Josef Balabán
Josef Balabán (né le à Obory et mort le à Prague) est un militaire et résistant tchécoslovaque.
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Militaire, officier, résistant, légionnaire tchécoslovaque, technicien mécanique |
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Biographie
modifierJeunesse et Premier Guerre mondiale
modifierJosef Balabán nait sous l'Empire Austro-Hongrois le 4 juin 1894[1] à Obory (près de Dobříš en actuelle République tchèque). Il vient d'une famille de garde-chasse et exerce à la veille de la Grande guerre le métier de serrurier[1] à Prague.
Lorsque éclate la guerre il est enrôlé dans le 28e régiment d'infanterie et est envoyé sur le front de l'est. En 1915 il est fait prisonnier en Russie[2]
En 1916 il rejoint les légions tchécoslovaques naissances en Russie et s'engage dans les combats contre l'armée allemande en tant qu'artilleur[1].
Entre deux guerres
modifierIl rentre en 1920 dans son pays qui est officiellement devenu la Tchécoslovaquie depuis le 28 octobre 1918[3].
Il poursuit sa carrière militaire dans la nouvelle armée tchécoslovaque qui est construite avec l'aide du Général Pellé, chef de la mission militaire française à Prague[4].
Josef Balabán passe ainsi d'officier d'artillerie à lieutenant colonel en passant par le grande officier d'état major affecté au ministère de la Défense.
Résistance
modifierSuite à l'occupation de la Tchécoslovaquie par les armées nazis en mars 1939 il entre dans la résistance. Il rejoint le mouvement clandestin Obrana národa (Défense de la Nation) et devient rapidement l'un de ses principaux dirigeants en charge du réseau du renseignement[5].
Au sein de ce mouvement il forme avec les célèbres résistants Josef Mašín et Václav Morávek, un groupe surnommé les Trois Rois par la Gestapo[6]. Le groupe entretient le contact avec le gouvernement en exil à Londres de Beneš et participe à plusieurs opérations de sabotages[5].
A leur actif, le groupe des Trois Rois est connu pour deux opérations majeures. La première étant l'attentat à la bombe contre le ministère de l'Aviation du Reich et le siège de la police à Berlin en janvier 1941. La second le mois suivant étant l'attentat à la gare de Berlin-Anhalt avec pour objectif d'assassiner Heinrich Himmler qui a survécu de justesse par le retard de son train[7].
Arrestation et assassinat
modifierJosef Balabán est arrêté à Prague-Dejvice le 22 avril 1941 par la Gestapo[1]. Il devait rejoindre des membres du réseau clandestin « Prstýnkáři » sans savoir qu'il avait été infiltré par les nazis.
A l'issue de sa capture il est torturé durant plusieurs mois mais ne révèle aucune information sur la résistance.
Suite à l'arrivée du nazi Reinhard Heydrich à la tête du protectorat de Bohême-Moravie la loi martiale est proclamée. Il est condamné à mort et fusillé le 3 octobre 1941 à la prison de Ruzyně à Prague[1].
Ses confrères du groupe des Trois Rois sont également assassinés l'année suivante.
Postérité
modifierSuite au rétablissement de la République tchécoslovaque il est nommé à titre posthume Général de brigade en 1947, puis Général de division in memoriam en 2005[7].
L'endroit de son arrestation à Prague est également marquée d'une plaque commémorative[1].
Une seconde plaque est également présente depuis juin 2021 dans sa ville natale de Dobříš[8].
Bibliographie
modifier- Petr Koura, Podplukovník Josef Balabán. Život a smrt velitele legendární odbojové skupiny „Tři králové“ [Lieutenant-colonel Josef Balaban. Vie et mort du chef du légendaire groupe de résistance « Trois Rois ».], Prague, 2003 (ISBN 80-86182-72-X).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 « Před 80 lety dopanoval první ze Tří odbojářských králů. Josefa Balabána zatklo gestapo v Dejvicích »
- ↑ « BALABÁN Josef 1894–1941 – Biografický slovník českých zemí », sur biography.hiu.cas.cz (consulté le )
- ↑ « Le 28 octobre 1918 et l’indépendance de la Tchécoslovaquie » [archive du ], sur Radio Prague International (consulté le )
- ↑ (en) « Divizní generál Maurice César Joseph Pellé », sur Vojenský historický ústav, (consulté le )
- 1 2 « Betrayal », sur Memory of Nations Sites (consulté le )
- ↑ (cs) ČT24, « Tři králové », sur ct24.ceskatelevize.cz (consulté le )
- 1 2 « Generálmajor in memoriam Josef Balabán | Spolek pro vojenská pietní místa », sur www.vets.cz (consulté le )
- ↑ (en) « Czech WWII resistance fighter Josef Balabán gets memorial plaque in home town », sur www.expats.cz, (consulté le )
