Joseph Lucien Giray
Joseph Lucien Giray ( – ) est un prélat catholique français qui fut évêque du diocèse de Cahors de 1918 à 1936, puis titré archevêque. Il est connu pour son ministère pastoral pendant l’après-Première Guerre mondiale et son influence sur la vie religieuse du Lot au début du XXe siècle.
| Joseph Lucien Giray | ||||||||
Portrait photographique de Joseph Giray | ||||||||
| Biographie | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Naissance | Chanas |
|||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 74 ans) Vaylats |
|||||||
| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | ||||||||
| Archevêque titulaire de Sélymbrie (de) | ||||||||
| – | ||||||||
| ||||||||
| Évêque titulaire de Lycopolis (de) | ||||||||
| – | ||||||||
| ||||||||
| Évêque de Cahors | ||||||||
| – | ||||||||
| ||||||||
| Veritatem, Mansuetudinem, Justitiam | ||||||||
| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
| modifier |
||||||||
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierJoseph-Lucien Giray naît le à Chanas, dans le diocèse de Grenoble (Isère), fils de Lucien Giray et de Justine Pillon. Il effectue ses études ecclésiastiques au petit séminaire du Rondeau puis au grand séminaire de Grenoble, avant de poursuivre ses études à la Faculté catholique des Lettres de Lyon[1].
Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Grenoble le . Après son ordination, il exerce successivement comme professeur de rhétorique au petit séminaire du Rondeau et comme curé de Ville-sous-Anjou. Par la suite, il est appelé à servir comme recteur du sanctuaire de Notre-Dame de La Salette, l’un des principaux lieux de pèlerinage du sud-est de la France.
En 1911, il est nommé vicaire général du diocèse de Grenoble, fonction importante dans l’administration diocésaine[1].
Évêque de Cahors
modifierLe , Joseph-Lucien Giray est nommé évêque du diocèse de Cahors, succédant à Pierre-Célestin Cézerac, appelé à l'archidiocèse d’Albi. Il est consacré évêque le par le cardinal Louis-Joseph Maurin, alors archevêque de Lyon[2].
Son épiscopat s’ouvre au terme de la Première Guerre mondiale, période durant laquelle il s’engage à revitaliser la vie spirituelle du diocèse. Peu après l’armistice, il préside un Te Deum d’action de grâces le à la cathédrale Saint-Étienne de Cahors, en présence de fidèles marquant la fin des combats[3].
Joseph Lucien Giray publie également plusieurs lettres pastorales portant sur des thèmes doctrinaux et spirituels (par exemple sur la sainteté du mariage chrétien ou à l’occasion de carêmes), montrant son engagement dans la catéchèse et l’instruction des fidèles[4].
Fin de ministère et distinction
modifierAprès 18 ans à la tête du diocèse de Cahors, il démissionne le . À sa démission, il reçoit des titres honorifiques au sein de la hiérarchie catholique : il est nommé évêque titulaire de Lycopolis (de) (1936–1938), puis archevêque titulaire de Sélymbrie (de) (1938–1939). Joseph-Lucien Giray meurt le , à l’âge de 74 ans[5].
Héritage
modifierJoseph Lucien Giray est considéré comme un évêque engagé dans la restauration et l’animation pastorale du diocèse après les traumatismes de la guerre. Son rôle a été notable dans la promotion de la liturgie diocésaine, l’encadrement spirituel des fidèles, ainsi que dans la publication de textes pastoraux. Son portrait figure parmi les évêques de Cahors dans la galerie de la cathédrale Saint-Étienne, aux côtés de ses prédécesseurs et successeurs[6].
Références
modifier- 1 2 « Notices des chanoines du diocèse de Frégus-Toulon », chapitre-frejus-toulon.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) « Cahors, DIOCESE OF », dans Catholic Encyclopedia, vol. 17 (lire sur Wikisource).
- ↑ « Cathédrale Saint-Étienne de Cahors – Historique », societedesetudesdulot.org, (consulté le ).
- ↑ « Lettre pastorale de Mgr L'Evêque de Cahors », abebooks.fr, (consulté le ).
- ↑ « Diocèse de Cahors, France », gcatholic.org (consulté le ).
- ↑ « Tableaux des évêques de Cahors », inventaire.patrimoines.laregion.fr (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la religion :