Jean Pillard
Jean Pillard, né le à Paris et mort le à Fontenay-lès-Briis, est un militaire, résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.
| Jean Pillard | |
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès | (à 74 ans) Fontenay-lès-Briis (Essonne) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1938 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs |
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierFils d'un musicien et d'une institutrice, Jean Pillard naît le dans le 15e arrondissement de Paris[1]. Après un cycle secondaire au lycée Buffon, il entre à la faculté de droit de Paris puis au lycée Chaptal où il prépare le concours d'entrée à l'École nationale de la France d'outre-mer [2]. En 1938, il effectue son service militaire au 46e régiment d'infanterie à Paris puis au 16e régiment de tirailleurs tunisiens en Syrie[3].
Seconde Guerre mondiale
modifierIl se trouve toujours en Syrie au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale[2]. Il est alors maintenu sous les drapeaux mais ne part pas combattre en métropole[2]. Après l'armistice du 22 juin 1940, il décide de poursuivre le combat et s'évade vers la Palestine le [2]. Engagé dans les forces françaises libres, il est affecté au 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM) avec lequel il participe à la campagne de Syrie[2]. Promu aspirant en , il est muté au bataillon du Pacifique (BP1) et prend part à la guerre du désert en Libye[2]. Le , au cours de la bataille de Bir Hakeim, il est blessé par des éclats d'obus après s'être emparé de matériel ennemi et avoir fait un grand nombre de prisonniers[3].
Lorsque le 1er BIM et le BP1 fusionnent pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique, Jean Pillard participe avec cette unité à la seconde bataille d'El Alamein, à la campagne de Tunisie et à la campagne d'Italie[3],[4]. En , il prend part au débarquement de Provence et à la bataille de Toulon[2]. Promu lieutenant, il suit l'avancée de son unité dans la libération de la France jusqu'à la bataille des Vosges puis celle d'Alsace en hiver 1944-1945[2].
Après-Guerre
modifierAprès le conflit, Jean Pillard reprend son cursus à l'école de la France d'Outre-mer[3]. Il part pour l'Indochine où il est chef de la province de Đắk Lắk puis de la province du Haut-Donnaï[2]. Il retrouve l'Afrique en 1949 lorsqu'il devient chef de subdivision à Nanga-Eboko, au Cameroun[2]. Dans ce même pays, il devient ensuite adjoint du chef de la région du Nyong-et-Sanaga puis directeur-adjoint du cabinet du Haut-commissaire du Cameroun et enfin, chef de la région de la Bénoué[2].
Il part ensuite pour l'Algérie puis pour la Côte d'Ivoire avant de retourner en métropole chef du bureau des monuments historiques au ministère de la culture de 1963 à 1965[2]. Quittant la fonction publique cette année-là, il entame une nouvelle carrière au sein de la société SICLI, spécialisée dans la prévention et la lutte contre l'incendie, et prend sa retraite en 1976[2].
Jean Pillard meurt le à Fontenay-lès-Briis, dans l'Essonne, et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[3].
Décorations
modifierRéférences
modifier- ↑ « Acte de naissance de Jean Pillard », sur Archives de la ville de Paris - 15N227/N°3448
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- 1 2 3 4 5 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- ↑ Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).