Julián Ruiz Gabiña
Julián Ruiz Gabiña (Las Carreras, Valle de Somorrostro, Biscaye, - Baracaldo, ) est un homme politique et leader mineur espagnol. Gabiña est fondateur des Jeunesses socialistes de Biscaye et du Parti communiste d'Espagne, en 1921.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 86 ans) Barakaldo |
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| Conjoint |
Dolores Ibárruri (de à ) |
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| Parti politique |
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Biographie
modifierJulián Ruiz Gabiña est né le 9 août 1890 dans la petite localité de Las Carreras, dans le Vallée de Somorrostro (Biscaye), dans une famille de mineurs. À 9 ans il commence à travailler dans la mine, en portant des débris et apportant l'eau ou le repas aux mineurs. À quinze ans il participe à sa première grève. Peu après il est arrêté et à vingt ans, vers 1910, va en prison pour la première fois. Il se fait remarquer dans les protestations minières de 1910 et dans la grève générale de 1917.
Gabiña se marie avec la Pasionaria en 1916. Dolores Ibárruri et Julián Ruiz ont six enfants. Le couple vit ensemble pendant quinze ans, mais Julián est toujours resté, officiellement, le mari de Pasionaria, qu'il a lui-même encouragée à écrire et à participer au combat politique.
En 1933 il se sépare de Dolores Ibárruri. La rupture est annoncée depuis qu'elle a été nommée au Comité Central du PCE, fin 1930, pour représenter les militants basques. En 1931, Ibárruri part à Madrid et collabore au quotidien Mundo Obrero, sous les ordres de José Bullejos. En 1933 elle est présidente de l'Union des femmes antifascistes récemment fondée.
Mariage avec Dolores Ibárruri
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Julián Ruiz Gabiña se marie à l'église le mercredi 16 février 1916 avec la jeune Dolores Ibárruri. Une fois mariés, ils déménagent à Musques, localité proche de celle de sa famille. Ils vivent dix-sept ans de mariage et ont six enfants (Ester, Rubén, Amagoia, Azucena, Amaya et Eva). C'est Gabiña qui introduit la fervente catholique Dolores à l'idéal marxiste. Passionnée de lecture, Dolores assume la doctrine marxiste comme un outil idéologique idoine pour lutter en faveur de la «libération de la classe ouvrière» et collabore avec quelques premiers articles à des publications telles que El Minero Vizcaíno ou El Communista. Elle participe avec son mari à la grève générale de 1917. Intégrée dans le groupement socialiste de Somorrostro, elle l'accompagne dans la scission communiste du PSOE, en 1919, à partir de laquelle, en 1920, ils participent à la fondation du Parti communiste espagnol et plus tard du Parti Communiste ouvrier espagnol et du Parti communiste d'Espagne qui lui succède[1].
Gabiña et Ibárruri ont six enfants: Ester (1916-1919), Rubén (1920-1942), qui est mort alors qu'il était lieutenant de l'Armée Rouge à la bataille de Stalingrad, le 14 septembre 1942; Amagoia, Azucena et Amaya (ces dernières des triplées nées en 1923 - Amagoia est morte peu après sa naissance et Azucena à deux ans) et Eva (1928; morte à l'âge de trois mois)[2].
Après leur séparation, Julián Ruiz déclare: «Je perds ma femme, mais le parti gagne un dirigeant.»
Guerre civile et exil
modifierAprès avoir combattu lors de la guerre civile espagnole comme commissaire politique de l'Armée du Nord, Gabiña doit s'exiler. Depuis Barcelone, avec des centaines de milliers d'espagnols, il se dirigé vers les passages frontaliers de la France, fuyant la répression franquiste. Le gouvernement français, présidé par Édouard Daladier, se voit forcé par l'opinion internationale d'autoriser leur entrée massive le 5 février 1939. La plupart des réfugiés sont internés dans des camps de concentration. Par le témoignage de Manuel Grossi "Manolé", on sait que Julián Ruiz Gabiña s'est retrouvé avec lui dans le camp de concentration de Bram, dans le département français de l'Aude.
Après son passage par les camps de concentration en France, il finit en URSS, survivant dans la capitale russe avec la communauté espagnole. Selon certaines sources, il a travaillé comme concierge d'une usine dans un village perdu de Russie[3].
Fin d'étape
modifierEn novembre 1972, Julián Ruiz rentre en Espagne, et s'installe dans la province d'où il est originaire, la Biscaye[4].
Gabiña est mort à l'hôpital de Cruces de Baracaldo le 3 août 1977, à 86 ans, par suite d'une tumeur cancéreuse qui lui est découverte quinze jours plus tôt, lors d'une opération d'un genou. Son enterrement a lieu le 5 août dans le cimetière civil de Somorrostro (Biscaye), en présence de la députée communiste Dolores Ibárruri et de sa fille Amaya, résidente en URSS[5].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ José Luis Argüelles, « El último amor de Pasionaria », Diario La Nueva España, 26 de diciembre de 2010 (consulté le )
- ↑ (es) « El Marido de Dolores Ibárruri “La Pasionaria” » (consulté le )
- ↑ « El Blog de Acebedo: El Marido de Dolores Ibárruri “La Pasionaria” », sur El Blog de Acebedo, 4 de junio de 2016 (consulté le )
- ↑ (es) « El marido de "La Pasionaria" ha vuelto a España » (consulté le )
- ↑ Juan Cruz, « Ha fallecido en Baracaldo Julián Ruiz, marido de Pasionaria », Diario El País, 5 de agosto de 1977 (consulté le )
Bibliographie
modifier- Rafael Cruz, Pasionaria, Dolores Ibárruri, historia y símbolo, Madrid, Biblioteca Nueva, (ISBN 84-703-0741-X)
- Dolores Ibarruri, El único camino, Moscú: Progreso. Reedición Editorial Castalia, (ISBN 84-703-9661-7)
- Teresa Pàmies, Una española llamada Dolores Ibarruri, Barcelona, Martínez Roca,
- Manuel Vázquez Montalbán, Pasionaria y los siete enanitos, Barcelona, Planeta,