Juifs israéliens

citoyens israéliens d'ethnie ou de confession juive

Les Juifs israéliens (hébreu : יהדות ישראל) constituent la population juive d'Israël tout au long de la période de la déclaration de l'État d'Israël et jusqu'à aujourd'hui. La population juive représente 71,7 % de la population d'Israël en soit environ 7 297 300 personnes[1].

Les juifs habitant dans la région avant la création de l'État d'Israël sont connus en anglais comme Juifs palestiniens et en hébreu, sous forme en écriture latine, « HaYishuv Hayehudi Be'eretz Yisra'el » (la communauté juive en Terre d'Israël).

Année[2]Population juive[1]Évolution
20156 334 500—
20166 446 100+ 1,76 %
20176 554 500+ 1,68 %
20186 664 300+ 1,68 %
20196 773 200+ 1,63 %
20206 873 900+ 1,49 %
20216 982 600+ 1,58 %
20227 101 400+ 1,70 %
20237 153 000+ 0,73 %
20247 230 200+ 1,08 %
20257 297 300+ 0,93 %

Les Juifs israéliens constituent une population diverse tant sur le plan religieux que culturel. La société juive israélienne est généralement décrite comme regroupant plusieurs grands courants, allant des juifs ultra-orthodoxes (haredim) aux juifs religieux (datiim), en passant par les juifs traditionalistes (masortim) et les juifs laïques (hilonim). Ces groupes se distinguent notamment par leur niveau de pratique religieuse, leur rapport à la Halakha, leur mode de vie et leur conception de l’identité juive. Alors que les juifs les plus religieux considèrent souvent le judaïsme avant tout comme une religion, une grande partie des juifs laïques le perçoivent davantage comme une identité culturelle, historique ou nationale.

Malgré ces différences, plusieurs enquêtes sociologiques soulignent l’existence d’un fort sentiment d’appartenance collective au sein de la population juive israélienne. Selon une étude du Pew Research Center publiée en 2016, 93 % des Juifs israéliens déclarent être fiers de leur identité juive et 88 % affirment ressentir un fort sentiment d’appartenance au peuple juif. Ces niveaux élevés d’identification se retrouvent dans l’ensemble des principaux courants religieux, y compris parmi les juifs laïques.

Les chercheurs expliquent généralement cette cohésion par l’existence d’éléments historiques et culturels communs, tels que la mémoire collective, l’usage de la langue hébraïque, les traditions familiales, ainsi que le sentiment d’appartenir à un même peuple malgré la diversité des origines géographiques et des pratiques religieuses. Cette coexistence entre pluralisme interne et sentiment d’appartenance partagé constitue l’une des caractéristiques fréquemment relevées dans les études consacrées à la société juive israélienne[3].

Notes et références

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  1. 1 2 Population (format .pdf), consulté le .
  2. ↑ Au 31 décembre.
  3. ↑ (en-US) Travis Mitchell, « 3. Identity », sur Pew Research Center, (consulté le )

Articles connexes

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