Jean de Poitiers-Valentinois

noble français

Jean de Poitiers, dit par commodité de Poitiers-Valentinois, mort en 1539, est un noble français, vicomte d’Estoile et seigneur de Saint-Vallier (actuel département de la Drôme), principalement connu comme père de Diane de Poitiers (1499-1566), favorite du roi Henri II. Il est issu de la maison de Poitiers-Valentinois.

Jean de Poitiers
Fonction
Gouverneur de Provence
-
Biographie
Naissance
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Famille
Père
Aymar de Poitiers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Jeanne de La Tour d'Auvergne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Jeanne de Batarnay
Françoise de Polignac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Diane de Poitiers
Anne de Poitiers (d)
Françoise de Poitiers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Lieu de détention

Compromis dans la trahison du connétable de Bourbon, il est condamné à mort, puis gracié, mais termine ses jours prisonnier à Loches.

Biographie

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Origines

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Jean est le fils d'Aymar de Poitiers († v. ), seigneur de Saint-Vallier, marquis de Cotrone, et de sa seconde épouse, Jeanne de La Tour d'Auvergne, fille du comte de Bertrand VI[1].

Il a un frère, Jean, seigneur de Sérignan, issu du premier mariage de son fils, mort en 1493, et deux sœurs, Jeanne, Jean de Lévis-Mirepoix, et Françoise, qui épouse Jean de Lévis-Ventadour de Charlus[1].

Seigneur

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À la mort de son père, il hérite du titre de St-Vallier. Il porte les titre de vicomte d'Estoile ; baron de Clérien, Sérignan, Chalencon en Boutières, Florac, Arlempde ; seigneur de Privas, Corbembré, Val, Chantemerle, Pizançon, Chevrière, Pinet, Vielprat, etc. ; baron de Saint-Privat-d'Allier, chevalier de l'Ordre du Roi, capitaine de 200 gentilshommes de sa Maison[2].

Il est gouverneur de Provence, de 1512 à 1514[2],[3].

Procès et condamnation

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En 1524, il est impliqué comme complice dans la trahison du duc de Bourbon, connétable de France passé au service de Charles Quint en 1523, au cours de la sixième guerre d'Italie[4]. « Le plus gravement compromis était Saint-Vallier »[4].

Incarcéré à Loches, il est transféré pour son près à Paris, fin [5]. Le Parlement de Paris le déclare, le , criminel de lèse-majesté et il est condamné à la décapitation[4],[5].

Alors qu'il est sur l’échafaud, une lettre du roi François Ier le gracie[4],[5],[6]. Selon la missive, le roi a écouté les supplications du sénéchal de Normandie, Jacques de Brézé, beau-fils de Saint-Vallier, ainsi que celles parents et amis de ce dernier[5]. Cette grâce royale comuait, cependant, la mise à mort en peine de prison[5]. Le Bourgeois de Paris, dans son Journal, sous-entend que la trahison de Saint-Vallier reposait sur le fait que l'une de ses filles ait été violée[5].

Par le traité de Madrid, de 1526, il doit être libéré[5]. Le roi accorde la liberté, maintenant en poste son sénéchal et Diane de Poitiers, comme dame d'honneur de Louise de Savoie[5].

L'historien Arnoul Le Ferron évoque, en 1533, le fait que sa liberté il la devait à Diane, alors « au fait de sa gloire », venue supplier le roi, alors que des rumeurs évoquent une relation charnelle avec le roi[5].

Testament et mort

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Exilé sur ses terres, il teste dans son château de Pizançon, le [2]. Il y meurt au cours de cette même année[2],[7].

Son corps est inhumé à Saint-Vallier[7].

Famille

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En 1489, à l'âge de quatorze ans, il épouse Jeanne de Batarnay (vers 1480-1516), fille d'Imbert de Batarnay, qui lui donne deux fils et trois filles[8] :

En 1516, il épouse en secondes noces Françoise (?-1517), fille de Jean de Chabannes de Vandenesse, frère aîné du maréchal de La Palisse.

En 1532, il épouse Françoise, fille d'Armand XV de Polignac[8].

Notes et références

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  1. 1 2 MedLands, Aymar de Poitiers (lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 Gaston de Jourda de Vaux, Le nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy, t. V, Le Puy, Impr. La Haute Loire, (lire en ligne), p. 103
  3. Gustave Dupont-Ferrier, Gallia regia ou, État des officiers royaux des bailliages et des sénéchaussées de 1328 à 1515, Volumes 5-6, 1942, p. 13.
  4. 1 2 3 4 Edmond Gautier, Histoire du donjon de Loches, Impr. de A. Nuret, , p. 116-130.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Didier Le Fur, François Ier, Place des éditeurs, , 1140 p. (ISBN 978-2-26207-680-1, lire en ligne), p. 537-539.
  6. « Rémission de Saint-Vallier », dans Procès criminel..., page 146 (la grâce est datée de « Blois, février 1523 » (1524 selon notre calendrier).
  7. 1 2 Albert Caise, Diane de Poitiers, dame de Saint-Vallier : ses actes, ses prédécesseurs et ses successeurs dans la communauté de Saint-Vallier, Céas, , 20 p. (lire en ligne), p. 6.
  8. 1 2 MedLands, Jean de Poitiers (lire en ligne).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jules Chevalier (chanoine, professeur d'histoire au grand séminaire de Romans), Mémoires pour servir à l'histoire des comtés de Valentinois et de Diois. Tome Ier, vol. 1 : Les anciens comtes de Die et de Valence, les comtes de Valentinois de la maison de Poitiers, Paris, Picard, , 477 p. (lire en ligne).
  • Jean de Guiffrey (éd.), Procès criminel de Jehan de Poytiers Seigneur de Saint-Vallier, Paris, 1867 disponible en ligne sur Google Books [cet ouvrage présente Jean de Poitiers, puis reproduit tous les documents du procès]

Articles connexes

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Liens externes

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