Jeux d'été (film, 1951)

film d’Ingmar Bergman, sorti en 1951
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Jeux d'été (Sommarlek) est un film suédois réalisé par Ingmar Bergman, sorti en 1951. Ce film, admiré par Jean-Luc Godard, a contribué à établir la réputation internationale d'Ingmar Bergman. Il traite du thème de l'amour adolescent.

Jeux d'été
Titre original Sommarlek
Réalisation Ingmar Bergman
Scénario Ingmar Bergman
Herbert Grevenius
Musique Erik Nordgren
Acteurs principaux Maj-Britt Nilsson
Birger Malmsten
Alf Kjellin
Sociétés de production Svensk Filmindustri
Pays de production Drapeau de la Suède Suède
Genre Drame, romance
Durée 96 minutes
Sortie 1951

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Marie, danseuse à l'Opéra royal de Stockholm, profite de l'ajournement imprévu des répétitions du Lac des cygnes pour s'embarquer vers une petite île proche de la capitale. Là, dans une cabane au bord de l'eau, elle s'abandonne à ses souvenirs et revoit Henrik, un jeune étudiant très épris d'elle. Dans la belle lumière de l'été suédois, elle revoit leurs jeux amoureux. Vers la fin des vacances, Henrik meurt en plongeant entre les rochers. Brisée par sa disparition, Marie trouve un illusoire réconfort auprès de son oncle Erland.

Après ce pèlerinage, Marie revient à l'Opéra et s'apprête à entrer en scène. Elle se maquille devant le miroir de sa loge. Les années l'ont durcie. Le maître de ballet lui expose alors les grands traits de sa philosophie : il ne faut pas vivre avec ses souvenirs, il faut savoir profiter de l'instant présent, aimer.

David, un journaliste très amoureux de Marie, déjoue la vigilance du concierge et parvient à la rejoindre dans sa loge. Soudain Marie comprend qu'elle ne peut pas éternellement vivre dans le passé. En acceptant de partager l'amour de David, Marie entrevoit une existence nouvelle et réconcilie l'art et la vie. En dansant, elle est transfigurée par son second amour.

Fiche technique

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Production

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Le film est tourné entre le et le , principalement à Dalarö. La séquence animéeest réalisée par Rune Andréasson, qui deviendra plus tard célèbre en Suède pour ses bandes dessinées et ses dessins animés mettant en scène Bamse[1].

Distribution

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Accueil de la critique cinématographique

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Ce film a reçu des critiques positives. Un critique de Variety sous le pseudonyme « Wing » a écrit que le film « représente le meilleur du cinéma suédois »[2], soulignant que l'histoire « est beaucoup plus optimiste que celles auxquelles [Bergman] nous a habitués », s'éloignant du style de Bergman qui était « généralement imprégné d'un sentiment de désespoir ». Et qui fait généralement dire aux acteurs des répliques qui passeraient difficilement la censure. Mais ici, pour ce journaliste, Bergman raconte une histoire simple d'une manière saine », ajoutant que le film « ne devrait pas poser de problème de censure et pourrait trouver un large marché à l'étranger ». Le critique a également salué la photographie de Gunnar Fischer et les performances de Maj-Britt Nilsson, Birger Malmsten, Alf Kjellinin et Mimi Pollak[3].

En , Jean-Luc Godard écrivit dans les Cahiers du cinéma, dans un dossier spécial consacré à Bergman : « Il y a cinq ou six films dans l'histoire du cinéma que l'on a envie de critiquer en disant simplement : « C'est le plus beau des films. »[4]. Le film est classé 8e par ce magazine dans la liste des 10 meilleurs films de l'année 1958[5]. Jean-Luc Godard admirait l'érotisme du jeune Bergman et sa manière de filmer[6].

Pauline Kael, du New Yorker, a écrit : « Bergman a trouvé son style dans ce film, considéré par les historiens du cinéma non seulement comme son film de référence, mais aussi comme le début d'une nouvelle grande époque dans le cinéma suédois ». Bon nombre des thèmes (quoi qu'on en pense) que Bergman a développés par la suite sont déjà présents ici : les artistes qui ont perdu leur identité, les visages devenus des masques, les miroirs qui reflètent la mort à l'œuvre. Mais ce film, avec son histoire d'amour passionnée mais vouée à l'échec, a aussi un côté plus léger : une grâce et une douceur élégiaques[7].

Summer Interlude (le titre en anglais) détient une note (rare) de 100 % sur Rotten Tomatoes, basée sur 11 critiques[8].

Bergman sur Jeux d'été

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« Il fait partie de ma propre chair. Je préfère Jeux d'été pour des raisons d'ordre intime. J'ai fait Le Septième Sceau avec mon cerveau, Jeux d'été avec mon cœur. Pour la première fois, j'avais l’impression de travailler d’une façon personnelle, d'avoir réalisé un film qu'aucun autre ne pourrait refaire après moi. »

— Ingmar Bergman, Cahiers du cinéma n°84, juin 1958

Références

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  1. ↑ (en) « Summer Interlude - Shooting the film », sur Ingmar Bergman Face to Face, publié par la fondation Ingmar Bergman
  2. ↑ (en) Tim Gray, « Ingmar Bergman's Centennial: A Time to Celebrate Joy of Filmmaking », sur Variety,
  3. ↑ (en) « Sommarlek », sur Variety, , p. 6
  4. ↑ Jean-Luc Godard, « Bermanorama », sur Cahiers du cinéma dossier spécial Bergmanorama
  5. ↑ (en) Eric C. Johnson, « Cahiers du Cinema: Top Ten Lists 1951-2009 », sur Cahiers du cinéma via le alumnus.caltech.edu et son archivage sur archive.org
  6. ↑ Louis Skorecki, « Sommarlek », sur Libération,
  7. ↑ (en) « Illicit Interlude », sur GeoCities
  8. ↑ (en) « Summer Interlude », sur Rotten Tomatoes

Liens externes

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