Jean Sigg

politicien suisse (1865-1922)

Jean Sigg, né le à Aussersihl (originaire de Dörflingen, puis également de Genève) et mort le à Versoix, est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste. Il est député du canton de Genève au Conseil national de 1911 à 1919 et conseiller aux États de 1921 à 1922.

Jean Sigg
Illustration.
Fonctions
Conseiller national
Conseiller aux États
Prédécesseur Henri Fazy
Député au Grand Conseil genevois
Biographie
Nom de naissance Jean-Conrad Sigg
Date de naissance
Lieu de naissance Aussersihl (canton de Zurich)
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Versoix (canton de Genève)
Nationalité Suisse
Parti politique Parti socialiste, puis, sans parti
Profession Enseignant, puis secrétaire ouvrier

Biographie

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Jean-Conrad Sigg[1] nait le à Aussersihl (aujourd'hui dans la commune de Zurich), dans le canton de Zurich. Protestant, originaire de Dörflingen et de Genève (1899), il est le fils de Conrad Sigg, menuisier, et d'Anna Barbara Volkart, institutrice. Il épouse en 1888 Caroline Fatton, institutrice[2], dont il a trois enfants[3], dont un professeur de sciences à l'Université de Lausanne[4].

Après des études pédagogiques à Genève, puis un séjour à Paris, il devient instituteur à Genève de 1883 à 1898[2]. Dans ce cadre, il se bat pour l’intégration des enfants d’ouvriers dans l’institution scolaire[5]. Il est ensuite le secrétaire romand du Secrétariat ouvrier suisse entre 1898 et 1918[2].

Il meurt des suites d'une longue maladie[4] le à Versoix, dans le canton de Genève, à l'âge de 56 ans[2]. Ses obsèques ont lieu le et son corps est incinéré au crématoire du cimetière de Saint-Georges, au Petit-Lancy[6].

Parcours politique

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Jean Sigg est député au Grand Conseil genevois de 1892 à 1911 puis de 1913 à 1919, conseiller municipal (législatif) de la ville de Genève de 1914 à 1922, conseiller national de 1911 à 1919 et enfin conseiller aux États de 1921 à 1922[2].

Membre fondateur du parti ouvrier socialiste genevois en 1892 (qui se fédère avec le Parti socialiste suisse en 1901), Jean Sigg en est l'un des hommes forts[2].

Dans le cadre de la grève des tramelots genevois de 1902, il refuse de rejoindre son bataillon, appelé à réprimer les grévistes[7]. Il est l'accusé le plus lourdement condamné lors du procès des soldats réfractaires qui suit la grève[7], présidé par l'ancien conseiller fédéral Adrien Lachenal[8]. Il écope de 4 mois d'emprisonnement et d'une année de privation des droits politiques[7].

Favorable à la collaboration entre patronat et syndicats, il perd son influence et il est exclu du parti en 1917 pour s'être prononcé en faveur de la défense nationale. Jean Sigg s'oppose à la grève générale de 1918. Son engagement pour l'adhésion de la Suisse à la Société des nations en 1920 lui vaut d'être élu en 1921 au Conseil des États par les voix issues de la droite[2].

Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Jean Sigg, version du 22 octobre 2010 » de Hansjörg Roth sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.

Références

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  1. « Les élections », Courrier de Genève, , p. 1 (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Hansjörg Roth, « Jean Sigg » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. « Le cas de M. Sigg », Le national suisse, vol. 47, no 280, , p. 2 (lire en ligne)
  4. 1 2 « Mort de M. Sigg, conseiller aux États », La Liberté, , p. 1 (lire en ligne)
  5. Charles Heimberg, « Rage d’être inclus et internationalisme : l’urgence d’en enseigner l’histoire contrastée », Cahiers Jaurès, vol. 215-216, no 1, , p. 53-65 (ISSN 1268-5399, lire en ligne Accès libre)
  6. « Les obsèques de M. Sigg », La Tribune de Lausanne, , p. 2 (lire en ligne)
  7. 1 2 3 Clément Bailat, « Le procès des réfractaires lors des grèves de septembre-octobre 1902 à Genève : un exemple de justice de classe ? », Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier, no 26, , p. 7-18 (lire en ligne Accès libre)
  8. Asmodée, « Billet de Genève », La Tribune de Lausanne, , p. 1 (lire en ligne)

Liens externes

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