeuble d'angle, 55 Havermarkt, Hasselt est un édifice de style néo-baroque conçu pour la Banque Centrale de Limbourg[2].

La reconstruction de la nef et du chœur de l'église Saint-Lambert de Wonck en 1950 après les destructions de la Seconde Guerre mondiale, attribuée à Hacken[3]. Il a également construit l'Église Sainte-Julienne de Liège .

La maison du 32 Quai de l'Ourthe à Liège est un ensemble de résidences privées conçues par Hacken, ce qui est confirmé par l’Inventaire régional du patrimoine de Wallonie et par les plans officiels communaux, conservés aux archives de la Ville de Liège[4].

La maison Legrand, au 49 Rue Fond de Coy à Jupille-sur-Meuse est une résidence privée de style Art déco tardif conçue pour l'artisan liégeois Jean Legrand.

Activité pendant la Seconde Guerre mondiale

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hacken participa au réseau Comète, un réseau de résistance belge spécialisé dans l’aide aux aviateurs alliés évadés. Il hébergea et assista plusieurs aviateurs alliés, dont le lieutenant Bill Turner et un sergent de la USAAF[5],[6]. Son frère, Nicolas Hacken, prêtre catholique, collaborait avec le réseau de résistance pour faciliter l’hébergement et la protection des évadés.

La Gestapo l’arrêta le pour ses activités dans la Résistance. Condamné à mort le , il fut détenu en Belgique puis déporté en Allemagne le [6],[7]. Il fut emprisonné dans plusieurs prisons allemandes (Aix-la-Chapelle, Wolfenbüttel) et fut libéré à Brandebourg le [5],[7].

Notes et références

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  1. 1 2 « Hacken Jean (1890-1963) », sur hasel.be (consulté le ).
  2. (nl) « Havermarkt 47 », sur hasel.be (consulté le ).
  3. « Un tableau historique à l’église Saint-Lambert à Wonck - CIPAR - Centre Interdiocésain du Patrimoine et des Arts Religieux » (consulté le ).
  4. « Fiche n° 62063-INV-2586-01 », sur inventairepatrimoine.wallonie.be (consulté le ).
  5. 1 2 « Fiche d'évadé - Réseau Comète », sur www.evasioncomete.be (consulté le ).
  6. 1 2 « Frobbia: témoignage sur le réseau Comet », sur Evasioncomete.be (consulté le ).
  7. 1 2 « Escapers and Evaders: Ian Robb own story », sur Possumline.net (archivé) (consulté le ).

Voir aussi

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