Joseph Ackermann

homme politique suisse

Joseph Ackermann, né le à Bulle (originaire de Guin et de Plasselb) et mort le à Fribourg, est une personnalité politique suisse, membre du parti conservateur chrétien-social.

Joseph Ackermann
Illustration.
Portrait non daté.
Fonctions
Conseiller d'État fribourgeois
–
(deux mandats)
Président lui-même en 1947
Département Finances
Prédécesseur Romain Chatton
Conseiller national
–
Élection 26 octobre 1947
Législature 33e
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bulle (canton de Fribourg)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Fribourg
Nationalité suisse
Parti politique Parti conservateur chrétien-social
Enfants Guy Ackermann
Diplômé de Université de Fribourg
Profession avocat

Il est conseiller d'État du canton de Fribourg de 1941 à 1951, à la tête de la direction des finances, et conseiller national de 1947 à 1951.

Biographie

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Origines et famille

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Joseph Henri Edouard Ackermann[1] naît le à Bulle, dans le canton de Fribourg, en Suisse[2]. Il est originaire de Guin et de Plasselb, dans le district de la Singine, dans le même canton[2].

Son père, prénommé Joseph Thomas, docteur en droit[1], est l'éditeur de l'organe conservateur catholique Le Fribourgeois à Bulle[2] ; il meurt en 1905[1]. Sa mère, née Elise Eberle, est originaire d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz[1]. Elle tient une papeterie sur la Grand-Rue de Bulle[3].

Joseph Ackermann épouse le Jeanny Remy (Jeanne Marie Elisabeth Remy[1]), fille d'un confiseur bullois[2]. Il ont trois enfants[4], dont le journaliste Guy Ackermann[5].

Études et parcours professionnel

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Après l'école primaire à Bulle[1] puis le collège de l'Abbaye de Saint-Maurice, dans le canton du Valais, Joseph Ackermann fait des études de droit aux universités de Fribourg, Zurich et Paris, conclues par une licence en 1924[2].

Il est substitut du procureur général de 1926 à 1930, puis avocat à Bulle de 1930 à 1941[2]. Il est par ailleurs directeur du Crédit gruyérien de 1932 à 1941[2].

Il est le directeur des Entreprises électriques fribourgeoises de 1951 à 1969[2].

Parcours politique

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Joseph Ackermann est député au Grand Conseil du canton de Fribourg de 1931 à 1941[2].

Il succède tacitement en 1941 à Romain Chatton, mort en fonction, au Conseil d'État fribourgeois[1]. Il est à la tête de la direction des finances pendant deux législatures, jusqu'en 1951, et préside le gouvernement en 1947[1]. Il siège en parallèle au Conseil national de 1947 à 1951[2]. Il ne se présente pas pour un nouveau mandat afin de pouvoir être nommé directeur des Entreprises électriques fribourgeoises[1].

Il préside le parti conservateur chrétien-social fribourgeois de 1957 à 1966[1].

Autres fonctions

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Joseph Ackermann occupe le poste de président des Chemins de fer fribourgeois et de la Société touristique Gruyères-Moléson-Vudalla SA[2].

Lieutenant-colonel à l'armée, il est auditeur puis grand-juge, de la Division 2[2].

Mort et sépulture

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Joseph Ackermann meurt le [n 1] à Fribourg, à l'âge de 86 ans[2].

Ses obsèques ont lieu le à Fribourg à l'église du Christ-Roi et son corps est inhumé dans le cimetière de Bulle[7].

Notes et références

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  1. ↑ Le Dictionnaire historique de la Suisse donne le , mais l'ouvrage de référence sur le Conseil d'État fribourgeois et l'avis mortuaire publié par la famille dans La Liberté[6] indiquent le .

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d’État fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions La Sarine, , 143 p. (ISBN 978-2-88355-153-4, lire en ligne), p. 79
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Georges Andrey, « Joseph Ackermann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. ↑ Michel Gremaud, « Joseph Ackermann, grand Monsieur », La Gruyère, no 53,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  4. ↑ François Gross, « Joseph Ackermann n'est plus » (nécrologie), La Liberté,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  5. ↑ J. P., « Nos compliments. Les 80 ans d'un ancien conseiller d'État », La Liberté,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  6. ↑ « Monsieur Joseph Ackermann » (avis mortuaire), La Liberté,‎ , p. 22 (lire en ligne)
  7. ↑ Michel Gremaud, « Joseph Ackermann n'est plus », La Gruyère, vol. 106, no 52,‎ , p. 1 (lire en ligne)

Liens externes

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