Jules François
Jules François, né à Paris le et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un graveur français.
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Biographie
modifierFamille
modifierJules (Charles Rémy Jules) François, né à Paris le , est le fils de Rémy Jean François (1777-1842), huissier à la Grande chancellerie de France, et de Catherine Émilie Bailly (1781), mariés à Paris le . Jules François épouse à Paris le Catherine Eudoxie Dezevaux (1823-1860). Son frère cadet est le graveur Alphonse François (1814-1888).
Formation
modifierDe 1828 à 1840, Jules François se forme à aux Beaux-Arts de Paris et dans l'atelier de Louis-Pierre Henriquel-Dupont[1].
Carrière
modifierJules François débute au Salon de Paris de 1841, où il envoie Le Couronnement d'épines, gravé d'après Antoine van Dyck. L'année suivante, il envoie La Vision d'Ézéchiel et Le Paradis terrestre, d'après Raphaël. Ensuite, il se consacre presque exclusivement à la reproduction de tableaux de Paul Delaroche[1].
Au Salon de Bruxelles de 1851, il obtient une médaille d'or pour Napoléon à Fontainebleau en 1814 et Les Pèlerins à Rome[2]. Jules François expose à plusieurs salons de Paris, où il obtient une première médaille en 1858. Il est aussi présent à l'Exposition universelle de 1855[3].
Après avoir résidé durant quelques années à Bruxelles, il meurt, à l'âge de 51 ans, à Neuilly-sur-Seine, le [4].
Œuvre
modifierSélection
modifierListe établie d'après les catalogues des salons belges et français[3].
- Le Couronnement d'épines, d'après van Dyck (1841).
- La Vision d'Ézéchiel, d'après Raphaël (1842).
- Le Paradis terrestre, d'après Raphaël (1842).
- Les Pèlerins sur la place Saint-Pierre à Rome, d'après Delaroche (1847).
- Napoléon à Fontainebleau, gravure au burin d'après Delaroche (1850).
- L'Heureuse mère, d'après Delaroche (1853).
- Le comte de Feltre, d'après Delaroche (1853).
- Mme Paul Delaroche, d'après Delaroche (1853).
- Le Galant militaire, d'après Terburg (1859).
- Dernière prière des enfants d'Edouard, d'après Delaroche (1859).
- Mater dolorosa, d'après Delaroche (1859).
- Jésus au jardin des oliviers, d'après Delaroche (1859).
- Hébé, d'après Ary Scheffer (1860).
- La Vierge de Manchester, d'après Michel-Ange (1862).
- Le Génie captif, d'après Delaroche (1862).
- Le Roi Candaule, d'après Jean-Léon Gérôme, inachevée.
Collections muséales
modifierLe Musée Goupil - Conservatoire de l'image industrielle de Bordeaux, le musée du Prado, la Royal Collection et le Philadelphia Art Museum conservent des gravures de Jules François[5],[6].
Références
modifier- 1 2 Vapereau 1870, p. 702.
- ↑ Rédaction, « Exposition nationale des beaux-arts », L'Indépendance belge, no 307, , p. 1-2 (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « Jules François », sur salons.musee-orsay.fr, (consulté le ).
- ↑ Collectif, Annuaire encyclopedique politique, économie sociale, statistique, administration, sciences, litterature, beaux arts, agriculture, commerce, industrie publié par les directeurs de l'Encyclopédie du 19è siècle : Gravure et lithographie, Paris, , 1691 p. (lire en ligne), p. 862.
- ↑ (es) « Jules François », sur museodelprado.es, (consulté le ).
- ↑ (en) « Jules François », sur rct.uk, (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- [Vapereau 1870] Gustave Vapereau, « Hocquart (Édouard) », dans Dictionnaire universel des contemporains, vol. 1, , 4e éd. (lire en ligne), p. 702.

Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :