Jeannine Manuel

résistante et pédagogue française

Jeannine Manuel (née Jeannine Steel) [1] née à Grenoble le et décédée à Paris (16e arrondissement), le est une résistante et pédagogue française.

Jeannine Manuel
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jeannine Steel
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction

Biographie

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Origines familiales et formation

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Jeannine Steel est la fille d'un père américain et d'une mère française. Elle fait des études de littérature anglaise et suit, à partir de 1939 une formation d'infirmière à la Croix-Rouge[2].

Le choix de la résistance et l'entrée au BCRA

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Révoltée par les lois antijuives de Vichy, elle quitte l'université et entre dès 1940 dans un réseau qui organise des évasions par la zone libre. En , Jeannine Manuel quitte la France pour Lisbonne où elle s'engage dans les FFL puis part seule pour Londres. Jeannine Steel est l'une des très rares femmes à rejoindre le général de Gaulle à Londres où elle est affectée dans les services de renseignement de la France Libre. Elle y rencontre son futur mari, André Manuel, l'adjoint du André Dewavrin (Passy), chef du BCRA (Bureau central de renseignement et d'action)[3].

En 1944 elle retourne en France. Elle est volontaire pour le débarquement et arrive à Paris en pleine insurrection avec une mission de liaison auprès des autorités civiles. Elle reste officier de liaison pendant la Libération de la France, aux côtés du colonel Hettier de Boislambert. En 1945 elle est chargée de recueillir des renseignements auprès des déportés au Lutetia.

L'après-guerre et la fondation d'une école bilingue

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[4]Après 1945, elle reprend des études de psychologie et se spécialise dans l'étude du langage. Elle travaille avec des enfants qui ont des troubles du langage[2].

Elle épouse André Manuel, de quinze ans son aîné le à Paris (7e arrondissement)[5], ils ont deux garçons Bernard et Denis Antoine[5], elle séjourne un temps auprès de sa famille aux États-Unis après la guerre, puis s'installe à Paris où elle souhaite que ses enfants puissent renforcer le niveau d'anglais acquis pendant leur séjour en Amérique et qu'ils évoluent dans un environnement international, elle décide de créer, en 1954, ce qui deviendra l’École active bilingue, aujourd'hui l'École Jeannine-Manuel[6],[3].

Elle souhaite aussi renforcer l'entente entre les peuples en créant un lieu où des enfants du monde entier étudient ensemble, parmi d'autres, deux langues, le français et l'anglais. Son objectif est d’accomplir la mission qu’elle s’était fixée au lendemain de la guerre : travailler à la compréhension internationale par l’éducation bilingue, le brassage des cultures et une innovation pédagogique constante à l’écoute du monde. Selon Jeannine Manuel, « apprendre une langue étrangère est en soi une chose très importante. Mais c'est aussi mieux comprendre l'autre, c’est-à-dire être capable de penser comme l'autre ; c'est une ouverture sur le monde »[4].

L'École active bilingue Jeannine-Manuel

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Depuis cette date, ce sont plus de 15 000 enfants auxquels est dispensé cet enseignement.

l’École active bilingue Jeannine-Manuel comptait en 2003 2700 élèves[2], en 2014, 3 100 élèves sur cinq sites à Paris et à Lille[7]. Pour la rentrée 2015, une école à Londres a également ouvert ses portes[8].

La Fondation Jeannine-Manuel (2004)

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La Fondation Jeannine-Manuel a été créée en sous l’égide de la Fondation de France pour que l’école puisse avoir les moyens de rester pionnière dans le domaine de l’innovation pédagogique et de poursuivre sa mission de développement de la compréhension internationale[9].

Notes et références

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  1. Parfois orthographié Jeanine.
  2. 1 2 3 Le Monde, « Jeannine Manuel, fondatrice de l'Ecole active bilingue », Le Monde, publié le 05 septembre 2003 à 12h29 (lire en ligne Accès payant)
  3. 1 2 « André Alexis Manuel - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le )
  4. 1 2 Mémoires de Guerre, « Manuel Jeanine », sur Mémoires de Guerre, (consulté le )
  5. 1 2 « Généalogie de Jeannine STEEL », sur Geneanet (consulté le )
  6. Julien Bordier et Delphine Peras, « Fils et filles de...: les dessous d'une génération VIP », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  7. Marie Piquemal, « Derrière les murs de l’école la plus riche de France, Jeannine-Manuel : une machine à cash alimentée par l’argent public », sur Libération (consulté le )
  8. Céline Bezioua, « Ecole Jeannine Manuel - L'école en bref », sur www.ecolejeanninemanuel.org (consulté le )
  9. « La Fondation Jeannine-Manuel », sur le site de la Fondation de France.

Voir aussi

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