Joseph Louvot

personnalité politique française

Claude Étienne Joseph Louvot, né le à Besançon et mort le à Paris, est un avocat et homme politique français.

Joseph Louvot
Fonction
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Rédacteur à
Le 9 thermidor (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction

Biographie

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Famille

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Joseph Louvot est le fils d'un banquier Jean-Baptiste Louvot (1720-1805) et de Jeanne Huberte Arnoux, fille du Directeur des Forges de Chatillon Guyotte. La famille Louvot est propriétaire de la forge de Chatillon-sur-Lison depuis 1786[1].

Carrière politique

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Sous l'Ancien Régime, Joseph Louvot est avocat au Parlement de Besançon[2]. En 1784, alors que l'institution parlementaire locale veut maitriser le tableau des avocats, Louvot affirme sa volonté d'indépendance : il est interdit d'exercer sa fonction pendant deux ans et doit payer 100 livres d'aumônes[2]. Cette affaire fait du bruit localement, au point où circule à un Noël le texte suivant :

« L'avocat, jeune vorace / D'argent et de mouton, / A eu assez d'audace / Pour au palais dire : non, / Et par là il prouvait / Notre indépendance. / Par ma foi il s'est bien trompé, / Le Parlement lui a montré / Quelle est son insolence. »

 Grands notables du Premier Empire. 4 Jura Haute-Saône Doubs, p. 153

En 1789, il s'engage du côté réformiste[2]. Le 11 novembre 1790, il est élu au Conseil général de la commune de Besançon[2]. L'année suivante, il devient juge au tribunal du district[2]. Ces fonctions lui accordent une certaine notoriété, lui permettant d'accéder à la mairie de Besançon entre le 13 novembre 1791 et l'année 1792[2]. Durant son mandat, il tente de maintenir l'ordre et une bonne gestion de la ville : il fait approvisionner les marchés et émettre des billets de confiance de cinq et dix sols afin de faire face au manque de monnaie[2]. Il démissionne à la chute de la royauté, accusé d'avoir « soutenu les aristocrates, feuillants et modérés »[2], puis emprisonné à Dijon[2].

Il est président du directoire départemental du Doubs après la chute de Robespierre. Il est ensuite élu député du Doubs au Conseil des Cinq-Cents[2] le 22 vendémiaire an IV. Parallèlement, il est juge au tribunal d'appel de Besançon entre 1800 et 1801, puis président de ce tribunal en 1804[2]. Par ces fonctions, il fait logiquement partie de la liste des cinquante notabilités nationales du Doubs du 15 brumaire an IX (6 novembre 1800) et de la liste des cinq cent quarante-trois notabilités départementales du 17 vendémiaire an X (9 octobre 1801)[2]. En 1805, il devient membre titulaire et résident de l'académie de Besançon[2].

Premier président de la Cour impériale de Besançon entre 1810 et 1816, il obtient le titre de baron d'Empire le 19 juin 1813. Il est de nouveau député du Doubs pendant les Cent-Jours, en 1815.

Resté un temps sans emploi sous la Restauration, il est nommé premier président à la cour d'appel de Riom en 1818[2]. L'année suivante, il fait conseiller à la Cour de Cassation[2].

Il meurt sans postérité[2].

Voir aussi

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Sources

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Ms Z 430 Registre de commerce d'un maitre des forges de Chatillon
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Claude-Isabelle Brelot, « Doubs (notices) », dans Louis Bergeron & Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire. 4 Jura Haute-Saône Doubs, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), , 181 p. (ISBN 2-222-02458-7), p. 152 à 154