Jules Niang
Jules Niang est un chef cuisinier originaire de Mauritanie, installé à Lyon. Chef du restaurant Petit Ogre depuis 2013, il développe une cuisine qu'il qualifie de « cuisine de contrastes », faisant dialoguer les traditions culinaires françaises et africaines.
Biographie
modifierParcours
modifierJules Niang grandit entre la Mauritanie et le Sénégal, au bord du fleuve Sénégal. Sa mère est sénégalaise et son père mauritanien[1].
Il arrive en France en 2004 pour poursuivre ses études à Nice. Parallèlement à un master de gestion, il travaille dans la restauration afin de financer ses études. Il exerce pendant plusieurs années dans un restaurant libanais et arménien, où il finit par remplacer le chef, puis acquiert différentes expériences dans la restauration[2].
Après un autre master en sciences politiques, il s'installe en 2010 dans l'agglomération lyonnaise[2].
Petit Ogre
modifierEn 2013, Jules Niang ouvre à Lyon le restaurant Petit Ogre, dont le nom est inspiré du surnom de l'un de ses neveux[2]. À ses débuts, l'établissement fonctionne comme un bistrot de quartier sans identité culinaire précisément définie. Le chef développe progressivement une cuisine mêlant ses influences africaines et son environnement lyonnais[3].
Il définit cette approche comme une « cuisine de contrastes », préférant cette expression à celle de « cuisine fusion ». Sa démarche consiste à faire coexister des produits et techniques issus de différents terroirs sans chercher à effacer leurs origines[1],[2].
En 2022, Petit Ogre reçoit le trophée « Table coup de cœur » lors des Trophées de la gastronomie et des vins organisés par Le Progrès et les Toques Blanches lyonnaises[4].
En 2024, Le Monde le cite parmi les chefs représentatifs du développement en France d'une cuisine contemporaine d'inspiration africaine, aux côtés notamment de Mory Sacko, Georgiana Viou, Anto Cocagne et Hugues Mbenda[5].
Projets en Afrique de l'Ouest
modifierEn parallèle de son activité de restaurateur, Jules Niang développe le projet Olel en Afrique de l'Ouest. Celui-ci repose sur des fermes implantées au Sénégal et en Mauritanie et vise notamment à favoriser la production alimentaire locale[6].
Une partie des productions et condiments issus de cette démarche est également utilisée dans sa cuisine lyonnaise[1].
Publications
modifierEn 2026, il publie avec Agathe Masson Contraste : Cuisine d'ici et d'ailleurs, dans la collection « Menu Menu » des Éditions de La Martinière. L'ouvrage associe un entretien consacré à son parcours et huit recettes représentatives de sa cuisine[7].
- Jules Niang et Agathe Masson (ill. Maude Cucinotta), Contraste : Cuisine d'ici et d'ailleurs, Éditions de La Martinière, coll. « Menu Menu », , 32 p. (ISBN 979-10-401-2620-1)
Notes et références
modifier- 1 2 3 Céline Bonnaud, « Au restaurant Petit Ogre, Jules Niang bâtit des passerelles entre Lyon et l’Afrique », Le Progrès, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 Estérelle Payany, « À Lyon, le chef Jules Niang ébouriffe sans esbroufe avec sa cuisine « d'ici et d'ailleurs » », Télérama, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Rencontre avec le chef Jules Niang à Lyon : « Cuisiner, une façon de s'exprimer » », sur LyonMag, (consulté le )
- ↑ « Trophées de la Gastronomie et des Vins : les tables sont dressées en attendant les convives », Le Progrès, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Trois recettes franco-africaines qui remuent les papilles », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Jules Niang : « Je joue le rôle de passeur » », sur Sirha Food, (consulté le )
- ↑ « Contraste – Cuisine d'ici et d'ailleurs », sur Éditions de La Martinière, (consulté le )