John Guillermin

réalisateur, producteur et scénariste britannique

John Guillermin est un réalisateur, producteur et scénariste franco-britannique, né le à Londres et mort le à Topanga, en Californie.

John Guillermin
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Yvon Jean Guillermin
Naissance
Londres (Angleterre, Royaume-Uni)
Nationalité Française
Britannique
Décès (à 89 ans)
Topanga (Californie, États-Unis)
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables La Tour infernale
King Kong
Mort sur le Nil

Biographie

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Les parents de John Guillermin, Joseph et Geneviève, étaient français. Joseph Guillermin a travaillé dans l'industrie du parfum. « I have a British passport but actually I'm a bloody Frog » (« J'ai un passeport britannique mais en fait je suis une putain de Grenouille » — surnom donné aux Français par les Anglais), a déclaré Guillermin.

Son premier film comme réalisateur est High Jinks in Society (1949), une comédie qu’il coréalise avec Robert Jordan Hill et dont Guillermin est également coscénariste et coproducteur. L'année suivante, Guillermin signe sa première réalisation en solo, le drame psychologique Torment (1950).

Parmi ses autres films de cette époque, on peut citer Traqué par Scotland Yard (1957), une énigme policière avec John Mills, Contre-espionnage à Gibraltar (1958) reconstitution d'un récit véridique survenu pendant la deuxième guerre, Le Jour où l'on dévalisa la banque d'Angleterre (1960) qui permet à Peter O'Toole de tenir son premier grand rôle au cinéma, et Quand gronde la colère (1960), film assez violent dans lequel Peter Sellers tient un de ses rares rôles dramatiques. Guillermin réalise également deux aventures de Tarzan, La Plus Grande Aventure de Tarzan (1959) et Tarzan aux Indes (1962).

Au cours des années 1960, Guillermin signe deux oeuvres assez atypiques pour lui. Tout d'abord Les Femmes du général (1962), comédie dramatique adaptée d'une pièce de Jean Anouilh, La Valse des toréadors, et dont Peter Sellers tient la vedette. Puis La Fleur de l'âge (1965), un dame psychologique centré sur une adolescente à l'esprit infantile. Il réalise également plusieurs films de guerre (Les Canons de Batasi (1964), Le Crépuscule des aigles (1966), Le Pont de Remagen (1969)) et des films d'action (Syndicat du meurtre (1968), Alerte à la bombe (1973)).

Guillermin se fit une réputation en réalisant trois super-productions américaines et britannique dans les années 1970.

Tout d'abord La Tour infernale (1974), un film produit par Irwin Allen et mettant en vedette trois des acteurs les plus populaires de l’époque : Steve McQueen, Paul Newman et Faye Dunaway. Archétype du film catastrophe, très en vogue à l'époque, La Tour infernale obtient un grand succès au box-office[1] et est aujourd'hui considéré comme un des sommets du genre. Le film récolte de plus huit nominations aux Oscars dont celle du meilleur film. Par contre, Guillermin ne sera pas en lice pour l'Oscar de la mise-en-scène.

Par la suite, pour le compte du producteur Dino de Laurentiis, Guillermin réalise un onéreux remake du classique King Kong. Lancé à grand renfort de publicité, le film ne convainc pas la critique mais remporte quand même un réel succès populaire[2]. Le film offre aussi la particularité d'être la première apparition à l'écran de l'actrice Jessica Lange. Guillermin, de son côté, enchaine avec Mort sur le Nil (1978), luxueuse adaptation d'un roman d'Agatha Christie dans laquelle Peter Ustinov incarne le célèbre détective Hercule Poirot, aux côtés notamment de David Niven, Mia Farrow et Angela Lansbury.

Mort sur le Nil est le dernier film vraiment significatif de Guillermin. À partir des années 1980, son succès est bien moindre. En 1980, Guillermin réalise Mr. Patman, un film canadien tourné à Vancouver et dans lequel James Coburn incarne un homme qui travaille dans un service psychiatrique. La sortie du film passe pratiquement inaperçue. Guillermin travaille ensuite un certain temps sur Sahara (1983), un film d'aventures qui connait une production troublée et qui sera terminée par Andrew V. McLaglen.

Puis, Guillermin retourne en Afrique pour tourner Sheena, reine de la jungle, adaptation à l'écran d'une bande dessinée des années 1940. Pendant le tournage, Guillermin fait face à une tragédie personnelle : son fils, Michael, prend la vie dans un accident de voiture en Californie.

À sa sortie, Sheena, reine de la jungle est mal accueilli par la critique et est un échec au guichet. Puis, dix ans après le remake de King Kong, Guillermin s'associe à nouveau à Dino de Laurentiis pour King Kong 2, une suite tardive à l'oeuvre de 1976. Tout comme Sheena, le film fait face à une critique médiocre et renconte un succès très limité[3].

Guillermin conclut sa carrière de réalisateur en 1988 avec un western tourné pour la télévision : Poursuite en Arizona.


Filmographie

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Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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Notes et références

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