Jeunesse royaliste
L'association Jeunesse royaliste est un mouvement politique fondé en 1888 par Eugène Godefroy, Paul Bézine, Roger Lambelin et Paul Le Breton fils[1].
| Fondation | |
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| Dissolution |
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| Fondateurs |
Eugène Godefroy (d), Paul Bezine, Roger Lambelin |
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| Idéologie |
Histoire
modifierLes débuts sont extrêmement modestes, puisque deux ans après on ne compte guère qu'une trentaine d'adhérents, étudiants et jeunes avocats[2].
Mais l'année suivante, en réaction contre le Ralliement, c'est l'essor relatif. D'une part, les appuis affluent : celui du monarchiste libéral Audren de Kerdrel, celui du général Athanase de Charette de La Contrie qui souhaite placer le groupement sous le signe de la croix et de la cocarde blanche, celui du comte Paul-Gabriel d'Haussonville qui ménage au mouvement la bienveillance des Orléans, dont Lambelin est d'ailleurs connu puisqu'en 1888, il a été envisagé de lui confier la formation militaire de Philippe d'Orléans, duc d'Orléans aux Indes, et puisqu'en 1890, on lui a demandé un exposé sur la question du Tonkin[2]. Elle connut une expansion rapide à partir de 1892 et revendiquait, vers 1897, 36 000 adhérents avec des comités actifs dans une trentaine de départements.
Peu avant sa mort, le comte de Paris accorde son appui ; quant au duc d'Orléans, il manifeste à plusieurs reprises son approbation, et, à la suite de désaccords entre son entourage très conservateur et la nouvelle organisation à propos de tactique électorale, il écrit à Lambelin en 1898[3]. D'autre part, les adhésions se multiplient, surtout dans le Midi de la France d'où viennent des suggestions populistes[4].
Le premier congrès national se tient à Paris en 1894, les suivants ont lieu à Bordeaux et à Toulouse, où se forgent des méthodes plus vigoureuses et des doctrines annonciatrices de l'Action française, comme la distinction du droit et de la légalité qui en serait souvent tout le contraire[2].
À la demande du prétendant, le duc d'Orléans, l'association fut dissoute en 1901 et beaucoup de ses membres rejoignirent alors l'Action française.
Notes et références
modifier- ↑ La Mayenne, 20 janvier 1900.
- 1 2 3 Michel Denis, Les royalistes de la Mayenne
- ↑ Je veux me rapprocher de cette Jeunesse Royaliste qui est aujourd'hui une des forces principales du parti ; c'est pourquoi j'ai chargé un des membres de mon service d'honneur (André Buffet de se lettre en rapport avec vos groupes ; il ne s'agit pas d'ôter à ceux-ci leur liberté, mais d'être en mesure de leur donner des ordres en cas de circonstances exceptionnelle.
- ↑ Allez à l'ouvrier, non dans des réunions fermées, triées sur le volet, mais dans des meetings nombreux, recommande un ancien pour quoi en 1852 les chaînes de César étaient légères comparées à celles que les sous-Danton font aujourd'hui porter aux consciences chrétiennes… Je connais ce fils de la pauvreté et du travail, je l'ai rencontré face à face, non seulement aux portes des villes de l'ardente Provence, mais dans le Nord et même à Paris. Parlez aux foules sans artifice, sans abstraction. Il leur faut du concret, elles ne savent pas ce qu'est le conservatisme. Parlez hardiment du Roi et de la République.
Bibliographie
modifier- François Callais, « La jeunesse Royaliste. Préfiguration de l'Action française », Histoire, économie & société, no 4 (10e année), 4e trimestre 1991, p. 561-589 (lire en ligne).
- Philippe Secondy, « Royalisme et innovations partisanes : les « Blancs du midi » à la fin du XIXe siècle », Revue française de science politique, vol. 53, no 1, , p. 73-99 (lire en ligne).
- Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français, 1880-1900 : boulangisme, ligue des patriotes, mouvements antidreyfusards, comité antisémites, Paris, Honoré Champion, coll. « Dictionnaires & références » (no 2), , 687 p. (ISBN 2-85203-786-6, présentation en ligne), [présentation en ligne]. Réédition : Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français, 1880-1900, Paris, Honoré Champion, coll. « Champion classiques. Références et dictionnaires » (no 2), , 687 p. (ISBN 2-7453-1241-3).
- Michel Denis, Les royalistes de la Mayenne
