Jean Texcier
Jean Léonce Texcier, né à Rouen le [1] et mort le à Paris (14e), est un peintre, illustrateur et journaliste français, porteur de parts de Paris-Normandie.
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Jean Léonce Texcier |
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Militant socialiste, il est résistant dès l'été 1940, puis l'un des animateurs du mouvement Libération-Nord.
Sous le pseudonyme de Jean Cabanel, il rédige des portraits d'auteurs contemporains.
Biographie
modifierNé d’un père républicain, fondateur du journal La Dépêche de Rouen, Jean Texcier adhère au Parti ouvrier français en 1903. Alors qu’il est étudiant en droit, il fonde le journal l’Étudiant de Rouen. En 1909, il rejoint la SFIO[2]. Il est membre du groupe des étudiants socialistes révolutionnaires, fondé en 1911[3].
Il s’engage pendant la Première Guerre mondiale, envoyant aux journaux des correspondances.
Participe par ses chroniques régulières à la revue Triptyque (revue de R. de Brus, éditée de 1926 à 1940, pour le corps médical par les laboratoires Scientia du Dr Perraudin 21 rue Chaptal à Paris)[4],[5]. Dans les rubriques Lettres-Arts-Sciences, il rédigeait sous le pseudonyme de Jean Cabanel des portraits d'auteurs contemporains.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage rapidement dans la Résistance. Dès le mois de , il rédige un « Petit manuel de dignité » : Les Conseils à l’Occupé. Il le fera suivre en novembre de Propos à l’Occupé puis par des Lettres à François et enfin par La France livrée où il recueille des documents sur la collaboration. Il a participé à la création du mouvement Libération et siégera à partir de 1943 à la commission de la Presse clandestine. Il écrit dans les journaux clandestins Libération et Socialisme et Liberté[6].
À la Libération, Jean Texcier siège à l’Assemblée consultative. De 1946 à 1948, il est directeur politique de l’hebdomadaire socialiste Gavroche[7].
Après la guerre, il collabore au quotidien socialiste Nord Matin. Il est l'un des cadres du Comité d'action de la Résistance dans les années 1950.
En 1947, il préface la première édition française de La Ferme des animaux de George Orwell[8].
Il meurt le [9].
Il repose au cimetière du Montparnasse division 9.
Décorations
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Croix de guerre -
Croix de guerre -
Médaille militaire
Commandeur de la Légion d'honneur (décret du 28 février 1949), officier en 1946.
Œuvres
modifier- Les Conseils à l’Occupé (1940)
- Propos à l’Occupé (1940)
- Lettres à François (1941)
- La France livrée (1941)
Notes et références
modifier- ↑ « BNF »
- ↑ Romain Ducoulombier, Camarades!, Perrin 2008, p. 80
- ↑ Bruno Demonsais, Un hebdomadaire culturel socialiste de la Résistance à la Guerre froide, L'Harmattan, 2006, p. 37
- ↑ Jean Texcier, « Peinture : Alfred Veillet », L'amitié entre Texcier et Veillet, sur gallica.bnf.fr, Triptyque, Paris, , p. 25-32.
- ↑ « Société d'Histoire de la Pharmacie », sur shp-asso.org (consulté le ).
- ↑ Jean Texcier dans Le Maitron, par Justinien Raymond et Gilles Morin, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 19 février 2025
- ↑ Bruno Demonsais, Un hebdomadaire culturel socialiste de la Résistance à la Guerre froide, L'Harmattan, 2006
- ↑ Parue sous le titre Les Animaux partout
- ↑ Son acte de décès (n° 1305) dans le registre de décès du 14e arrondissement de Paris pour l'année 1957.
Liens externes
modifier- Archives conservées par :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Collège Jean-Texcier
- CRDP de Rouen
- Rouen-Histoire
- Jean Texcier dans Le Maitron
Archives
modifier- Inventaire du fonds d'archives de Jean Texcier conservé à La contemporaine.