Jean Treina
Jean Treina, né le à Genève et mort le dans la même ville, est un homme politique et syndicaliste suisse, membre du Parti socialiste.
| Conseiller d'État de Genève | |
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| Député au Grand Conseil du canton de Genève | |
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Employé de commerce puis fonctionnaire postal, il est député au Grand Conseil du canton de Genève de 1939 à 1946 puis membre du Conseil d'État du canton de Genève de 1946 à 1965.
Biographie
modifierActivités professionnelle et syndicale
modifierJean Treina naît le à Genève[1]. Il est originaire du même lieu[1]. Après y avoir effectué ses études primaires, il devient employé de commerce puis fonctionnaire postal en 1916, où il fait carrière pendant trente ans[1],[2].
Engagé dans le syndicalisme, il exerce la présidence de l'Union des fonctionnaires postaux de Genève de 1937 à 1940[1],[3]. Il compte aussi parmi les animateurs de l'Union des syndicats du canton de Genève avec Charles Rosselet et Lucien Tronchet[2].
Mandats politiques
modifierMembre du Parti socialiste, Jean Treina reste fidèle à la ligne du parti suisse avec Charles Rosselet et se sépare du groupe de Léon Nicole[2]. Député au Grand Conseil du canton de Genève de 1939 à 1946[4], il entre au Conseil municipal de la ville de Genève lors des élections complémentaires de [5].
Président du Parti socialiste genevois de 1944 à 1947, puis vice-président à partir de 1947[3], il est élu en 1946 au Conseil d'État du canton de Genève, en remplacement de Charles Rosselet mort durant son mandat[2]. Il prend d'abord la tête du département du commerce, de l'industrie et du travail[1] et participe notamment au projet de percement du tunnel du Mont-Blanc tout en œuvrant, avec ses collègues Albert Picot et Louis Casaï, au développement de l'aéroport de Genève[2]. Passé en 1954 à la tête du département de la prévoyance sociale et de la santé publique, il travaille à l'organisation des services hospitaliers, à la reconstruction de l'hôpital cantonal et à la création d'établissements de gériatrie[2]. Il prend la présidence du Conseil d'État en 1959 et 1964[2] avant de se retirer en 1965[4].
En 1951, Jean Treina est élu au Conseil national mais doit renoncer en raison de son statut de fonctionnaire postal[1].
Autres engagements
modifierVie privée
modifierMort
modifierJean Treina meurt le à Genève[1], à l'âge de 68 ans.
Distinctions
modifier- Médaille Anne-Frank[1]
Postérité
modifierUn fonds d'archives couvrant la période 1931-1967 est conservé au Collège du travail à Genève ; il rassemble notamment des correspondances, rapports et documents relatifs à son activité au sein du Parti socialiste et à son activité politique[3].
En 1992, le Conseil d'État donne son nom à une promenade dans le quartier d'Aïre en souvenir de son activité politique[2].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Guy Le Comte, « Jean Treina » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Promenade Jean-Treina », sur noms-geographiques.app.ge.ch (consulté le ).
- 1 2 3 « Fonds Jean Treina », sur inventaires.collegedutravail.ch (consulté le ).
- 1 2 « M. Treina Jean », sur ge.ch, Grand Conseil du canton de Genève (consulté le ).
- ↑ Compte rendu de l'administration municipale pendant l'année 1941, Genève, Ville de Genève, , 126 p. (lire en ligne), p. 18.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Collège du travail (d) (CH-001784-0 JTR)
- Ressources relatives à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :