Julienne Bloch

éducatrice et écrivain française

Julienne Bloch, née le à Mutzig dans le royaume de France et morte le , est une éducatrice et écrivaine française. Elle est l'une des premières femmes juives publiées en France.

Julienne Bloch
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 35 ans)
Nationalité
Activité

Biographie

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Née dans le Bas-Rhin en Alsace, Julienne Bloch est la fille aînée de Simon Bloch (1810-1879), fondateur et rédacteur en chef de la revue L'univers israélite[1].

Elle obtient son agrément d'institutrice à l'âge de seize ans et se consacre à l'éducation juive. Pendant deux ans, vers l'âge de vingt-cinq ans, elle dirige l'institution pour jeunes filles de Lyon, fondée par la communauté juive locale[2]. Par la suite, elle codirige l'établissement de sa sœur Pauline Pereira à Paris[3].

De à , Juliette Bloch publie une série d'articles dans le journal de son père sous le titre « Lettres d'une Parisienne »[4]. Ses articles proposent des analyses approfondies de la société française, du rôle des femmes dans le judaïsme et des dangers de l'assimilation juive[5].

Dans une série de lettres à Eugène de Mirecourt, elle critique les descriptions négatives que l'écrivain fait de personnalités juives - comme il était habituel depuis longtemps[6]. De manière générale, blessée de voir la manière dont sont traités ses coreligionnaires dans les livres et les journaux, elle se fait fort de tenter de défendre son peuple à travers des discussions théologiques contre les ennemis de sa foi[7].

Elle attrape froid et tente de se rétablir durant l'hiver 1867 à Menton puis revient au printemps pour passer l'été dans son institution à Passy, tout en donnant quelques cours à ses élèves. Son état empirant, elle doit rejoindre sa famille à Paris[7].

Elle meurt de la tuberculose le , à l'âge de 35 ans, et est enterrée le lendemain[5],[8].

Notes et références

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Cet article contient des extraits de l'article « Bloch, Julienne » de la Jewish Encyclopedia de 1901–1906 dont le contenu se trouve dans le domaine public.

  1. ↑ Eva Martin Sartori et Madeleine Cottenet-Hage, Daughters of Sarah: Anthology of Jewish Women Writing in French, Teaneck, N.J., Holmes & Meier, (ISBN 978-0-8419-1436-0, OCLC 62897625, lire en ligne)
  2. ↑ (it) « Pensionato di Damigelle Israelite; diretto dalla Damigella Julienne Bloch In Lione (Francia) Place Bellecour, W. 8. », L'Educatore Israelita: Giornale di Letture per la Famiglie Israelitiche, Vercelli, vol. 3,‎ , p. 212–213 (lire en ligne)
  3. ↑ « Institution de jeunes demoiselles dirigée par Mlles Julienne et Pauline Bloch », L'Univers israélite: Journal des principes conservateurs du judaisme, Paris, vol. 17, no 1,‎ , p. 47–48 (lire en ligne)
  4. ↑ Nahida Remy, The Jewish Woman, Cincinnati, C. J. Krehbiel & Company, , 224–225 p. (lire en ligne)
  5. 1 2 Eva Martin Sartori et Jennifer Sartori, « Julienne Bloch », dans Jewish Women: A Comprehensive Historical Encyclopedia, Jewish Women's Archive, (lire en ligne) (consulté le )
  6. ↑ « Souvenir de Julienne Bloch », L'Univers israélite: Journal des principes conservateurs du judaisme, Paris, vol. 25, no 6,‎ , p. 173–176 (lire en ligne)
  7. 1 2 L'Univers israélite: journal des principes conservateurs du judaisme, , 4e éd. (lire en ligne), « Nécrologie »
  8. ↑ « Nécrologie: Julienne Bloch », L'Univers israélite: Journal des principes conservateurs du judaisme, Paris, vol. 24, no 4,‎ , p. 149–151 (lire en ligne)