Jeanne Hugo

héritière et mondaine française

Léopoldine Clémence Adèle Lucie Jeanne Hugo (Bruxelles, - Paris, ) est une héritière et mondaine française de la Belle Époque.

Jeanne Hugo
Jeanne Hugo en 1890.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Claix (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Père
Fratrie
Conjoints
Léon Daudet (de à )
Jean-Baptiste Charcot (de à )
Michel Negroponte (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Charles Daudet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Victor Hugo (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Biographie

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Enfance et famille

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Jeanne Hugo est née à Bruxelles le , troisième enfant du journaliste Charles Hugo et de Alice Le Haene. Son frère est l'artiste Georges Victor-Hugo. Ses grands-parents paternels sont respectivement l'écrivain et politicien Victor Hugo et Adèle Foucher.

Née à la fin du Second Empire français, Jeanne Hugo grandit dans une famille républicaine fidèle. Dans sa famille d'anciens loyalistes de la monarchie bourbonienne s'opposent aux Bonaparte.

Jeanne Hugo avec son grand-père Victor Hugo et son frère Georges, 1881.

En 1871, le père de Jeanne meurt d'un accident vasculaire cérébral. Sa mère se remarie avec le journaliste et homme politique Édouard Lockroy[1]. Victor Hugo n'approuve pas le nouveau mariage de sa belle-fille et prend la garde de Jeanne et de son frère, Georges. En 1877, Victor Hugo publie un livre de poésie intitulé L'Art d'être grand-père[2], [3]. Il meurt en 1885[4] en lui laissant un vaste héritage[5].

Jeanne Hugo devient une personnalité de la haute société parisienne. Pendant la Belle Époque, sous la Troisième République française, les journaux la mentionnent fréquemment[5]. Elle veille à la célébration du culte de son grand-père et est présente à toutes les manifestations en son honneur.

Mariage

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En 1891, Jeanne Hugo épouse le journaliste Léon Daudet, fils des écrivains Alphonse Daudet et Julia Daudet[6],[7]. Le mariage est célébré lors d'une cérémonie civile et sans célébration religieuse, par respect pour son grand-père, qui avait des opinions anticléricales convaincues. Le mariage est un événement majeur dans la société parisienne, attirant des foules de badauds[8],[9]. Ils divorcent en 1895 et Jeanne Hugo obtient la garde de son fils Charles Daudet, mais Léon Daudet, furieux que son fils fréquente l'École alsacienne, dont il craignait la "mauvaise influence" revendique sans succès devant la justice de le retirer à sa mère afin de lui donner un précepteur choisi par les Daudet [5]. Par la suite Charles Daudet, élève de l'école des Chartes mais sans obtenir le diplôme de sortie, devint sous-bibliothécaire à la bibliothèque de l'Arsenal.

En 1896, elle épouse le scientifique et explorateur Jean-Baptiste Charcot[6]. Elle divorce de Charcot en 1905 pour cause de désertion du domicile conjugal[10].

En 1906, Jeanne Hugo épouse Michel Negroponte, un officier de marine grec, dont elle était tombée amoureuse à seize ans. Cette fois le mariage est religieux – Jeanne s'est fait baptiser par un prêtre orthodoxe. Ils restent mariés jusqu'au décès du mari, le , à la suite d'une opération de l'appendicite [5].

Durant le premier conflit mondial, Jeanne Hugo-Negreponte s'engage comme infirmière dans un hôpital parisien et reçoit, pour services rendus, la médaille d'honneur des épidémies.

En 1927, après la mort de son frère, Jeanne se rend à Saint-Pierre-Port, à Guernesey pour faire officiellement don de la Maison Hauteville à la Ville de Paris. Hauteville avait été sa maison d'enfance lorsqu'elle vivait avec son grand-père en exil[5].

En 1933, un portrait peint par Giovanni Boldini, intitulé Madame Hugo et son fils, est exposé et sera souvent indiqué comme représentant Jeanne Hugo et son fils Charles. Il s'agit en fait de la première épouse de Georges Hugo, le frère de Jeanne, et de son fils, le futur peintre Jean Hugo [11]

Sépulture de Jeanne Hugo et de son mari Michel Negroponte.

Jeanne Hugo meurt le dans le 16e arrondissement de Paris[12]. Elle est enterrée avec son troisième mari dans une chapelle en forme de petite église grecque au cimetière de Passy (14e division)[13].

Distinctions

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Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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