Jean de Fleckenstein
Jean de Fleckenstein, mort le , est un ecclésiastique alsacien, abbé de Seltz à partir de 1412 au plus tard et évêque de Bâle de 1423 à sa mort.
| Évêque de Bâle | |
|---|---|
| - | |
Friedrich zu Rhein (d) | |
| Abbé Abbaye de Seltz |
| Décès | |
|---|---|
| Père |
Henri de Fleckenstein, dit de Hunsingen (d) |
| Ordre religieux | |
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| Consécrateurs |
Biographie
modifierJean de Fleckenstein appartient à la famille du même nom, famille seigneuriale noble du nord de l'Alsace[1],[2]. Il est le fils de Henri de Hunsingen de Fleckenstein, fondateur de la branche de Dagstuhl, et de sa seconde épouse Agnès de Mœrs et de Sarrewerden[1],[3].
Il est cité pour la première fois en 1398, alors qu'il est moine de l'abbaye bénédictine de Seltz[2],[3] et prévôt du monastère de Sankt Georgenberg de Worms[2]. Il devient abbé de Seltz[1],[2] à partir de 1412 au plus tard[2].
Sur la recommandation de son prédécesseur démissionnaire, Hartmann Münch de Münchenstein[4], Jean de Fleckenstein est élu prince-évêque de Bâle[4],[1],[2],[3]. Il est confirmé par le pape le et sacré par l'archevêque de Besançon le [2], après avoir fait son entrée solennelle dans la ville deux jours auparavant[4]. Sur la liste épiscopale, il est Jean IV[2]. Il reste en même temps abbé de Seltz[4],[2] et se déplace donc régulièrement de son abbaye à son diocèse. Le roi des Romains ne lui remet les regalia que le [2].
En 1425[5], avec l'aide de la ville de Bâle, il reprend le contrôle des seigneuries de Saint-Ursanne, Muriaux et Chauvilliers, alors aux mains des comtes de Neuchâtel-Urtière[5],[3]. En 1430, il accorde des franchises à la vallée de Delémont[6]. Il améliore considérablement la situation politique et les finances de son diocèse[2],[3] en rationalisant l'administration[7]. Son sceau, conservé sur un acte de 1428, porte deux écus, l'un aux armes de Bâle et l'autre de sinople à trois fasces d'argent, aux armes des Fleckenstein[8]. Le concile de Bâle commence en 1431, sous son épiscopat[2].
Jean de Fleckenstein meurt en charge le [6],[2],[3] et est enterré dans la cathédrale de Bâle[9],[3].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Vonau 1988.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Aubert 2000, col. 34.
- 1 2 3 4 5 6 7 Jurot 2003.
- 1 2 3 4 Vautrey 1884, p. 468.
- 1 2 Vautrey 1884, p. 469.
- 1 2 Vautrey 1884, p. 472-475.
- ↑ Kurt Weissen, « Les comptes de la principauté épiscopale de Bâle autour de 1500 », dans Anne Dubet et Marie-Laure Legay (dir.), La comptabilité publique en Europe 1500-1850, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 264 p. (ISBN 978-2-7535-1337-2 et 978-2-7535-6789-4, DOI 10.4000/books.pur.107223, lire en ligne), p. 107-112.
- ↑ « empreinte : Jean II de Fleckenstein - Am Mulhouse - p.i.532 - transfixe », sur Sigilla. Base numérique des sceaux conservés en France (consulté le ).
- ↑ Vautrey 1884, p. 476.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Roger Aubert, « Jean IV de Fleckenstein », dans Roger Aubert (dir.), Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, vol. 27 : Jean E…-Jonnart, Paris, Letouzey et Ané, , col. 34.
- H. Hirschinger, « Jean de Fleckenstein évêque de Bâle », L’Outre-Forêt, vol. 25, , p. 28-32.
- Romain Jurot, « Jean de Fleckenstein », dans Dictionnaire historique de la Suisse, (lire en ligne).
- (de) Markus Ries, « Johann von Fleckenstein », dans Erwin Gatz (dir.), Die Bischöfe des Heiligen Römischen Reiches 1198 bis 1448, Berlin, Duncker & Humblot, (ISBN 3-428-10303-3), p. 66–67.
- Louis Vautrey, Histoire des évêques de Bâle, vol. I, Einsiedeln-New York-Cincinnati-Saint-Louis, Charles & Nicolas Benziger Frères, , 516 p. (lire en ligne), p. 467-476.
- Jean-Laurent Vonau, « Fleckenstein de », dans Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, (lire en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la religion :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :