Julia Hermosilla

anarchiste basque

Julia Hermosilla Sagredo, née le à Sestao et morte le , est une anarchiste et résistante basque. Elle rejoint la Confédération nationale du travail (CNT) jeune et participe à l'insurrection anarchiste de décembre 1933 et à la révolution de 1934. Pendant la guerre civile espagnole, elle combat dans les milices confédérales sur le front nord, où elle perd l'audition lors d'un bombardement. Après la guerre, elle rejoint la Résistance française puis l'opposition au franquisme, participant à deux tentatives d'assassinat contre Francisco Franco.

Julia Hermosilla
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
BayonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Militante, militanteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Enfance

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Julia Hermosilla nait le dans la ville basque de Sestao[1]. À 14 ans, elle rejoint la Confédération nationale du travail (CNT), une fédération syndicale anarchiste[2], et aide à distribuer les publications de l'organisation. Son père, Juan, en a lui-même été membre[1]. Elle rejoint aussi la section locale de la Fédération ibérique des Jeunesse libertariennes[3]. Hermosilla participe à l'insurrection anarchiste de décembre 1933 et aide des insurgés de La Rioja à s'échapper par la frontière française. Durant la révolution de 1934, elle aide la famille Aransáez[1]. Elle entame une relation avec Ángel Aransáez[4], avec lequel elle collabore[5].

Guerre civile

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Au début de la guerre civile espagnole en 1936, elle s'enrôle dans les milices confédérées[4]. Elle est chargée de secourir Isaac Puente derrière les lignes ennemies, mais elle échoue. Puente est arrêté et exécuté[1]. Hermosilla est blessée lors d'un bombardement nationaliste d'Otxandio, qui provoque la rupture de ses tympans et la perte de l'ouïe des deux oreilles. Elle récupère par la suite une partie seulement de son audition, et reste affectée toute sa vie[1]. En 1937, elle devient actrice et rejoint un groupe artistique de la CNT à Santurtzi[4].

Pendant la bataille de Bilbao, elle et sa famille fuient à bord d'un navire vers la France[4]. Bien que les autorités françaises leur refusent d'abord l’entrée, en raison de son engagement politique à gauche[5] elle et sa famille arrivent à rester là pendant deux mois avant de se rendre en Catalogne pour continuer à soutenir l’effort de guerre. Elle y retrouve son partenaire, avec qui elle a une fille[1],[5]. Elle passe le reste de la guerre à travailler dans une usine pour l'armée populaire de la Républicaine[1]. En février 1939, l'offensive nationale en Catalogne force Hermosilla et sa famille à fuir à nouveau vers la France[1],[5]. Selon Hermosilla, 18 membres de sa famille sont assassinés par les nationalistes à Treviana[1].

Exil et activisme clandestin

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En France, elle est déplacée à travers différents camps d'internement, avant de retrouver sa famille à La Sala[1]. Après l'invasion nazie de la France en 1940, elle rejoint la Résistance française[1],[6] à Buzy, où elle aide des réfugiés à échapper aux persécutions nazies[6]. Après la libération de la France, elle et sa famille s'installent à Bayonne, où elle aide les réfugiés fuyant l'Espagne franquiste vers la France[1]. Elle assiste régulièrement aux réunions des groupes CNT en France, même après la mort de son partenaire, et sert de liaison avec des groupes clandestins en Espagne[5]. Lorsque la CNT se scinde en deux à propos de la collaboration avec le Gouvernement de la République espagnole en exil, Hermosilla rejoint la faction qui prône une alliance statégique avec les socialistes et les communistes[1].

Hermosilla retourne souvent en Espagne pour des missions secrètes[2],[4]. En 1960 ou 1961, le secrétaire général de la CNT, Roque Santamaría (ca) l'envoie à Madrid pour remettre des documents à deux camarades anarchistes ; les deux sont ensuite arrêtés et exécutés par lacet étrangleur en août 1963[5]. Elle participe à deux complots manqués visant à assassiner le dictateur Francisco Franco[7]. Lors de la première tentative d’assassinat depuis un avion, elle en observe le déroulement depuis un bateau près des eaux espagnoles. La deuxième tentative est menée par le groupe militant Défense intérieure, auquel elle appartient[6]. En 1962, elle effectue une reconnaissance à l'Ayete Palace (es) à Saint-Sébastien, à la recherche du meilleur endroit pour cacher une bombe[1]. Lors d'une réunion avec Cipriano Mera et Joan García Oliver à son domicile de Baiona, elle choisit l'endroit de la tentative d'assassinat. Elle correspond aussi régulièrement avec Sara Berenguer, lui envoyant des lettres sur ses activités et lui écrivant de la poésie[5].

Hommages et postérité

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Le , elle et d'autres membres de la résistance basque antifranquiste sont commémorés par un mémorial sur le mont Artxanda. Julia Hermosilla meurt au Centre hospitalier de la Côte Basque de Bayonne le , à l'âge de 93 ans[1],[8],[9].

L'hymne féministe Las que faltaron de Mafalda lui rend hommage, ainsi que la chanson Bahía de Pasaia[10].

Bibliographie

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Julia Hermosilla » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Espílez Murciano 2021.
  2. 1 2 (es) Felipe Espílez Murciano, « Julia Hermosilla “Paquita” », sur Encima de la niebla, (consulté le )
  3. Íñiguez 2001, p. 295.
  4. 1 2 3 4 5 (es) « Hermosilla, Julia – Memoria Libertaria » (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 Berenguer et Alberola 2014.
  6. 1 2 3 Imanol 2020.
  7. (es) « La mujer y la guerrilla, cuando sus propios compañeros o camaradas eran el enemigo », sur www.elsaltodiario.com, (consulté le )
  8. (es) « La participación de las libertarias españolas en la Resistencia francesa », sur www.elsaltodiario.com, (consulté le )
  9. (es) joselito, « Julia Hermosilla Sagredo (Vida y obra) », sur SOBRE LA ANARQUÍA Y OTROS TEMAS (VIDA, OBRA Y BIOGRAFIAS DE ACTIVISTAS, LUCHADORAS Y LUCHADORES ANARQUISTAS) II., (consulté le )
  10. (es) Patxi Irurzun, «Es muy fácil cantar proclamas, pero menos llevarlas a cabo», sur naiz.eus, (consulté le )