Jean Lamarque

militant syndicaliste et socialiste français

Jean Lamarque, né le à Sainte-Eulalie-en-Born et mort le (à 74 ans) dans la même commune, est un militant syndicaliste et socialiste français.

Jean Lamarque
Fonctions
Maire de Sainte-Eulalie-en-Born
–
(13 ans, 2 mois et 9 jours)
Élection 10 décembre 1919
Réélection Mai 1925
Mai 1929
Conseiller municipal de Sainte-Eulalie-en-Born
–
(32 ans et 2 mois)
Élection mai 1908
Réélection Mai 1912
Décembre 1919
Mai 1925
Mai 1929
Mai 1935
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sainte-Eulalie-en-Born (Landes)
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Sainte-Eulalie-en-Born (Landes)
Nationalité Française
Parti politique SFIO
Profession Résinier

Membre de la Section française de l'Internationale ouvrière, il est maire de sa Sainte-Eulalie en Born de 1919 à 1933.

Biographie

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Jean Lamarque naît le dans le village de Sainte-Eulalie-en-Born, dans le nord-ouest du département des Landes. Il est le fils de Jean Lamarque, résinier, et de Madeleine Coureau, cultivatrice[1]. Garde champêtre puis résinier, il adhère au syndicat des gemmeurs de Sainte-Eulalie, qui est le premier à rejoindre à la Confédération générale du travail dès 1906[2]. Leader syndical, il est l'organisateur de la grève des gemmeurs de Sainte-Eulalie qui débutent en . Elle réunit 378 grévistes et dure 97 jours[a],[3].

En , il est élu conseiller municipal de Sainte-Eulalie. Devenu socialiste, il rejoint la Section française de l'Internationale ouvrière[2],[4]. En 1909, il succède à Jean Duclos au poste de secrétaire du syndicat des gemmeurs, qu'il occupe jusqu'en 1928[5].

Quand les socialistes prennent le contrôle de la fédération des syndicats de gemmeurs, lors du congrès , il entre au conseil exécutif. Il devient trésorier de la fédération SFIO des Landes le , poste qu'il conserve jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. En , il est élu à la commission de contrôle de L'Avenir social, journal syndicaliste et socialiste[b],[2].

Lors des premières élections suivant la fin de guerre, en il est réélu conseiller municipal, puis, le , maire de la commune. Il est réélu à deux reprises en et en puis démissionne le , invoquant son âge. Il reste au conseil municipal où il est réélu en . Il démissionne le , date à laquelle il devient secrétaire de mairie, fonction qu'il occupe jusqu'à sa démission le , pendant l'Occupation. À la Libération, il est brièvement aide-secrétaire de mairie. Il meurt le à Sainte-Eulalie[2],[4].

Notes et références

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  1. ↑ Il s'agit de la plus longue et de la plus importante parmi les grèves de gemmeurs landais entre 1906 et 1908.
  2. ↑ Bimensuel puis hebdomadaire, il est publié à Mont-de-Marsan entre et (ISSN 2121-7025)[6].

Références

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  1. ↑ « Registre des naissances (Sainte-Eulalie-en-Born, 1832-1871) », sur Archives départementales des Landes.
  2. 1 2 3 4 Madeleine Rebérioux, « Lamarque, Jean », Le Maitron,‎ (lire en ligne).
  3. ↑ Emmanuel Plat, La naissance du mouvement social dans le midi aquitain 1870-1914, Pau, Université de Pau et des Pays de l'Adour, , 338 p. (lire en ligne), p. 259-260.
  4. 1 2 Paul-Déjean 1991, p. 192.
  5. ↑ Adèle Weissenbacher et Maylis de Bourran, Syndicats de gemmeurs (155 J) : Répertoire méthodique, Mont-de-Marsan, Archives départementales des Landes, , 32 p. (lire en ligne), p. 7.
  6. ↑ « L'Avenir social », sur BNF : Presse locale ancienne.

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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