Jules Criqui

architecte français

Jules Criqui, né le à Nancy, où il est mort le [1], est un architecte diplômé de l'École des beaux-arts de Nancy et de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Il exerça son art à Nancy entre 1912 et 1951 ; il fut aussi l'architecte de l'évêché de Nancy et de Toul. Jules Criqui a trouvé la mort en 1951 lors d'une visite de chantier ; il repose au cimetière de Préville.

Comme nombre d'architectes de l'entre-deux-guerres au service de l’Église, Jules Criqui mêle les vocabulaires stylistiques suivant une démarche relevant de l'éclectisme. Ainsi, ses édifices religieux associent des formes romanes ou gothiques avec la mode Art déco des années 1920-1930. Dans ses nombreuses réalisations domestiques (villas, hôtels particuliers, immeubles de rapport), c'est le vocabulaire pittoresque (demi-croupe, faux pans de bois, etc.) qui est associé à des détails Art déco (frise de dents de scie, fleurs géométrisées, etc.).

Il utilise massivement le béton armé pour réaliser les vastes espaces de ses édifices religieux, notamment les voûtes de l'église Sainte-Thérèse-de-l'enfant-Jésus à Villers-lès-Nancy (1930-1934).

Plusieurs de ces architectures bénéficient d'une reconnaissance nationale. Certaines sont classées au titre des monuments historiques et d'autres bénéficient du label Architecture contemporaine remarquable.

Réalisations lorraines

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Jules Criqui est principalement connu pour ses réalisations d'édifices religieux bien qu'il ait conçu plusieurs constructions civiles[2].

Architectures religieuses

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Associé dès le début du siècle au chantier de l'église du Sacré-Cœur rue de Laxou à Nancy, il commence véritablement son œuvre religieuse nancéienne en 1912 avec la basilique Notre-Dame-de-Lourdes avenue du Général-Leclerc. Le sommet de sa carrière est atteint avec la réalisation de deux architectures à Villers-lès-Nancy : la première en 1930, l'église Sainte-Thérèse-de-l'enfant-Jésus (laissée inachevée en 1934) et la seconde, de 1934 à 1936, le Grand Séminaire de l'Asnée.

Il est aussi l'auteur d'autres édifices religieux dans d'autres villes et villages de l'évêché dont l'église Sainte-Jeanne-d'Arc à Lunéville, édifiée de 1911 à 1912, dans un style néo-médiéval influencé par l'Art nouveau et annonçant l'Art déco ; l'église de Fey-en-Haye... En tout, ce sont une vingtaine d'églises[3] conçues par l'architecte. Elles sont généralement à nef unique et à composition pyramidale, principalement situées dans la vallée de la Seille, dont il a également reconstruit deux villages (Chenicourt…).

Architectures civiles

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Diverses constructions civiles sont l'œuvre de Jules Criqui disséminées dans l'agglomération nancéienne. La plus importante est le Foyer du Groupe des étudiants catholiques sur le cours Leopold.

Ce sont plus de vingt réalisations dont la plupart sont encore présentes dans le tissu urbain[4] tels que les 16, 17, 20 rue de Verdun, le 24 boulevard Charles-V à Nancy.

Notes et références

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Voir aussi

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