Josef Menčík
Josef Menčík, né le à Dobrš et mort le à Buzičky, est un collectionneur et « chevalier » tchécoslovaque.
Biographie
modifierJeunesse et activité « chevaleresque » à Dobrš
modifierJosef Menčík naquit le à Dobrš en Bohême (alors en Autriche-Hongrie, aujourd'hui rattachée à Drážov en Tchéquie). Contrairement à une idée répandue, il était issu d'une famille de paysans[1]. Adolescent, il incendia le pub de Dobrš sous le coup de la colère[1]. En 1911, il acheta la forteresse de Dobrš, datant du XIVe siècle, à la famille Schwarzenberg, dans le but de la restaurer[2]. Il collectionnait des objets médiévaux liés à la chevalerie, provenant, dit-on, de France[3]. Son armure était d'origine allemande[1]. Il éclairait sa maison exclusivement à la bougie et à la torche[4]. Josef Menčík parcourait ses terres et son village à cheval, en armure, et s'intéressait à l'éducation des jeunes sur l'histoire tchèque et les idéaux de la chevalerie. Il invitait les excursions scolaires dans sa forteresse[5].
Fin de vie
modifierLors de l'invasion des Sudètes par les chars allemands en 1938, Josef Menčík revêtit son armure, prit son épée et chargea vers l'armée blindée, bloquant finalement leur progression. Les Allemands ne tirèrent pas sur Josef Menčík[6] et semblèrent avoir seulement hésité avant de le contourner[3].
Josef Menčík fut autorisé à retourner à la forteresse de Dobrš et à y vivre en paix, sa tentative n'ayant pas été considérée comme un acte de résistance sérieux[6]. Il vécut jusqu'à la libération de la Tchécoslovaquie se terminant avec l'offensive de Prague en 1945[7], mais il avait déjà été contraint de quitter la forteresse de Dobrš et de s'installer chez son fils en raison de la prise de pouvoir du régime communiste de Klement Gottwald[1],[3]. La forteresse, toujours en sa possession et restée inoccupée, fut nationalisée après la libération, et Josef Menčík mourut peu après[4], le , à Buzičky (un petit hameau près de Buzice)[1].
Héritage
modifierDans les médias tchèques, Josef Menčík est surnommé « le Don Quichotte tchèque »[7]. Les légendes orales sont très répandues en Tchéquie, notamment celle selon laquelle il aurait combattu directement des chars d'assaut et celle le disant issu d'une longue et ancienne lignée noble[1]. On le surnomme également « Père barbu » et « Le Dernier Chevalier »[4].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 (cs) Kolačkovský, « Pábení "rytíře" Menčíka (Menšíka) - pověsti a pravda », iDNES.cz (consulté le )
- ↑ (cs) « Rytíř Josef Menčík. Šumavský Don Quijote, který se ve zbroji a s halapartnou postavil nacistickým tankům », Czech Radio, (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Josef Menčík - The Czech Knight Who Resisted Nazi Aggression », Prague Morning, (consulté le )
- 1 2 3 (cs) « Tankům se postavil v rytířské zbroji a na koni: Poslední rytíř Josef Menčík », medium.seznam.cz, (consulté le )
- ↑ (cs) « Rytíř Josef Menčík. Šumavský Don Quijote, který se ve zbroji a s halapartnou postavil nacistickým tankům », Czech Radio, (consulté le )
- 1 2 « Josef Mencik – History's last knight stood against the Nazis », Sandboxx (consulté le )
- 1 2 (cs) « Rytíř Josef Menčík. Šumavský Don Quijote, který se ve zbroji a s halapartnou postavil nacistickým tankům », Czech Radio, (consulté le )